L’actualité jours après jours

Voici ma dernière narration,

un récit intitulé :

Un texte à retrouver sur le site « Nés pour courir »

« Le passage vers une quatrième vie.

Entre la barrière et l’horizon, je choisis l’horizon,

derrière moi, les barrières partent en fumée.

J’ai 60 ans, c’est décidé, quand j’aurai vaincu mes douleurs, j’irai courir, poser mon âme au vent,

et parcourir la beauté du monde.

Le temps n’a pas de prise tant que plie le roseau. »

HAGLUND NE ME FERMERA PAS LES YEUX

La retraite, un terme implacable qui enferme le plus souvent ses récipiendaires dans une case bien définie, sans réelles possibilités d’en sortir et ceci dans l’attente inévitable d’un lent glissement vers l’abîme. Pour moi, amoureux d’histoire, il représente plutôt le repli en 1812, de l’armée napoléonienne à l’issue de l’occupation de MOSCOU pendant la campagne de RUSSIE, avec comme point d’orgue et paradoxe, le passage de la rivière BÉRÉZINA. En effet, celui-ci reste à jamais un indiscutable succès militaire pour la grande armée de NAPOLÉON qui, en repoussant 3 armées russes, échappe à un anéantissement total. Ceci grâce en partie aux pontonniers du génie dont la devise a été mienne pendant une grande partie de ma vie passée au propre comme au figuré (Souvent construire, parfois détruire, toujours servir.), mais qui passe cependant, inexactement à la postérité comme synonyme de tragédie et de débâcle.

A l’aube de cette période particulière, comme le début d’une 4ème vie de mon existence, je me suis surpris l’envie de raconter quelques parcelles de ce qui m’a conduit à ce moment et les quelques obstacles que le destin a placés sur mon chemin de coureur à pied. J’ai eu également le souhait de partager le désir indéfectible de faire de cette 4ème vie, malgré les embûches, un assouvissement de mes rêves.

Comme des chemins mythiques, mes rêves sont des inspirations qui me remuent, comme rien d’autre, jusqu’au tréfond de l’âme. Mais ce sont aussi des points de passage, des éventualités, des hypothèses auxquelles on se raccroche pour espérer, avancer, progresser, explorer, apprendre et vivre des instants authentiques, engagés, et empreints de simplicité, comme pour une certaine idée de ce que pourrait être la liberté.

Toutes les manières de voir le monde sont bonnes !

Moi, j’aimerais le voir avec mes jambes, en courant, comme l’oiseau utilise ses ailes en volant. C’est beau de ressentir ce qu’elles font, du mouvement à la recherche de l’équilibre ultime, celui qui nous permet d’allonger et d’explorer le temps. Une impulsion, puis une autre et doucement, se reposer sur l’air comme un papillon. La course n’est qu’un art, une passion, un moyen, que ce soit dans le vent ou le soleil, dans l’adversité ou la grâce, pour enjamber les barrières et atteindre l’horizon.

L’écriture est comme un prélude à l’action, quand les douleurs te figent au sol et entravent ta volonté de voyage. Un prélude pour construire ma détermination, détruire mes excuses et servir mes rêves. Car la seule façon d’aller ainsi au bout du chemin, au bout de ses rêves, la seule façon d’y arriver, c’est d’en avoir furieusement envie, pour que cette envie distille en permanence le message que tout est possible.

Toutes mes vies ont commencé au loin, très loin, du plus sombre de l’obscur, du plus noir des noirs pour graduellement cheminer vers une infinitésimale perception de lumière. Cela ne m’a pas rendu positif pour autant, cette sensation, restant conditionnée en permanence par la notion de progrès. Sans progrès, sans une constante recherche de progrès dans l’effort, je n’existe pas.

Ma 1ère vie, entamée en juillet 1965, m’a clairement engagé dans un monde où se sont entremêlées, extrême timidité, introversion, peurs infinies comme des poignards que l’on enfonce au fond de l’âme, et avec d’incessants tourments qui nécessitaient des séances de psychologie, et lors de mes balancements incessants pour enfin trouver le sommeil. Elle s’achèvera par une phrase qui résonne encore dans ma tête : « Il est souhaitable que votre fils s’oriente vers un métier manuel, car avec un niveau aussi bas en langues vivantes, il n’a aucune chance d’obtenir son baccalauréat. » « Adieu, veau, vache, cochon, couvée » comme le disait si bien Jean de La Fontaine. Adieu le métier de mes rêves.

Ma 2ème vie, non choisie, me plonge à 16 ans, en 1981 loin de chez moi dans le monde du bâtiment comme apprenti maçon au sein des Compagnons du Devoir, malgré avoir jeté mon dévolu sur le métier de menuisier. Cette dernière orientation me sera refusée après une perte de dossier et un manque de place. Un monde inconnu, pas forcément à mon goût, mais qui aura le mérite de m’enseigner la saveur du travail, l’art de construire de mes mains, le sens de l’effort ainsi que l’envie d’apprendre et de progresser, qui se traduira chez moi, par une envie irrésistible de repousser sans cesse mes limites pour créer toujours plus et parfois, remplir la journée d’extraordinaire. Il y aura, au cours de cette vie de découverte de l’art de construire, essentielle pour mon évolution, une somme de mots clés comme main, truelle, moellons brique, crayons, dessins, compétitions, enseignement, retransmission. La chance, la rencontre avec des maîtres exceptionnels et un travail acharné pour faire toujours de mon mieux, jalonneront ce parcours de moments aussi intenses qu’incroyables. Les concours de maçonnerie de briques me feront voyager dans le monde entier en tant que participant d’abord, puis entraîneur et enfin conseiller technique, pour des émotions que je n’aurais jamais imaginées en prenant cette voie. J’y ai rencontré de nombreux talents parmi les meilleurs du monde. Cela m’a permis de positionner mes propres limites, très moyennes en soi et de consacrer mon utilité à faire en sorte d’exacerber le génie des autres, celui que je n’aurai jamais. L’écriture d’un texte sur le dessin en maçonnerie pour notre encyclopédie, suivi de la préparation d’une exposition sur le dessin en maçonnerie m’occasionneront plus de 1 000 heures de travail, et feront naître en moi tant de plaisirs purs, que la seule pensée de ces moments m’apporte encore des frissons. Puis viendra la réforme de notre système d’apprentissage et de formation qui développera en moi cette envie existentielle d’être en permanence dans la conception de projet, où l’invention de nouvelles expériences ou essais afin d’avoir toujours ma pensée en ébullition. Cette période restera donc, marquée pour des aventures assez fabuleuses qui me font penser aujourd’hui que le destin m’a bien privilégié et m’a permis de vivre des moments uniques et ce, nonobstant des émotions opposées comme la joie et le désenchantement ou l’exaltation et l’abattement. Ces sentiments contraires, très difficiles à vivre pour moi, m’éloigneront progressivement de cet environnement, comme une protection de mon âme. Bien des années après, tout récemment, on me demandera de l’aide pour apporter un nouvel élan au monde de la formation et de la compétition professionnelle. Un projet qui inspire immédiatement mes neurones, mais qui se heurtera aux certitudes des personnes en place. La vie m’a appris que les certitudes sont parfois contre-productives et qu’il faut sans cesse essayer, expérimenter, analyser et parfois systématiser en laissant toujours une porte entrouverte. Le monde bouge si vite et les échecs font aussi partie du parcours.

Le début de ma 3ème vie en 1991 sera également brutal. La découverte d’un autre univers, d’un autre territoire, d’une autre fonction, au sein d’un métier que j’ai appris à aimer au fil des saisons, me sembleront très délicats à mes débuts. Faire faire au lieu de faire moi-même ne me comblera jamais complètement et ne m’apportera jamais autant de satisfaction que lorsque je construisais de mes mains. Cette longue vie fera mourir mes illusions, celles de croire que l’on peut changer le monde. La vie est un sac qui se charge de l’histoire qui passe. Il y en a qui le porte, d’autres qui le traîne. C’est une question de choix. J’ai toujours essayé de le porter au mieux. Je découvre alors un autre art encore plus ancestral, l’art de courir. Cet art va progressivement modifier ma façon de vivre. C’est en lisant les histoires et les incroyables aventures de Djamel BALHI que je me construis de nouveaux rêves et que j’élabore un projet sur une vingtaine d’années qui me mèneront à la tentative de la traversée du CANADA en courant. Djamel est un coureur, aventurier, photographe et écrivain qui décide un jour, en 1987 de courir entre PARIS et SHANGHAI. Le défi est d’autant plus ardu qu’il souhaite courir seul, sans logistique et sans assistance. Arrivé en CHINE, il poursuit alors son périple et devient le 1er homme à faire le tour du monde en courant plus de 25 000 km. Parmi ces nombreux voyages, il y aura la route de la Soie en 1993, puis la route de la Foi soit 18 450 km entre les villes saintes (LOURDES, ROME, JÉRUSALEM, LA MECQUE et BÉNARÈS) et enfin la traversée des Amériques de l’ALASKA à USHUAIA soit environ 24 000 km d’aventures. C’est cet homme qui a profondément inspiré ce qui allait suivre.

Mais, avant ce cheminement dans le monde de la course, il y aura la rencontre, celle qui change les pleurs en cris de joie, les amertumes en bienveillances, les regrets en espoirs, les inquiétudes en bien-être, celle qui redonne un sens à une existence, celle qui extrait tes peurs et te donne confiance en toi. Elle sera mon âme-sœur, ma bien aimée, ma flamme, mon égérie, ma compagne, et mon assistante dans mes voyages. KATE, mon épouse qui restera à jamais la rencontre la plus essentielle de ma vie et qui un jour, lors de ma 3ème vie m’a donné le plus beau des cadeaux, mon fils TANGUY.

TANGUY, toujours attentionné malgré mes absences et mes silences, avec toujours une présence judicieuse et réconfortante notamment lors de mon expérience sur le GR 34. J’espère l’emmener un jour avec moi partager des aventures tels deux compagnons de cordée.

Ils sont si importants et précieux pour moi, sans eux, rien n’aurait de sens !

Il fait bleu. Le soleil va se lever au loin. On le devine chaud, affamé de ciel après une nuit d’abstinence. Il n’est que le reflet de ce que je vis chaque matin. Me lever pour aller courir, pour parcourir le monde et mes propres limites. Comme une envie viscérale qui te tenaille et à laquelle tu ne peux échapper. Oui, courir pendant des jours inlassablement pour exacerber la beauté du monde dans une quête impossible est certainement inutile. Et c’est pour cela sans doute que cela me paraît essentiel. Mon cheminement et mon apprentissage de la course à pied suivra la voie classique : la piste, puis la route courte distance, le cross, le marathon et le trail puis enfin, ce dont je rêve : l’ultra-distance.

A partir de 2003, ma maladie (La maladie de HAGLUND) apparaît et n’arrête plus de progresser malgré des tentatives d’y remédier par l’intermédiaire de médecins, podologues et autres kinésithérapeutes. Les douleurs deviennent de plus en plus fréquentes. Progressivement, j’évacue de mes entraînements les séances qui m’occasionnent le plus de douleurs à savoir les séances de VAM (Vitesse aérobie maximale), les séances de gammes athlétiques (Educatifs de base de la course) et les séances de pliométrie (exercices rapides de force et de saut pour entraîner la vitesse et la réactivité).

Ces douleurs me font basculer encore plus vite que prévu vers l’ultra-endurance, car on peut devenir relativement performant et approcher ses limites sans trop d’entraînement rapide et exigeant pour les tendons d’Achille. Le sommeil à cause des inflammations et les levers au petit matin à cause du syndrome de la danseuse, rendent les moments difficiles qui s’accentuent en fonction des jeux de course que je me suis imposés la veille.

Les multi-jours avec leur répétition seront encore plus traumatisants, mais ces aventures pénètreront mon corps et ma conscience au plus profond comme l’himalayisme peut pénétrer ceux d’un alpiniste. Tu ne peux rien faire pour t’en séparer. C’est comme une lumière qui guide tes pas. Sans elle, tu tombes au fond de l’abîme.

Ma 1ère compétition d’ultra en 2011 se passe plutôt bien. (Grand raid du Golfe du Morbihan en 22 H 52’ pour 177 km avec une 11ème place à la clé après avoir été 195ème au 50ème km et 52ème à mi-parcours. 543 concurrents au départ et 309 à l’arrivée).

C’est en 2014, en tant qu’entraîneur du groupe « ULTRA » de mon club que je découvre les qualités de résilience d’Annie en l’emmenant sur le podium lors du grand raid du Morbihan alors qu’elle était au bord de l’abandon, et je lui propose alors de l’entraîner personnellement. Quelques années et de nombreuses expériences plus tard, nous nous retrouvons tous les deux en juin 2020 pour une course de 1 000 km à travers la FRANCE de ST MALO à SÈTE, de LA MANCHE à LA MÉDITERRANÉE (La MIL’KIL).

1 000 km à courir non-stop ! le graal de la discipline d’ultra-endurance. Un laboratoire physique et mental ambulant exceptionnel où comment expérimenter ses propres limites, dans un inconfort total en acceptant un déséquilibre qui, à chaque instant peut te faire renoncer. Dans un certain état de fatigue, on observe le monde derrière une barrière invisible, où l’on fonctionne au ralenti, où l’on rêve de pouvoir enfin se coucher, et où l’on a appris à accepter les petits tracas avec humilité et à leur chercher un sens. Pour apprécier quelque chose, il faut le perdre ou avoir expérimenté son contraire. Si tu n’as pas passé une journée entière à courir ou à marcher, tu ne peux pas savoir à quel point, c’est bon d’enlever enfin ses chaussures et ses chaussettes. C’est le concept « L’autre côté du miroir ». Si l’on ne vit pas de situations extrêmes, si l’on n’a pas l’occasion de voir à quel point la vie est fragile, on ne peut pas l’apprécier à sa juste valeur. On a déjà réalisé cette course en 2018, mais là, j’ambitionne autre chose.

A ce moment-là, jamais une femme n’avait réussi à parcourir 1 000 km en moins de 7 jours soit 168 heures (Le record était de 172 heures sur un SYDNEY-MELBOURNE, par Sandra BARWICK, une Néo-zélandaise). Cela serait une meilleure performance mondiale dans l’art le plus ancestral qui soit et dans un art qui a été à un moment de la vie, pratiqué par tous.

Emmener Annie à l’apogée de cet art me parait comme une évidence, un moment intense ou décisif qui exprime l’essence même de l’aventure au sens le plus noble. J’aurais souhaité, ce jour-là avoir un don de coureur, avoir la capacité de courir 1 000 km en 6 jours, car cela m’aurait facilité la tâche. Mes qualités de coureur, dont certains me parent, vont bien au-delà de celle que je ne me suis jamais attribuée. Je sais qu’il faut que je l’emmène pour qu’elle réussisse. Je suis au pied de la plus grande des montagnes, mon plus grand défi de course à pied, et cela me met une pression de dingue, car il faut absolument que je sois à la hauteur de l’enjeu pour l’emmener sur le bon rythme jusqu’au bout. Je sens au plus profond de mes entrailles que c’est ici et maintenant. Une pression que je porte seul car Annie ne connaît pas le record, ne veut pas le connaître et n’est absolument pas connecté à cette recherche d’absolue et de perfection humaine. Elle s’en contrefiche, elle s’en soucie comme de l’an quarante ou comme de sa première chemise, dit-on de façon familière. Elle court juste pour le plaisir que cela lui procure. Pour moi, la connaissance de la discipline que je pratique est primordiale. Cela fait partie de mon art et de mon respect envers tous ceux qui ont participé à son évolution et à tout le travail qu’ils ont effectué pour le faire grandir. Quand tu possèdes de grandes capacités, je pense qu’il est de ton devoir de les faire fructifier au mieux pour incarner ton art et inspirer les autres. Je suis devant l’équation la plus simple de ma vie tout en étant la plus périlleuse, la plus exigeante et la plus complexe. C’est 143 km par jour et 17 à 18 heures à courir à travers la FRANCE pendant 7 jours, soit plus de 3 marathons par jour.

Dès le 2ème jour, je tombe malade, je vomis, je n’arrive plus à m’alimenter. Je me dis que, quand on veut repousser les limites, il faut être prêt à apprendre en chemin, quand la route dicte ses règles. Je m’accroche et après 2 jours, on a parcouru 287 km comme prévu. Nous passons au 500ème km en 83 heures et 45 minutes (3 jours 11 H 45’). On est toujours dans le tempo et Annie est plutôt bien au passage de la mi-course. Je n’arrive toujours pas à m’alimenter, mes vomissements et mes selles deviennent noirs. La pire des choses à faire dans une situation difficile est de commencer à penser à la fatigue, au nombre d’heures ou de jours qui restent, à la peur de ne plus pouvoir avancer. Si l’on n’arrive pas à faire le vide dans son esprit, à penser à autre chose, à penser positif, à dissiper les pensées indésirables, cela devient compliqué. La meilleure solution est de ne pas penser et de se focaliser uniquement sur ses pas et sur sa respiration. C’est seulement ainsi, que le plus souvent, tout ce qui est inutile disparaît de la conscience et qu’on entre alors dans la transe qui permet de courir jusqu’à l’infini. Si on laisse rentrer la peur dans ce puzzle, tout risque de s’écrouler. Mais on sait aussi, que dans toutes les situations extrêmes, lorsque l’homme atteint la limite de ses capacités et la dépasse en franchissant la limite de la résistance naturelle de son organisme, on peut déclencher un ensemble de pathologies, comme une défense ultime devant un danger.

Le manque de maîtrise de ma peur et de mon stress m’a fait basculer dans un trou noir. Je suis de plus en plus dans l’incapacité à avancer physiquement, à contrôler mon esprit et à mettre mon corps en mouvement. On réfléchit à ce qu’il faudrait faire pour y arriver, à l’effort que cela suppose pour passer de l’extrême inconfort du lever au confort magique d’un corps en mouvement perpétuel.

Le 5ème jour marque un tournant dans notre défi. Je me vois incapable de tenir le rythme. La route devient une torture et les chiffres du soir me donnent la nausée, que j’ai déjà en permanence : 659 km en 120 heures de course. Le challenge a basculé du mauvais côté.

Lors du 6ème jour, je dis à Annie de partir seule, car je suis devenu le boulet qu’il faut absolument abandonner. Je reste à l’arrière tout en fournissant un effort titanesque pour la pousser de loin, et j’arrive à l’arrêt du soir seulement 7 mn après son arrivée. On est au 780ème km. Annie, seule, s’est relâchée et moi, je suis dans un état d’épuisement total et dans l’incapacité de prendre une simple douche tout seul. Cela fait 4 jours que je rends tout ce que j’avale et j’ai les enthèses de mes tendons d’Achille en feu. 220 km en 24 heures alors que son record est de 216 km ne semble pas jouable.

Mon aspiration s’envole. Annie est bien, elle finira 1ère féminine, 2ème au scratch en 7 jours 17 heures 21’ 45’’.

Pour moi, la 7ème journée est un long calvaire. Lors de la descente vers ST-ROME-DE-TARN, je me surprends à penser à cette phrase : « Si je peux me remettre à courir dans cette descente, je continue, sinon je stoppe en bas ». Des dizaines de fois, mon cerveau refusera de mettre mes jambes en action. DNF au 857ème km. Passage à l’hôpital, 1 litre de sang perdu, foie et reins en mauvais état, mon cerveau a eu raison de tout stopper. Le dépassement de soi est plus souvent émotionnel que physique. Je me demande encore ce que nous aurions fait si nous nous étions partagé la pression de cette tentative de record du monde ? Cela restera à jamais sans réponse.

Quand c’est dur et que les obstacles te laminent, il ne te reste plus qu’à te remettre à travailler. Il faut, pour progresser, accepter d’être déséquilibré à court terme et parfois regarder dans un miroir pour voir ce que tu fais quand personne ne te regarde, ou quand tout te tombe dessus. La croissance est dans l’inconfort.

A la suite de ce qui est pour moi un échec, je décide malgré mes douleurs, de lui proposer un autre graal, un autre aboutissement qui renvoie le coureur de grand-fond à son désir profond de justifier sa raison d’exister : La traversée d’un continent, d’un Océan à l’autre, soit la traversée de l’Amérique du Nord, au CANADA de VANCOUVER à GASPÉ, de l’Océan Pacifique à l’Océan Atlantique sur 5 600 km.

L’aventure avec un A majuscule. Pour être la première femme à traverser un continent sur plus de 5 000 km à 100 km par jour. Pour être les premiers Homme-Femme à le réaliser ensemble. Je sais qu’elle en a les capacités. Mais il était sans doute écrit que les vents nous resteraient contraires et que l’exploit resterait inachevé.

L’intensité de la vie n’est pas calculée à l’aune de ce que nous faisons, mais comment nous le faisons. Sans flamme, pas d’espoir face à une telle provocation. Je pars seul pour courir la traversée en août 2023. Un jour, dans mon autobiographie, je raconterai.

Le temps passe où que l’on soit, mais il y a des endroits où sa lenteur peut être douloureuse. La patience est alors la seule option. Est-ce la maladie de HAGLUND, m’empêchant de dormir ou me faisant boîter chaque matin qui me déséquilibre et entraîne au fil des kilomètres des blessures (Déchirures à l’ischio-jambier gauche et tendinite de la patte d’oie au genou droit), qui m’apportent mes plus grandes souffrances physiques de l’existence ? Toujours est-il qu’après 2 585 km de course aux alentours de KENORA, à l’est de WINNIPEG, je mets le clignotant à la suite d’une chute dans une zone de travaux, qui me fracasse le genou.

Le paradoxe résulte dans le fait que cette chute arrive au moment où mes blessures qui me tenaillent depuis environ 1 000 km commence à s’atténuer. Fin de l’aventure !

Je suis au fond du trou, mais à cet instant, je ne condamne pas encore cette maladie. Comme une punition ou une flagellation parce que c’est ma faute. J’ai toujours été d’accord avec cette maxime : « Si tu te perds, si tu te blesses, si tu meurs, c’est de ta propre putain de faute » ; comme quoi, tout ce qui m’arrive dans la vie est de ma responsabilité.

Il faudra encore un autre défi pour me faire comprendre qu’il y a peut-être une autre solution et qu’il faut juste trouver la bonne personne qui veuille bien m’aider à combattre efficacement cette maladie.

Je me programme donc une autre aventure sur un terrain plus exigeant que la route afin de mettre à l’épreuve mon corps et mon esprit et identifier mes réelles possibilités sur de tels voyages. Ce sera non loin de chez moi, le Chemin des Douaniers, du MONT ST-MICHEL au pied du pont de ST-NAZAIRE, appelé également le GR 34 (Chemin de grande Randonnée), soit 2 106 km pour 60 000 m de dénivelé positif et négatif.

Entre temps, il m’aura fallu un an après mon chemin canadien pour passer du fond de ma grotte à douleurs à la forme retrouvée. (Sur mon échelle simple de comparaison, soit à une fréquence cardiaque de 112 qui représente ma fréquence d’endurance fondamentale que je peux tenir des heures, je passe de 5.264 km/h sur une moyenne d’un mésocycle (1 semaine) à 11,397 km/h à savoir plus de 6 km/h de gain). Je suis donc en excellente condition avant le GR 34, ce qui me permet d’envisager des jours aux alentours de 100 km, pondérés par le dénivelé positif, soit un périple de moins de 23 jours. (Pondération 6 sur ce genre de tracé soit rajout de 0.6 km pour 100 m de D+).

Après les 2 premiers jours de course, tout se passe comme prévu à part une fin du 2ème jour abrégé pour cause de tempête au CAP FRÉHEL. Je stoppe ce soir-là au 193ème km et 3 041 m D+.

Pour le 3ème jour qui doit m’emmener jusqu’à ST-QUAI-PORTRIEUX, avec 2 107 m de D+, je décide d’engager encore plus mes tendons d’Achille en courant l’ensemble du parcours, que ce soit en montées ou en descentes. (Généralement sur ce genre d’aventure, c’est plutôt de la rando-course où on alterne la marche et la course. Souvent les raidillons sont gravis en marchant afin de s’économiser). ST-QUAI-PORTRIEUX est atteint en fin d’après-midi au 294ème km de mes pérégrinations (5 148 m D+). La nuit est très difficile à cause des inflammations très fortes à mes enthèses (La partie où le tendon s’accroche à l’os).

Le lendemain, je ne peux plus marcher. Sur une route très plane, je pense que j’aurais encore été capable de m’en sortir, mais sur un terrain aussi instable, cela devient vite une torture et pratiquement injouable. Après 15 km en 3 heures 30’ et des douleurs que je n’arrive pas à évacuer, je décide de mettre fin au projet, et de rechercher dès mon retour un chirurgien capable de prendre en charge ce syndrome de HAGLUND qui m’accompagne depuis trop longtemps. A ce moment-là, je ne vois pas d’autres issues pour conserver les yeux grands ouverts et être en mesure de réaliser mes rêves.

Après de nombreuses recherches, j’opte pour le Docteur Cyril PERRIER de la clinique PCNA. (Pied Cheville NANTES Atlantique). 1er rendez-vous pris pour le 04 juin 2025.

La radiologie prouve un constat simple : pathologie de type HAGLUND bilatérale. Quant à l’échographie, elle montre du côté gauche, un net épaississement du tendon Achilléen à son enthèse prédominant sur la partie latérale de l’enthèse. Il y a également un épaississement de la bourse pré-achilléenne avec une perte de substance d’environ 50 % des fibres antérieures du tendon au contact de la bourse pré-achilléenne et donc en faveur d’une rupture partielle du tendon. Dans la continuité de cette bursopathie, j’ai également une fissure de l’enthèse tendineuse médial de 6 mm de hauteur. Du côté droit, on retrouve un épaississement du tendon Achilléen moins marqué que l’aspect observé à gauche, mais il y a une enthésopathie avec une construction osseuse nettement plus marqué que du côté gauche. La perte de substance des fibres est ici, plutôt de 33 % avec une fissure de 10 mm. La conclusion est donc sans appel ! (« Tendinopathies marquées des tendons Achilléens à leurs enthèses avec épaississement tendineux plus marqué du côté gauche. Enthésopathie avec constructions osseuses plus marquées du côté droit. Bursopathie pré-achilléenne avec perte de substance des fibres antérieurs des tendons au contact de ces dernières et plus marquée du côté gauche. Fissures associées dans le prolongement des bursopathies, au niveau des enthèses médiales. Aspect hypertrophique des grosses tubérosités calcanéennes au niveau de leurs portions postéro-supérieures »). L’ensemble entre tout à fait dans le cadre de la pathologie de type HAGLUND.

Début août 2025 signe la fin de ma 3ème vie, et le début de ma 4ème vie. Une 4ème vie que je vois comme un point d’équilibre entre inconfort et confort et que j’appelle DESTINÉE. Si je fuis le premier, le second me fera dépérir et de ma vie ne restera que le vide. Mon nouveau métier, sera donc, coureur-aventurier. Je cours pour des moments intenses, pour expliquer, exprimer le beau et le brut, le bonheur du brut et de la luminescence de l’effort. Il ne sert à rien d’accumuler, il suffit de vivre. C’est quelque chose de « courir » une voie, une trace, un sentier d’une traite, qu’elle que soit la distance ! C’est un sentiment unique. C’est un peu comme si un peintre avait dessiné une ébauche sur une toile et qu’on nous permettait de prendre nos pinceaux pour y mettre des couleurs et finir son œuvre. Cela change les mouvements en majesté et dans ce schéma, l’essentiel n’est pas de réussir, mais de vibrer. Et si rien n’est facile, cela n’en aura que plus de valeur. Pour réaliser les rêves de ma 4ème vie, je dois être ici et maintenant, me dire que tout est possible, affronter mes responsabilités, éliminer les défauts préjudiciables et détruire mes excuses. Ces principes sont non négociables et pourtant certains me flanquent une trouille bleue.

La maladie de HAGLUND correspond à une souffrance par conflit, dû à un frottement entre la partie basse du tendon d’Achille et le coin postérosupérieur du calcanéum qui présente le plus souvent une anomalie morphologique. (C’est mon cas avec en plus un pied creux). Il se produit alors une inflammation du tendon qui est irrité à sa face antérieure sur le bec calcanéen, ainsi qu’une gêne au chaussage entre le contrefort de la chaussure et la saillie du calcanéum. Les traitements médicaux peuvent être nombreux : adaptation du chaussage, orthèses plantaires, repos fonctionnel, mise en place de talonnettes, traitement par antalgique ou anti-inflammatoire, infiltration de la bursite ou séance de kinésithérapie avec ondes de choc et étirements. En cas d’échec du traitement médical, un traitement chirurgical peut être proposé.

Le tendon d’Achille (le tendon calcanéen) correspond au tendon terminal du muscle du mollet (Le triceps sural). Il s’attache normalement au niveau du calcanéum (L’os du talon). Il est superficiel, son relief est visible et il est facilement palpable à la partie basse de la jambe. Il est entouré d’une sorte de gaine en tissu synovial participant à son entretien. Il présente une zone peu vascularisée, située quelques centimètres très au-dessus de son attache osseuse réalisant une zone plus vulnérable. A proximité, cheminent également différents nerfs assurant la sensibilité du pied et de la cheville. Lors de la contraction du mollet, le tendon d’Achille transmet la force permettant ainsi la flexion plantaire de la cheville et du pied. Il permet de réaliser différents mouvements comme la montée sur la pointe des pieds, la propulsion du pas à la marche et la propulsion d’une foulée lors de la course à pied. Compte tenu des forces qu’il doit transmettre, il s’agit du plus gros et du plus résistant tendon de l’organisme. J’en ai donc vraiment besoin pour ma 4ème vie. La peur monte au fur et à mesure que se rapproche la date fatidique de l’intervention.

L’opération chirurgicale est décidée avec le Docteur PERRIER et programmée pour le 29 septembre 2025. Ce sera dans un 1er temps pour le pied gauche, celui qui me fait le plus souffrir. L’intervention est réalisée sous rachianesthésie, en position décubitus latéral, avec une ouverture externe verticale de 4 à 5 cm le long du bord antérieur de l’insertion du tendon d’Achille, qui permet de mettre en évidence la tendinopathie d’insertion, puis un débridement du tendon d’Achille pour la réalisation d’une ténosynovectomie antérieure du tendon. (Intervention qui vise à retirer les parties lésées de la gaine des tendons à la base de l’inflammation). Suis alors une ostéotomie du bord postérosupérieur du calcanéum à la scie complétée à la fraise. L’opération aura duré environ 1 heure. Je sors de la clinique vers 15 heures avec une botte en résine des orteils jusqu’à la base du genou. Elle me bloque la cheville à environ 90°.

Avant intervention  Proéminence du Calcanéum

                                                                                 

                          

J’ai bien sûr établi une planification optimisée, suivant les conseils du chirurgien, de tout le déroulement de cette phase chirurgicale comprenant l’ensemble des exercices que je vais m’imposer pendant les différentes périodes de rééducation afin de conserver un pourcentage de forme la plus élevée possible tout en sachant que le travail cardio-vasculaire sera très limité. L’objectif est de commencer à remarcher en marche active environ 70 jours après l’opération et de recourir environ 30 jours après la marche soit environ 100 jours après l’opération. J’ai donc élaboré les grandes lignes de ma programmation comme suit :

  • Opération pied gauche le 29 septembre 2025.

Période de 6 semaines avec botte en résine qui bloque le pied soit 44 jours avec chaque jour 1 séance d’environ 1 heure d’exercices sur chaise avec des exercices de mobilité, d’abdominaux et de renforcement du haut du corps, ainsi qu’une sortie avec béquilles d’environ 30 minutes pour un peu de travail cardio-vasculaire.

  • Enlèvement de la botte en résine le 12 novembre 2025.

Début de la rééducation le 14 novembre 2025 avec du travail de mobilité de la cheville et du pied, assis dans un premier temps puis debout en statique, puis debout en mouvement.

Je commence la marche au moment où le déroulement du pied est redevenu normal soit plus vite que j’avais prévu, le 28 novembre 2025. Grâce notamment, je pense, à une rééducation intense, mais toujours à l’écoute de mes sensations et donc sans douleur. Très vite, j’ai pu rajouter des séances de vélo et de rameur, et dès le 30 novembre, je marche à 6 km/h avec le pied qui déroule bien. Je suis aidé en cela par des talonnettes bilatérales de 15 mm que je dois porter pendant 1 mois et qui seront diminuées à 10 mm pendant 15 jours après, puis à 5 mm pendant également 15 jours. J’espère pouvoir remarcher normalement à environ 8 km/h avant de recommencer à courir au début du mois de janvier. Le 16 décembre, je marche à 8 km/h et je commence mes premiers sautillements, en bipodal dans un premier temps. Ce qui me parait incroyable, c’est que mon cœur se régénère et progresse au rythme de mon pied. Plus mon pied me permet d’accélérer, plus ma fréquence cardiaque s’améliore car elle reste identique malgré la vitesse qui augmente. C’est plutôt encourageant, même si la croissance n’est pas linéaire et fait fluctuer en permanence mon positivisme sans rien enlever à ma détermination.

  • Le prochain rendez-vous avec le chirurgien étant fixé au 13 janvier 2026.

En reprenant la marche, j’ai pu reprendre un entraînement tri quotidien presque normal où la marche remplace simplement la course et où les exercices de pliométrie et dynamiques sont absents pour l’instant, soit, dès 6 heure du matin :

  • Travail de la cheville et du pied en statique et exercices de mobilité le matin, suivi de 30 minutes progressive de marche et d’exercices de gainage et d’abdominaux.
  • Exercices de pied en mouvement suivi d’exercices d’équilibre unipodal et bipodal le midi.
  • Marche progressive de 30 à 40 minutes le soir suivi, soit d’exercices de renforcement musculaire où de rameur pour un travail cardio-vasculaire plus élevé.

Tout ceci complété par 2 séances de kinésithérapie par semaine.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, les progrès que je constate chaque jour renforce ma ténacité dans cette rééducation qui doit, comme l’entraînement, s’approcher des limites sans les dépasser. C’est ce qui rend captivante cette remontée du fond de notre grotte à douleurs vers la surface que l’on souhaite apaisante et vivifiante.

Tout ce travail, tout ce progrès ne peuvent se faire sans des routines bien huilées où la discipline doit être omniprésente. C’est elle qui nous anime quand la motivation disparait parfois face à l’enjeu, ou que l’on doit réaliser des phases techniques essentielles mais que notre corps ou notre esprit réprouvent. On ne peut donc, pas uniquement compter sur la motivation qui fluctue en permanence pour avancer et progresser. La vraie discipline, celle qui nous fait nous lever aux aurores, celle qui nous fait faire ce que nous n’aimons pas, devient fondamentale. Suivant le déroulement de cette 1ère étape, j’espère passer à la 2ème étape pour le pied droit fin février ou début mars et ainsi être capable de recourir définitivement environ 100 jours plus tard, soit vers le mois de juin 2026. Si tout se passe selon mes prévisions, je positionnerai à la suite 2 mésocycles progressifs (8 semaines) de reprise de course, puis 3 mésocycles de reconstruction et de développement (12 semaines) suivi alors de 2 mésocycles de préparation à la rando-course sur multi-jours. Fin 2026, je devrais, à priori, être prêt pour mes futures aventures de ma 4ème vie.

Courir est une façon de s’exprimer sans mots, de laisser ses empreintes sur la route et les chemins, de marquer son existence sur terre. Sur les chemins, il faut juste les parcourir, regarder, apprendre, respecter et passer. Le basculement vers cette 4ème vie implique plusieurs phases de transition.

La 1ère phase implique de faire le deuil de notre ancienne réalité. Cela veut dire apprendre à laisser les mauvais côtés comme les bons. C’est plutôt facile de dire au revoir à des éléments que l’on n’aime pas, mais un défi de mettre de côté les éléments que l’on appréciait.

Suit une phase de neutralité qui peut être particulièrement inconfortable. Elle apparait quand on est en appropriation d’un changement. On n’est plus dans nos anciennes pantoufles, dans notre ancienne routine, mais on n’a pas encore tout à fait trouvé une chaussure confortable, des nouvelles routines, qui nous font nous sentir compétents et vivant pleinement. On s’adapte, on s’ajuste et on ne voit pas forcément tout de suite les retombées positives. On peut parfois ressentir de la confusion, des doutes sur l’avenir, des doutes que l’on fasse les bonnes choses, voire se décourager et s’interroger sur le temps qui passe et sur notre existence.

Cette phase de neutralité prend fin avec le début de la phase 3, celle du renouveau et la préférée de toutes. Lors de celle-ci, on doit se sentir à sa place et ne pas doutez de nos choix de vie. Ce changement rempli d’aventures et de nouveaux horizons doit nous pénétrer et nous apporter l’énergie pour un renouveau ambitieux, stimulant et envahi de projets et d’objectifs.

Dans mes projets de course et d’aventures, il y aura d’abord la France pour apprendre, avec bien sûr de multiples itinéraires comme le « Tour d’Ile-de-France », « le Sentier du Mont Saint-Michel » de PARIS au Mont Saint-Michel ou les sentiers du bord de Loire. Puis viendra assez tôt « le Sentier des Douaniers » autour de la bretagne, appelé le GR 34 que j’ai dû arrêter à cause du syndrome d’HAGLUND.

En prévision, il y aura des chemins connus comme la traversée des massifs montagneux français, les Alpes ou les Pyrénées, le GR 5, le GR 10 ou le GR 20 en Corse et des chemins moins connus comme la traversée au cœur de la Bretagne, le GR 37. Aussi bien avec assistance ou en solo intégral. Le solo étant le test ultime de la prise de décision individuelle où on est seul à assumer les conséquences de ses actes. En solo, on doit être parfait pour connaître le bonheur de ces rares moments de perfection humaine. En ultra solo, la sensation de liberté, la joie de progresser sur les chemins à ton propre rythme, en contrôle total, est sans égal. L’ultra-distance en multi-jours est un extraordinaire laboratoire mental, où tu peux expérimenter tes propres limites, jusqu’où tu peux aller, en sachant que lorsque le cerveau te limite, tu n’es, le plus souvent, qu’autour de 40 % de tes capacités. Le voyage et l’aventure sur des durées extrêmes sont la somme de centaines de détails. Si tu en négliges un, il est possible que rien de grave n’arrive, mais si tu en négliges trois, tu peux être ralenti et être obligé d’attendre pour repartir. Si tu en loupes six, tu peux avoir une blessure. En en oubliant dix, l’aventure peut s’arrêter définitivement. C’est un apprentissage constant de la patience, de la rigueur, de la discipline et du professionnalisme.

Il y aura l’HEXA TREK, la grande traversée de la France de WISSEMBOURG au nord de L’Alsace à HENDAYE au Pays Basque en passant par les Vosges, le Jura, les Alpes, les Cévennes et les Pyrénées. (3 014 km d’aventures pour 141 000 m de D+). Quand j’estimerai que ma période de découverte et d’apprentissage sera bien avancée, je souhaiterais terminer cette 1ère étape par LE TOUR DE FRANCE par les différents GR soit un projet de 8 500 km et environ 400 000 m de D+ et D-. Un chemin symbolique qui longera le littoral du Nord jusqu’à la frontière Espagnole, puis qui se poursuivra par l’enchaînement des différents massifs montagneux au ras des frontières. J’espère le boucler, pour la légende, en moins de 100 jours. Une aventure qui sera comme une allégorie de ma vie en réunissant un tour de France en courant après le tour de France de ma 2ème vie (au sein de l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France).

Viendront alors, seulement, mes 2 rêves absolus en Amérique du nord, au sein de pays grandioses où tout semble possible : La triple couronne de la randonnée (Triple Crown of hiking) aux ÉTATS-UNIS, soit l’enchaînement des 3 plus grands chemins de randonnée, le PACIFIC CREST TRAIL, le CONTINENTAL DIVIDE TRAIL et l’APPALACHIAN TRAIL, ce qui représente une aventure cumulée de 12 379 km pour environ 400 000 m de D+. Et pour finir la boucle, la traversée du CANADA qui reste inachevée à ce jour, mais que je souhaiterais réaliser au travers du sentier transcanadien soit de TUKTOYAKTUK à l’extrême nord des Territoires du Nord-Ouest jusqu’à HALIFAX en Nouvelle Ecosse en traversant le Yukon, la Colombie Britannique, l’Alberta, le Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, le New Brunswick et la Nouvelle Ecosse, soit un périple d’environ 20 000 km, de l’Arctique à l’Atlantique en passant par le Pacifique. Pour ces aventures, j’ai repris l’apprentissage de l’anglais, une langue qui m’a causé bien des soucis par le passé.

« I don’t understand why you’re doing this? You might just be crazy. Who knows! »

Plus tard, lorsque j’aurai appris, j’apprécierai d’emmener, d’accompagner, de guider, et de faire découvrir la marche, la course, la randonnée ou la rando-course à des personnes de tout âge qui souhaiteraient percer à jour les mystères de ces activités pour comprendre et partager le plaisir et le bien-être que peuvent apporter ces arts majeurs, et pour faire grâce à cette école d’intelligence, de patience, de discipline, de persévérance, de résilience et de lâcher-prise, des êtres plus ancrés et plus humains.

J’espère que mon chemin sera long et enivrant. Il commencera par un premier pas, puis un pas après l’autre, et si vraiment aucune pierre, aucun arbre, aucun chemin, aucune trace ne m’attend quelque part dans le monde pour arrêter ma course, un jour viendra où, vieux et las, je saurai trouver la paix en chemin parmi la nature. Le cercle sera fermé, et enfin je serais le voyageur qui enfant, rêvait de ne plus avoir peur.

Traverser le CANADA comme apothéose, comme un coup de crayon éphémère de 20 000 km sur la surface de la terre. (Ridicule et totalement inutile, engager toute sa vie sur un coup de crayon !). Car parcourir un chemin de grande randonnée d’une traite, le plus rapidement possible est un engagement de chaque instant, ce n’est pas un endroit où on se repose. Oui, cela peut faire mal et on doit rester concentré en permanence, faire attention, mais cela augmente l’intensité de l’instant de vie. Il vaut mieux se débarrasser de l’introspection, et se rappeler qu’on a désiré être ici pour courir seul un chemin immensément long. Il ne faut pas trop ruminer les doutes suscités par les douleurs physiques, le mauvais temps, les départs avant l’aube et les arrivées après le coucher du soleil. Mieux vaut simplement avancer. Inutile de regretter le sommeil et le repos. Il n’y a pas de place ici, pour les plaintes. Mais, il n’y a rien de plus pur. Même si j’avoue avoir rêvé en secret de records sur des parcours mythiques. Je suis à un point où la nature n’est plus un stade, on n’y bat pas des records. On y va pour l’authenticité, l’engagement, la simplicité, pour une certaine idée de ce que peut être la liberté. A mon âge, les records ne libèrent plus. Au mieux, ils indiffèrent, au pire ils assassinent.

Je ne pense pas que la rando-course ait un sens profond. Pas plus que l’alpinisme ou la navigation à voile. La vie en soi n’a pas de sens profond, à chacun d’y mettre sa profondeur. La rando-course est juste mon choix et je n’ai aucun besoin de convaincre le monde entier que c’est une très chouette occupation.

Par contre, si on me posait la question sur l’apport de la course à pied pour la santé globale par rapport à la marche, au vélo ou à la natation, je répondrais avec beaucoup de spontanéité que c’est une occupation d’une incroyable efficacité pour la santé. Parce que la course à pied est non seulement l’activité la plus facile, la moins couteuse, mais également la plus efficace au niveau physiologique, et aussi au niveau mécanique. Quand on regarde la prévention des maladies de l’homme moderne, la course à pied y répond de façon extraordinaire (Développement des systèmes respiratoire et ventilatoire, entre autres) avec en plus une prévention pour une des pathologies essentielles de notre siècle, soit les fractures ostéoporotiques (De fragilité) de la personne âgée. Le fait de faire une activité d’endurance avec impact (Impact que l’on peut moduler en fonction de la pose de pied, de la cadence et de la longueur du pas) amène une solidification du cartilage et des os qui fait en sorte de repousser l’arthrose des genoux et des hanches et de repousser l’ostéoporose, c’est-à-dire la fragilité osseuse. À l’opposé du vélo et de la natation, qui n’ont pas ces impacts-là, et qui ont d’autres avantages physiologiques très intéressants, la course à pied fera de vous, des squelettes solides et préviendra à coup sûr, une fracture de la hanche quand vous arriverez à 75 ou 80 ans. Donc, oui, la course à pied est non seulement l’activité la plus ancestrale et la plus naturelle, avec la marche, que l’on peut connaître évidemment, et de plus elle apporte des avantages physiologiques et mécaniques inégalés pour la santé globale. Il existe encore aujourd’hui des personnes qui pensent à tort, que la course à pied amène de l’arthrose et use les articulations comme si le corps fonctionnait comme une machine ou une voiture qui use ses pneus en roulant. C’est l’idée que l’impact répété sur un genou, va créer de la dégénérescence cartilagineuse. Et pourtant, le corps est un être vivant et l’on sait que lorsque l’on stimule un tissu (On appelle cela la mécano-transduction : processus qui permet aux cellules et aux tissus de sentir et de répondre à leur environnement physique), que l’on stresse un tendon, un muscle, un os, un cartilage ou un ligament, il va y avoir une dégénérescence suivie d’une régénérescence qui vont augmenter la tolérance de ces tissus. En effet, ces tissus ont une mémoire et ils se disent : « aujourd’hui j’ai fait 10 km, demain il faut que je sois prêt pour 11 km ». Le tissu va donc se solidifier et s’adapter. A condition bien sûr d’être graduel et progressif. (Cela peut être très, très progressif en fonction de l’âge et des capacités intrinsèques de l’apprenant). On emmène alors notre corps vers une évolution où les os deviennent plus solides, les cartilages plus résistants et les ligaments et tendons plus forts. La pratique de la course à pied va donc permettre de vivre mieux au présent et de mieux se préparer à l’avenir.

Le meilleur coureur n’est pas celui qui réalise les parcours les plus rapides ou les plus difficiles, mais celui qui en retire le plus de plaisir. A mon avis, le dépassement de soi est la clé du bonheur dans une pratique telle que la rando-course. Aujourd’hui, je cours pour moi et non pour me comparer aux autres. Alors, courons et conservons les yeux grands ouverts et le sourire aux lèvres, c’est contagieux pour le cœur. Ils restent insensibles à la fatigue, à la crasse, aux coups de soleil et aux nuits sans sommeils, ce sont eux qui expriment en permanence la beauté de notre voyage, de notre très long voyage !

À mes proches… À KATE qui tout en me laissant cet incroyable espace de liberté, sait que nous resterons toujours enlacés et que sans son amour, rien n’aurait la même saveur.

« Let’s not be afraid »

« Let’s never give up on our dreams »

LOUIS FOUQUET

Le 23 décembre 2025


WORLDSKILLS LYON 2024

Les Worldskills sont sensés élever les métiers au sein des pays du monde entier, vers un monde d’excellence, de performance, d’expertise, de recherche, d’innovation et de coopération.

Mon analyse en 4 points principaux sur cette édition 2024 :

La CHINE, qui n’était pas présente à mon époque de participation (1985-2001) a donné une leçon de compétence, d’excellence et d’unité au monde des métiers. Avec 36 médailles d’or, 9 médailles d’argent, 4 médailles de bronze et 8 médailles d’excellence, elle a dominé les débats de la tête et des épaules. 96.6 % de ses participants ont réalisé un travail d’excellence conformément à l’objectif d’une telle rencontre de niveau mondial. Allons-nous la critiquer en parlant de bachotage avec des participants uniquement préparés comme des bêtes à concours ou allons-nous chercher à comprendre les raisons de leur succès et adopter à notre monde occidental, leurs recettes d’excellence ?

La clé du succès comme pour un sportif, est bien souvent d’adapter un mode de vie à un entraînement quotidien où se mêlent, plaisir, travail, rigueur et discipline. En effet, les progrès, qu’ils soient techniques, physiques ou mentaux vers la plus haute performance ont le plus souvent besoin d’un travail quotidien parfaitement intégré à un mode de vie adéquat. Le monde des WORLDSKILLS restant encore sous la tutelle du monde du sport, montre qu’il n’est pas parvenu pour l’instant à prendre véritablement son envol dans ce domaine, à part peut-être la CHINE qui nous montre l’exemple.

Allons-nous profiter de la leçon pour apprendre. Rien n’est moins sûr. Qui va l’emporter ? Notre arrogance ou notre humilité !

Fangtao BAO – Chine – Médaille d’Or en Maçonnerie

Simon REY – FRANCE – Médaille d’Excellence en Maçonnerie
Aurélien NANTAS et Anthony AIMONETTO – FRANCE – Construction Béton Armé

Cette compétition de niveau mondial, considérée comme les jeux olympiques pour les métiers nous a présenté 50 % de travail d’excellence pour 50 % de travail qui ne l’était pas. Seuls 15 pays sur 60 pays participants présentent une moyenne d’excellence sur l’ensemble de leurs candidats.

Certains pays ont présenté plus de 20 participants sans obtenir aucune médaille d’excellence.

Certains participants ont présenté des travaux si mauvais qu’ils en étaient eux-mêmes gênés. En installations électriques, il y a même un jeune qui est resté 4 jours sans rien faire ou presque, le regard hagard comme quelqu’un qui ne comprend pas le monde dans lequel il a atterri. Aucune compétence, aucun professionnalisme, ni excellence. Qui peut ainsi, laisser des jeunes s’humilier de la sorte devant des dizaines de milliers de personnes venues pour voir « la crème » des jeunes professionnels du monde entier. La faute au pays, bien sûr, à la qualité de sa formation mais également au monde des WORLSKILLS pour qui la politique a pris le pas sur la coopération et l’entraide. L’évolution de l’excellence ne semble pas, malgré les objectifs affichés, être une de ses préoccupations premières.

Pour la maçonnerie de briques, un tiers des participants sur 22 au total n’avaient pas le niveau et ont présenté un travail que l’on qualifierait de très médiocre, voire d’imprésentable à un public non averti. Idem dans des métiers comme le carrelage ou le paysagisme, qui sont des métiers très visuels.

Une tache indélébile aux messages des WORLSKILLS.

Comme je l’ai dit dans le chapitre ci-dessus, les parcs métiers, où se déroulait la compétition, présentaient certains travaux qui étaient loin de pouvoir faire adhérer une jeunesse à la recherche d’un métier pour l’avenir. Et malheureusement, autour de cette compétition, pas suffisamment d’endroits pour parler du métier, faire des démonstrations, expliquer le sujet de la compétition, présenter son plan, etc… Pas non plus, d’espaces ludiques pour mettre en avant tout le cheminement qui conduit un jeune professionnel vers l’excellence et la compétence. En somme, pas d’évolution dans le message pour des métiers sinistrés et pour une jeunesse qui se cherche. Ces 2 là (métiers-jeunesse), ont de plus en plus de mal à se trouver.

Pour changer, évoluer, avancer, apprendre, il nous faut observer, écouter, comprendre, analyser, expérimenter. Il nous faut systématiser les nouveautés qui semblent nous faire progresser et écarter, toujours après avoir essayé et analysé les résultats, celles qui semblent ne pas avoir d’impact sur un quelconque progrès.

Les Compagnons Passants Maçons du Devoir ont décidé de ne pas adopter le plan d’évolution que je leur proposais à l’essai pour les prochaines échéances WORLDSKILLS 2026.

Ce qui me parait surréaliste, c’est qu’ils n’ont même pas souhaité essayer, juste essayer, cette 1ère partie qui consistait à lancer les bases d’un entraînement pluridisciplinaire suite à une phase de tests (TATE et TAPE : tests de profilage et d’aptitude technique ou physique essentielle) comme pour tout entraînement visant la découverte de sa plus haute performance.

Pour changer, nous n’avons pas besoin d’argent, mais de coopération, d’humilité, de connaissances de base et de volonté. Mais en 40 ans, rien n’a changé. Si, nous avons une scie à briques électrique. Quel progrès au regard du monde.

Il n’y a aucune gloire, ni à tomber ni à se relever. Il est juste important de ne pas rester à l’endroit où l’on est tombé. Pour cela, il faut apprendre et avancer. Comme dans la plupart des instants de vie, l’essentiel est le mouvement.

L’aventure WORLDSKILLS pour « NÉS POUR COURIR » s’arrête donc là.

(Cela aurait pourtant été sympa, par exemple, d’essayer un travail de squat profond pour retrouver comme nos amis chinois, une position assise ancestrale pour les travaux en bas d’un mur. Pas de problème de dos, ni de genoux. Dommage…).

Vous pouvez retrouver le projet de formation ainsi que le projet organisationnel de base qui étaient proposés par « NÉS POUR COURIR » dans le menu « Téléchargements ».

Devant le nombre de messages à la gloire de l’excellence de nos métiers, je me devais de participer à l’équilibre de la parole transmise. C’est en soulignant nos faiblesses et en les travaillant que nous pouvons nous améliorer.

Bien à vous,

Louis FOUQUET (23/09/2024)


Maintenant cap sur un projet d’un autre ordre pour avril 2025 : la réalisation du GR 34 à pied, le plus rapidement possible, soit environ 2100 km en mode trail.

Je commence dès lundi un macrocycle de préparation de 32 semaines composé de 2 mésocycles de 4 semaines de préparation, suivis de 4 mésocycles de 4 semaines de développement pour terminer par 2 mésocycles de préprojet et d’un cycle terminal d’1 semaine d’affûtage avant le grand départ.

Mes 2 premiers mésocycles d’entraînement, soit 8 semaines seront essentiellement consacrés à la réalisation d’un nouveau protocole pour essayer de supprimer les douleurs et les déséquilibres liés à ma maladie. Ce qui m’avait occasionné des blessures et des douleurs à ne plus pouvoir dormir normalement lors de mon périple avorté du CANADA.

Le projet est moins long, mais plus varié et plus dur en forme de terrain. J’ai beaucoup étudié cet été les techniques de compensation et de renforcement afin d’éloigner les douleurs quotidiennes et devenir plus fort. Je suis impatient d’essayer maintenant, avec un nouvel esprit positif.

Je vous expliquerai en détail mon protocole dans 2 mois si celui-ci a bien fonctionné. Je vais également observer avec attention, comment Mathieu BLANCHARD, coureur trail de haut niveau, va résoudre sa problématique, alors qu’il a annoncé avoir abandonné à l’UTMB à cause de la même maladie : La maladie d’HAGLUND.

De toute façon, le cheminement va être très intéressant à vivre et devrait m’apprendre encore plein de choses captivantes.

A bientôt pour l’analyse de ce nouveau protocole,

Je reste à votre disposition pour échanger,

Bien à vous

Louis FOUQUET (23/09/2024)


Bonjour à tous,

Un temps certain a coulé sous les ponts, comme l’on dit, depuis notre dernière parution et mon abandon dans notre périple canadien.

Je n’ai pas eu la force d’écrire comme prévu le récit de cette aventure. Elle m’a pourtant marqué au plus profond de mon être.

Et puis, je me suis souvenu avec bonheur de cette phrase :

« L’échec n’est pas de tomber, mais de rester à l’endroit où l’on est tombé »

Alors, après 4 semaines de repos au Canada à me lamenter sur mes blessures physiques et psychologiques, j’ai repris mon mode de vie, d’abord avec la marche, puis avec la course à pied 2 fois par jour.

Après mes 4 semaines de repos et sans aucune stimulation de mon système ventilatoire, mon cœur lui aussi se lamentait et n’avait pas bougé : autour de 70 au repos et à 110 à 5.3 km/h.

Après 32 semaines d’endurance fondamentale autour du seuil d’échanges gazeux ou seuil ventilatoire 1 (de 100 à 120 pour moi avec un seuil à 110), et après quelques péripéties, mon cœur a retrouvé le bonheur avec une FC à 37 de moyenne le matin et à 110 à 10.8 km/h.

Une preuve s’il y en avait besoin, que le fait de stimuler notre système ventilatoire en périphérie du seuil ventilatoire 1 renforce notre cœur et stimule en même temps tous nos systèmes fonctionnels afin que ceux-ci deviennent plus forts et plus performants, ce qui développe considérablement notre capital santé.

Une activité physique santé liée à une vie nomade et non-sédentaire, voilà la base de la base de la base de la pyramide, soit des fondations solides portées par un bon sol comme dirait un maçon. L’élévation peut alors commencer.

Ci-dessous mon graphique de régénération pour vous montrer les bienfaits d’une stimulation quotidienne, voire biquotidienne.

A l’heure d’aujourd’hui, j’ai inclus dans 3 de mes sorties hebdomadaires, un travail au seuil ventilatoire 2 ou MLSS (Maximal Lactates Steady State) pour le plaisir d’abord et pour redévelopper mon système d’utilisation des lactates issus principalement du carburant glucidique.

Actuellement, « NÉS POUR COURIR », grâce à son expérience et à son expertise dans le domaine de l’activité physique et de l’activité technique du métier de maçon, s’est mis au service des Compagnons Passants Maçons du Devoir afin de relancer la formation et l’entraînement dans les spécialités de la maçonnerie de briques et de la construction en béton armé, ceci en vue des échéances mondiales (SHANGHAI-CHINE/Epreuve WORLSKILLS 2026 et DÜSSELDORF-ALLEMAGNE/Epreuve EUROSKILLS 2027).

Etant moi-même coureur à pied, maçon et ancien compétiteur de maçonnerie de briques, j’ai été le premier, en tant qu’entraîneur de l’équipe de France de maçonnerie (voilà maintenant 38 ans), à inclure la course à pied dans le programme de préparation des professionnels. Le lien entre la course à pied et le travail de haut niveau m’a toujours paru évident et particulièrement judicieux pour faire des hommes ou des femmes de métier, des hommes ou des femmes performants aussi bien dans le domaine technique de leur métier, que dans le domaine physique ou psychologique en apportant une grande connaissance de soi, et ainsi mieux répondre aux exigences que demande la recherche de la perfection dans le cadre de son métier.

Trouvez ci-dessous, le projet de formation WORLDSKILLS élaboré par « NÉS POUR COURIR » pour les Compagnons Passants Maçons du Devoir. Dans le cadre de ce nouveau projet.

« NÉS POUR COURIR » va maintenant élaborer le programme d’entraînement WORLSKILLS 2024-2027 pour la maçonnerie de briques et la construction béton armé. Ce programme devrait être prêt pour début août 2024 au préalable des regroupements « INSTANT 0 » avec les jeunes apprenants au nombre de 13 à l’heure actuelle pour les échéances à venir : Sélections régionales France en 2025, WORLDSKILLS en 2026 et EUROSKILLS en 2027.

Cette année, la 47ème compétition mondiale des WORLSKILLS regroupant 64 métiers, 65 pays et près de 1500 compétiteurs de moins de 23 ans aura lieu à LYON du 10 au 15 septembre 2024. Ce sont les véritables jeux olympiques des métiers.

Depuis la révolution agricole, voilà près de 10 000 ans, le travail et les métiers ont supplantés la chasse et la cueillette pour subsister et notre vie de fourrageurs est devenue une vie de travailleurs. Aujourd’hui, le métier fait partie de nous et de notre identité, et pourtant ce rassemblement extraordinaire demeure inconnu de la plupart de nos concitoyens accaparés par les jeux du sport.

Le sport, lui, a été inventé par l’homme pour se divertir et assouvir nos gènes d’ego surdimensionné depuis que nous sommes devenus les maîtres du monde à partir de la révolution cognitive voilà environ 70 000 ans.

Il a ses avantages (Activités physiques, Développement physique et mental, Canalisation des egos, Divertissements, Décompressions, Spectacles, etc…), mais aussi ses inconvénients (Règles inadaptées à la santé, Maintien élevé de l’ego humain, Développement du dopage et de l’utilisation des drogues, Création de blessures et de handicap, Accaparation par la compétition plutôt que par la coopération et la santé, etc…) comme toutes les inventions, des Homo Sapiens que nous sommes.

Mais, l’un des inconvénients majeurs de notre vie actuelle, c’est cette disproportion dans la visualisation des éléments clés de notre futur, comme :

  • L’hyper médiatisation des jeux du sport face à l’absence totale d’information pour les jeux des métiers.
  • L’adulation d’un sportif (ve) face au mépris d’un homme (femme) de métier.
  • La reconnaissance d’un sportif (ve) face à un homme (femme) de métier.
  • Les efforts considérables pour la recherche face aux efforts squelettiques pour la prévention.
  • La promotion de la compétition et de l’égo face à la coopération et à l’humilité, etc…

Comme disait Mr CHIRAC : « Notre monde brûle et nous regardons ailleurs ».

Notre futur aura besoin que nous retrouvions nos fondements et notre ancestralité dans un esprit d’humilité et de coopération.

Le monde des WORLSKILLS des métiers se serait d’ailleurs grandi en supprimant les médailles d’or, d’argent et de bronze et en remettant à chaque jeune homme ou femme de métier un titre de « l’un des meilleurs jeunes ouvriers du monde » pour quiconque arrivait à réaliser une épreuve proche de la perfection, suivant un barème établi. On aurait alors exacerbé la coopération plutôt que la compétition.

« NÉS POUR COURIR » sera, donc à LYON pour les jeux olympiques des métiers pour encourager Simon, le maçon français, Anthony et Aurélien, les constructeurs en béton armé français ainsi que tous les jeunes professionnels (les) du monde entier, et voir des jeunes pratiquer leur métier avec passion, compétence, excellence et performance, à un moment crucial où les métiers ont du mal à motiver la jeunesse.

Venez nous rejoindre, vous ne le regretterez pas !

Côté course à pied, nous restons toujours à la disposition de tous ceux qui veulent bénéficier de nos conseils pour commencer leur premier pas.

Encore un petit mot :

Notre prochaine expérience dans le monde de l’ultra- endurance aura lieu en 2025 sur les chemins du GR 34 et ses 2 100 km du Mont ST-MICHEL à ST NAZAIRE.

A bientôt !

Prenez bien soin de vous (Comme l’animal que nous étions : prendre soin de soi (Pour survivre face aux prédateurs), prendre soin de notre progéniture (Pour perpétrer l’espèce) et prendre soin de notre environnement (Pour trouver de quoi subsister).

Bien amicalement à vous,

LOUIS FOUQUET

(Août 2024)



TRAVERSEE DU CANADA A PIED

🏃‍♂️Hommage à Terry Fox 🏃‍♂️

Durant cette traversée du Canada, j’avais souhaité rendre hommage lors de  mon passage à Thunder Bay, à Terry Fox, pour sa lutte contre le cancer lors de son marathon de l’Espoir au début des années 1980. Il avait alors traversé une partie du Canada (Saint-Jean-de-Terre-Neuve à Thunder Bay 5373 km) pour récolter des fonds pour la recherche contre le cancer. (Il avait récolté 24 millions de dollars).

La partie soins et recherche pour la santé et le bien-être des êtres humains montre combien nous sommes devenus intelligents, avec des capacités et performances techniques et scientifiques incroyables et en constante recherche d’évolution.
Les sommes récoltées montrent combien nous souhaiterions aller de plus en plus loin pour résoudre les conséquences engendrées par nos prédateurs actuels et futurs.

Je pense que cette évolution ne peut pas se passer sans une lecture profonde de notre histoire (Homo Sapiens) qui montre que chaque révolution majeure (Cognitive, Agricole, Industrielle et numérique) a contribué à notre mieux vivre, mais à causé à chaque fois avec des dommages directs et collatéraux majeurs dus à notre manque d’humilité et de coopération.

Nous avons créé nos propres prédateurs, nos propres maladies, nos propres virus, pour nous et notre entourage.

L’humilité, c’est de reconnaître les causes des dommages occasionnés sur nous-mêmes et sur notre planète et de les combattre aussi fortement que les conséquences. Mais, sommes nous prêts à changer en profondeur pour être plus forts et rendre service à notre terre ?

La course d’endurance (la stimulation optimale de l’ensemble de nos systèmes fonctionnels par le mouvement et l’activité physique) me semble être un élément essentiel de ce changement. Ce sont les fondations de l’édifice. Les soubassements, restent notre alimentation et notre récupération. Cet édifice doit s’intégrer dans la nature de notre terre.

Mon expérience inachevée montre deux éléments fondamentaux :

– Que la plupart des êtres humains peuvent se mettre en mouvement. Et si leur expérience leur fait connaître « Le Flow » (État optimal de concentration et de bien-être être dans l’activité), mais aussi les douleurs d’une course trop longue pour être saine, d’une blessure, d’une immobilisation forcée, qui les fait vieillir de 30 ans en 2 semaines, leur seule envie inconditionnelle sera de se remettre à courir, même si la reprise sera comme pour moi, une longue rééducation. Mais là, on est prêt à souffrir avec Joie pour rajeunir. Et en courant, avec plaisir, sans la recherche de la performance ou de l’extrême, la jeunesse devient éternelle.

– Que, lors d’un défi d’une extrême envergure, les erreurs coûtent cher, très cher, que le prix à payer peut être élevé, très élevé, jusqu’au point de non-retour. Il est aussi fondamental de les réaliser en bonne compagnie. Le défi pour la survie de l’humanité est d’une extrême envergure. L’humilité afin d’éviter les erreurs et la coopération entre les peuples pour la bonne compagnie serait donc des enjeux majeurs
Terry Fox a été récompensé, élevé au rang de Symbole par les Canadiens. Ce qui n’a pas empêché leur mode de vie, qui engendre une partie des conséquences défendues par Terry, de se poursuivre et de s’accentuer. C’est l’extraordinaire paradoxe des êtres humains.

Quand nous serons capables de donner autant, pour combattre les causes que pour combattre les conséquences, ce jour là sera un jour nouveau.

Aurons-nous la chance de vivre aussi longtemps que nos ancêtres ?

On dit parfois qu’il est possible de repousser les frontières de l’impossible !

Gardons espoir en l’avenir, mais sachons qu’il nous demandera bien plus que ce que nous donnons aujourd’hui !

Louis Fouquet 🇨🇦🏃‍♂️

Pour en savoir plus sur Terry FOX :
https://terryfox.org/fr/lhistoire-de-terry/


Bonjour à tous,

Tout d’abord, je voudrais remercier tous mes partenaires qui m’ont permis, via l’association « Nés pour courir », de concrétiser ce projet de traverser le Canada en courant.

Je voudrais également remercier, toutes les personnes qui m’ont soutenu (moralement et financièrement), assisté, aidé et encouragé dans ce périple, loin d’être un long fleuve tranquille !

Je suis vraiment désolé, soyez en certains, de n’avoir pu effectuer toute la traversée de Vancouver à Gaspé.

Comme vous le savez, alors que j’empruntais un mauvais parcours pour aller à Kenora, j’ai été victime d’une lourde chute sur le genou droit dans une zone de travaux.

Après 8 jours d’attente à Kenora, à suivre le traitement prescrit par l’hôpital, il y a eu un dégonflement du genoux mais les douleurs, même si elles ont diminué, sont toujours présentes. La mobilité quant à elle n’est pas revenue. Les douleurs principales se situent sur la rotule elle-même ainsi que sur les zones au dessus et au dessous, dans l’axe du genou.
Ne pouvant plus me déplacer normalement, et après une mûre réflexion, j’ai décidé d’arrêter définitivement la traversée du Canada en courant, au km 2585.

Hier, suite à cette décision, une partie de l’équipe a choisi de rentrer en France via Winnipeg, puis Montréal (David et Xavier), quant au reste de l’équipe, nous poursuivons la traversée en Camping-car au rythme de mes douleurs, pour ne pas faire de trop de route par jour (Loïc, Cathy et moi-même) et allons essayer de continuer de profiter de ce beau pays qu’est Le Canada. Nous sommes arrivés ce jour à Thunder Bay (Ontario)

Nous essayerons de vous permettre de poursuivre la découverte du Canada tout au long du reste de notre aventure.

Louis,


Nous sommes aujourd’hui, le mercredi 20 septembre 2023 (début du J32), nous sommes arrêtés depuis le J29 et cela fait maintenant environ 72 h que nous sommes arrêtés un peu après Kenora dans l’Ontario pour impossibilité de poursuivre notre aventure.

En effet, vous avez pu remarquer que depuis environ le 1400ème kilomètre de la course, que l’avancement était plutôt chaotique. Cette progression perturbée a été dans un premier temps dû à une lésion importante des fibres musculaires de mon ischio-jambier gauche. Le stress mécanique imposé par la course aux tissus blessés n’a pas permis de réparer correctement ces tissus. La douleur a été importante et certains jours, une souffrance difficile à supporter.

Les douleurs occasionnées par cette lésion ont commencé à diminuer plusieurs jours après leur apparition mais m’ont apporté tous les signes d’une tendinite de la patte d’oie au genou droit. Cette tendinite due à un surmenage des tendons de la face interne du genou a sans doute été favorisée par le déséquilibre occasionné par la blessure à l’ischio-jambier gauche. (Le tendon de la patte d’oie relie trois muscles de la cuisse en un point d’insertion situé sur la partie antérieure du tibia, ce qui prend la forme d’une patte d’oie). La patte d’oie a donc des fonctions essentielles pour la stabilisation du genou en extension et pour la rotation interne en flexion.

Lors de la journée du samedi 16 septembre, j’avais réussi à m’accommoder en termes de douleur et de souffrance de ces deux blessures et cela ne m’empêchait pas de continuer à une allure correcte dans l’objectif de 90 à 95 km/jour.

C’est alors, que suite à une erreur de routage, je me suis retrouvée sur une mauvaise route sur laquelle il y avait une zone de travaux, sans marquages provisoires au sol, quelque peu délicate à traverser. En scrutant le sol à quelques mètres pour trouver par où passer, j’ai trébuché sur le sol instable et suis tombé lourdement sur le genou droit.

Cette chute a occasionné une atteinte méniscale qui s’est caractérisée par un gonflement du genou très rapidement. La fin de cette journée de course a été insupportable.

Le lendemain matin, il m’était impossible de reprendre la course, ne pouvait poser le pied à terre ; le genou était chaud, gonflé, douloureux à la palpation et sans aucune mobilité possible.

J’ai choisi d’attendre le dimanche 17 septembre pour voir l’évolution des symptômes dus à cette mauvaise chute, laquelle m’a été fatale et malheureusement due à cette erreur de routage !

Sans amélioration positive le lundi matin au réveil, j’ai décidé de consulter à l’hôpital de Kenora.

Au terme de 6h1/2 passées à l’hôpital, dont 4h1/2 d’attente, je suis ressorti avec une prescription médicale pour limiter le gonflement. Il n’y avait pas de fracture et les ligaments ne semblaient pas être touchés mais je souffrais d’une inflammation des ménisques due au choc traumatique. Nous remercions vivement toute l’équipe médicale et tout particulièrement Victoire. Ils ont tous été aux petits soins pour Louis et très gentils. (Photo)

Depuis, Je suis toujours au repos et dans l’impossibilité de poursuivre ma route dans l’immédiat.

Je suis en attente de voir comment se résorbe ce traumatisme du genou et sous quel délai. J’ai donc décidé d’attendre le week-end prochain pour prendre ma décision.

Tous ces éléments conditionneront la reprise de la course ou l’arrêt définitif à Kenora.

Nous sommes donc installés depuis dimanche midi dans un camping à quelques kilomètres de Kenora afin de permettre une récupération au niveau du genou blessé suite à cette chute.

Cathy et Loïc prennent bien soin de moi afin de favoriser sa guérison.

Quant à David et Xavier, ils ont choisi de partir à l’aventure mardi matin avec le sac à dos jusqu’à notre départ de Kenora afin de profiter de la région.

Je suis profondément désolé de cette situation dans cette expérience hors norme qui devait valoriser et promouvoir la course d’endurance. Je regrette très fortement cet arrêt forcé car physiquement et psychologiquement, à l’heure d’aujourd’hui, je suis dans l’incapacité de poursuivre cette aventure.

J’espère de tout mon cœur que ces pathologies n’altèreront pas le message essentiel de l’importance de la course d’endurance dans le triptyque de la santé : Activité physique, nutrition, sommeil.

Dans notre monde, je pensais qu’il était crucial de réaliser une performance hors norme pour être écouté et entendu.

J’ai sans aucun doute été trop présomptueux puisque j’ai échoué. C’est un comble pour moi qui pense que l’avenir du monde ne se construira pas sans humilité.

L’essentiel reste que les instances politiques et éducatives fassent que l’activité et l’éducation physique redeviennent une priorité dans les écoles et dans toutes les structures de notre société.

Cela reste pour moi fondamental, que partout dans le monde, on ne fabrique plus de futurs adultes sédentaires, obèses et malades, et que le monde de la prévention devienne aussi important que le monde des soins et de la recherche. Je reste persuadé que, cet art ancestral qu’est la course d’endurance, pouvant être pratiquée par tous, n’entraîne aucune blessure et est essentielle pour la santé quand elle est pratiquée dans les règles de l’art (avec lente progressivité, patience, connaissance, plaisir et humilité), et hors de notre monde sportif qui implique, le plus souvent, entraînements, compétitions, dépassement de soi et donc blessures.

Je vous remercie tous profondément de m’avoir soutenu et encouragé comme vous l’avez fait et vous serai reconnaissant à tout jamais. Parce qu’il faut bien l’avouer, ces 1000 derniers km ont été les moments les plus difficiles de ma vie de coureur. Soyez-en remerciés encore !

Je vous tiendrai au courant des évolutions tissulaires qui me permettront ou pas de poursuivre un bout de l’aventure. Dans tous les cas, les jours restants ne seront pas suffisants pour atteindre le bout du chemin en cette belle ville de « Gaspé ».

Bien affectueusement à vous tous,

Louis FOUQUET


Bonjour à tous,

Nous n’avons pas donné beaucoup de nouvelles ces derniers jours. Aussi, je viens vous tenir au courant de la situation !

Après sa blessure à la cuisse gauche qui s’est bien améliorée, Louis avait une douleur au genou droit. Certainement en rapport avec la compensation d’une blessure en entraînant une autre. Malgré tout, avec son courage et sa ténacité, il a réussi à adopter sa course pour ne pas souffrir.

Malheureusement, parfois, il y a des jours « sans » ! Samedi en faisait partie. Samedi après-midi, suite à une erreur de routage, Louis s’est retrouvé sur la mauvaise route et a dû traverser une zone de travaux routiers tout près de Kenora dans l’Ontario, Louis se préoccupait de voir par où passer (Le marquage au sol étant inexistant), c’est alors qu’il a trébuché et est tombé lourdement sur son genoux droit. Lorsque nous l’avons récupéré avec le véhicule pour le goûter, il avait du mal à marcher. Nous lui avons de suite appliqué de la glace mais cela n’a pas empêché son genou de gonfler et il était rouge.

Après une journée de repos au camping hier, nous avons décidé de nous rendre ce matin à l’hôpital de Kenora pour un diagnostic.

A cette heure, nous y sommes toujours, en salle d’attente.

Nous déciderons alors de la suite de l’aventure après le diagnostic du médecin.

Nous espérons que ce n’est pas trop grave et qu’après un peu de repos, il pourra reprendre sa course.

Nous croisons les doigts !

Merci à tous pour votre soutien !

Au plaisir


Petit résumé des deux jours :

Mercredi : Lors de ce nouveau départ ce mercredi à 5h00 du matin, tout reste compliqué pour Louis. La forme ne revient pas. Les kilomètres parcourus ces derniers jours font partie des pires kilomètres que Louis ait effectués depuis toute sa vie de coureur, dans la souffrance, dans la lutte, dans un déséquilibre total. Il est soucieux, court le visage fermé scrutant le sol, Il médite sur ce que sera demain, n’osant envisager les divers scénarios possibles.

De quel côté basculera la balance ?

Dans une amélioration de sa blessure lui permettant ainsi de poursuivre l’aventure le plus loin possible ou alors dans le néant avec l’impossibilité de mettre un pied devant l’autre, le contraignant à prendre la décision qu’aucun coureur n’aime prendre « Abandonner ».

Dans la tête de Louis, depuis qu’il a envisagé de faire cette traversée, ses devises sont « Always be cool ! » (Toujours rester calme !) et « Never give-up ! »  (Ne jamais abandonner !)

Ce projet qu’il prépare depuis des mois serait-il en train de se terminer sans même goûter à la satisfaction de l’aboutissement, sans même avoir le temps d’explorer d’autres contrées et sans même avoir eu le temps d’en apprendre encore plus sur lui-même, sur son organisme et transmettre ainsi toutes ces informations sur la réaction de son corps et sur la course d’endurance.

Il essaie de chasser cette idée de son esprit et continue à se battre contre cette blessure, contre lui-même. Quelle est la bonne décision ? Tant qu’il arrive à avancer, il continue jusqu’à la dernière heure de cette dure journée.

Après la douche et le diner, il est l’heure de passer au massage avant de se poser pour la nuit. Que ses pas sont difficiles pour aller jusqu’au lit, qu’il est compliqué de mettre un pied devant l’autre, c’est le comble pour un coureur !

A cet instant et jusqu’au coucher, tout tourbillonne dans la tête de Louis, et je ne vous le cacherai pas, dans la mienne également. Que sera demain ? Louis arrivera-t-il à repartir ? Louis arrivera-t-il à poursuivre cette aventure hors du commun ?

Il est maintenant l’heure de se laisser aller, de s’abandonner lors de cette séance de massage et de relaxation, elle sera très importante ce soir afin de permettre une nuit la plus paisible et la plus réparatrice possible. Demain sera un autre jour !

Bilan de la journée : J25 : 76 km – 0 m de D+/ 322 m de D- : 13h25 repas compris. Soit un cumul de 2303 km

Jeudi : Il est 4h20 du matin, le réveil sonne ! Je n’ose imaginer dans quel état d’esprit et dans quel état physique se trouve Louis. Je lui demande doucement comment il va. Il me répond « Je ne sais pas, je vais essayer de marcher et on verra bien ce qui se passe ! ». Puis, il se prépare comme tous les matins avec le même rituel. Une fois équipé, il sort dans la nuit noire, pour au moins deux heures (suite au dernier changement d’heure.)

Et c’est reparti, en marchant tout d’abord, puis progressivement, toujours avec la même petite foulée, il avance doucement, tout doucement !

Nous le laissons partir et le retrouvons quelques kilomètres plus loin. C’est encore une journée difficile qui s’annonce ! Pour 8 heures, nous lui préparons un petit déjeuner. Il reste très pensif mais malgré tout, il est déjà satisfait d’avoir pu recommencer à courir, même si c’est bien loin des sensations qu’il souhaiterait avoir.

Le temps de tout ranger, nous le rejoignons alors qu’il arrive à près de 30 kilomètres depuis ce matin. Et là, nous constatons qu’il a modifié sa course, il se tient plus droit, il est moins dans la douleur, son visage s’éclaire et sa vitesse est légèrement plus rapide.

Nous n’en revenons pas ! Vu son état de forme de la veille au soir, nous n’osions même pas imaginer cette évolution positive de son état.

Il poursuivra sa journée, toujours dans ce même élan. Il sera prudent et à l’écoute de son corps afin d’éviter de se reblesser. Il ne ressent plus de douleurs.

C’est en cette fin de journée que nous passerons au sud de la banlieue de Winnipeg avec une circulation très dense étant donné des travaux sur tout un tronçon.

Louis terminera sa journée sur une note positive et sera très ému de nous raconter sa journée et sa stupéfaction de la terminer ainsi alors qu’un jour auparavant il était dans le doute, à deux doigts d’abandonner. Cette journée, c’était la journée de la dernière chance ! « Never give-up ! ».

Bilan de la journée : J26 : 90 km – 16 m de D+/ 22 m de D- : 14h10 repas compris, soit un cumul de 2393 km.

Au terme de cette journée, et après avoir passé la banlieue de Winnipeg, nous emprunterons la Highway, la « Transcanadienne ». Comme vous avez pu le constater sur le tracé, nous avions dévié notre trajectoire afin d’éviter un chemin de 70 km. Cette modification sera sans impact significatif sur la distance parcourue.

Nous passerons la nuit juste après un passage à niveau dans un petit chemin, sans penser que le train allait passer 7 fois dans la nuit avec un super klaxon à chaque passage et pas moins de 50 wagons (au Canada, il n’y a pas de barrières aux passages à niveau, l’avertisseur, c’est le klaxon). Je ne vous cache pas que la nuit a été quelque peu perturbée !

Une nouvelle journée s’annonce, que nous réservera-t-elle ? Dans ce type d’expérience, nous gérons les évènements au jour le jour.


Nouvelle journée avec une petite gelée et du brouillard au lever du jour. Les températures sont basses proches de 0° à l’aube. Elles remonteront au cours de la journée pour atteindre des températures tout à fait agréables accompagnées d’un beau soleil et ciel bleu jusqu’en fin de journée.

La dernière nuit a été meilleure pour Louis qui a mieux dormi. Le nouveau protocole adopté pour la fin de journée le concernant a porté ses fruits. Nous allons continuer dans ce sens.

Ce fût malgré tout, encore une dure journée car sa blessure à l’ischio-jambier gauche le handicape encore et l’empêche de courir, il doit donc toujours alterner marche et course à petite allure. C’est fatiguant pour lui physiquement et mentalement. De plus, les routes sont passagères, ce qui l’oblige à être très vigilant.

Ah, le sommeil… cette douce sensation qui nous transporte dans un monde de rêves et de repos bien mérité. Mais saviez-vous que le sommeil joue un rôle crucial dans la récupération musculaire ? En effet, il ne se contente pas seulement de nous reposer et de nous revitaliser.

Le sommeil est une étape essentielle qui permet au corps de se reposer et de récupérer de tous les efforts fournis au cours de la journée. Pour les sportifs, le sommeil permet une bonne récupération musculaire après d’intenses efforts d’activité physique. Une bonne partie de la croissance musculaire se déroule durant le sommeil, notamment durant la phase de sommeil profond. Durant cette phase, l’organisme fabrique et libère des substances anabolisantes comme l’hormone de croissance, des substances chimiques qui réduisent l’inflammation et la douleur musculaire, favorisant ainsi une récupération plus rapide, ce qui permet au corps de construire du muscle.

Comme je vous l’avais indiqué hier, la Manitoba a un paysage composé de lacs, de rivières, de montagnes, de forêts et de prairies. C’est avec bonheur que nous découvrons ce paysage plus varié que la Saskatchewan. Avec notamment des forêts et quelques rivières.

Les ressources naturelles du Manitoba comprennent les terres agricoles, les minéraux, l’hydroélectricité, les pêcheries et la faune sauvage.

L’activité agricole principale est l’élevage bovin (35 %), la céréaliculture (19 %) et la production d’huile végétale (8 %). Environ 12 % des terres arables du Canada se situent au Manitoba. Nous y rencontrons encore de nombreuses grosses machines agricoles.

D’autre part, nous avons pour la première fois depuis notre traversée, été interpelés par la Police qui voulait nous rappeler les règles de sécurité pour la course en bord de route. Nous lui avons présenté le projet de l’association. Il a été très sympa et a même accepté de poser pour la photo, même si on voit plutôt sa voiture.

Bilan de la journée : J24 : 79 km – 82 m de D+/ 135 m de D- : 13h56 repas compris, soit un cumul de 2246 km.

Comme à l’habitude, nous bivouaquerons en léger retrait du parcours et passerons à un camping, un peu plus loin, demain matin à Holland afin de faire les niveaux d’eau et les douches, sauf Louis qui prend sa douche tous les soirs dans le camping-car quand nous n’avons pas mieux à lui offrir.

A bientôt pour la suite de l’aventure !


Résumé des deux jours :

🇨🇦 Dimanche : C’est reparti pour une nouvelle journée ! Les températures sont en baisse et le matin, il fait froid, ce qui ne va pas aller en s’arrangeant sur les jours à venir. Louis est reparti comme d’habitude à 5h00, bien couvert. Toujours la douleur à l’ischio-jambier gauche, pas pire que la veille, mais pas vraiment d’amélioration. La journée restera encore difficile.

Nous changerons d’heure une fois de plus. Nous suivions jusqu’à présent l’heure Mountain Standard Time (MST, UTC -7 :00) et nous sommes passés au Central Standard Time (MST, UTC -6 :00). Soit plus que 7h de décalage horaire avec la France au lieu de 8h. De ce fait, Louis fera environ 1 heure de moins de course aujourd’hui.

Cette nouvelle province du Canada, le Manitoba, est la cinquième province la plus peuplée du pays, avec 1,2 million d’habitants, en 2016. Située dans l’Ouest canadien, elle est la plus orientale des trois provinces des Prairies, et couvre une superficie de 649 950 km2.

Le Manitoba est une province canadienne bordée par l’Ontario à l’est et la Saskatchewan à l’ouest. Son paysage, composé de lacs, de rivières, de montagnes, de forêts et de prairies, s’étend de la toundra nord de l’Arctique à la baie d’Hudson dans les terres agricoles de l’est et du sud. De nombreuses étendues sauvages sont protégées dans plus de 80 parcs provinciaux, où la randonnée, le vélo, le canoë, le camping et la pêche sont des activités prisées.

Ce qui est maintenant le Manitoba a d’abord été habité par des peuples amérindiens, pendant des milliers d’années. Au début du XVIIème siècle, des commerçants de fourrures français et britanniques ont commencé à arriver dans la région, et à établir des colonies. L’Angleterre s’assura le contrôle de la région en 1673, et créa un territoire nommé la Terre de Rupert, qui fut placé sous l’administration de la Compagnie de la Baie d’Hudson. La Terre de Rupert, qui comprenait l’ensemble du Manitoba actuel, a grandi et évolué de 1673 à 1869, avec des communautés d’Amérindiens et de Métis, dans la colonie de la rivière Rouge.

Winnipeg est la capitale de la province. Les autres principales villes sont Brandon, Portage la Prairie, Le Pas, Thompson et Dauphin.

Le climat du Manitoba est rude, bien que le sud de la province soit suffisamment fertile pour permettre une agriculture extensive. Au nord se trouvent des forêts de conifères, de la fondrière de mousse, et la toundra, à l’extrémité.

Bilan de la journée : J22 : 82 km – 15 m de D+/ 220 m de D- : 13h26 repas compris, soit un cumul de 2096 km.

🇨🇦 Lundi : Je suis la première désolée de me répéter, mais c’est la journée la plus difficile depuis le départ pour Louis car la dernière nuit n’a pas été très bonne, il n’a pas bien dormi et n’a donc pas bien récupéré. Ce qui le handicapera tout au long de cette journée et l’obligera à marcher la plupart du temps.

De plus, tout a commencé par de mauvaises conditions météo avec un vent fort, des températures basses et pour combler le tout, de la pluie assez forte et froide !

Nous le récupérerons au bout de quelques kilomètres, bien mouillé (sauf le buste) les pieds et les mains trempés et gelés. De plus, dans la mesure où il ne fait pas que courir, il a plus de mal à se réchauffer. Il sera obligé de se changer afin de revêtir des vêtements secs pour continuer la course en se protégeant au maximum de la pluie.

Bilan de la journée : J23 : 71 km – 61 m de D+/ 38 m de D- : 14h20 repas compris, soit un cumul de 2167 km.

Durant ces deux jours, nous bivouaquerons sur des terre-pleins un peu à l’écart de la route. Toujours pas de camping au lieu d’arrêt course.

Je prendrai soin de Louis afin de faire en sorte qu’il passe une meilleure nuit, massage juste avant de dormir en même temps qu’une séance de relaxation.

A demain pour de nouvelles aventures qui nous le souhaitons seront meilleures.

Un grand Merci pour vos encouragements et votre soutien.


Parfois, les jours se suivent et se ressemblent !

C’est encore une journée difficile pour Louis, la nuit n’a pas été des meilleures et la douleur est persistante, il faut du temps pour gérer cette blessure, il faut laisser le temps au corps de se réparer ! Patience, Patience !…

Malgré ce handicap, Louis arrivera à parcourir 84 km durant cette journée.

A force de courage, de ténacité et de volonté, Louis passera, malgré sa blessure, ses 2000 km depuis le début de la traversée, c’est déjà énorme sachant que son record de distance est de 1 178,938 kms (lors des 10 jours de Policoro en mars 2023)

Bilan de la journée : J21 : 84 km – 49 m de D+/ 65 m de D- : 14h20 repas compris, soit un cumul de 2008 km.

Nous sommes toujours dans la province de la Saskatchewan et traversons quelques villages, dont le village d’Arcola avec de jolies propriétés bien entretenues par rapport à ce que nous avons pu voir précédemment. Par contre, ce qui nous étonne le plus, c’est de ne voir personne dans les villages ! tout est désert ! Nous supposons que les gens sont partis en week-end, la plupart des canadiens ayant une caravane.

Nous rencontrerons également de nombreux motards, les canadiens vaquent à leurs passions lors du week-end en faisant notamment des sorties motos ou caravanes.

Nous clôturons notre 3ème semaine de traversée, ça commence à compter. La météo est correcte jusqu’à présent, mais nous risquons d’avoir de la pluie dans les prochains jours, c’est ce qui est annoncé !

Il y a très peu de villages et nous avons du mal à trouver des campings sur notre chemin à l’heure où l’on s’arrête. Nous bivouaquerons donc une nouvelle fois quelque peu à l’écart de la route.


Une nouvelle journée s’offre à nous en ce matin ensoleillé avec comme souvent un magnifique lever du soleil comme vous avez pu les admirer les jours passés, même si les températures sont fraiches le matin.

Louis a dépassé 1/3 de la traversée totale dans la matinée, soit les 1 869 km. Il arrive à alterner course et marche avec un peu plus de mal en fin d’après-midi où il favorise la marche.

Malheureusement, les douleurs reviennent. Il se bat, contre ses douleurs et contre lui-même. Il fait preuve de ténacité en ces jours difficiles. Ne rien lâcher ! Tel est son objectif !

Nous sommes tellement impuissants devant ses difficultés, nous voudrions pouvoir l’aider un peu plus. Il faut juste être là, les prodiguer les meilleurs soins, anticiper ses besoins et lui adoucir la vie au maximum, rester à son écoute.

Nous espérons que cette blessure va bientôt se résorber pour ne pas trop entamer le moral de notre coureur !

Nous passerons la ville de Weyburn (km 1 857), une jolie ville d’environ 11 000 habitants, très joliment arborée. Sur notre parcours, nous verrons également de nombreux puits de pétrole, une des richesses de la province.

Cette journée aura été longue pour notre coureur avec des moments difficiles.

Bilan de la journée : J20 : 95 km – 72 m de D+/ 73 m de D- : 14h18 repas compris, soit un cumul de 1 925 km.

Demain sera un autre jour !

Nous bivouaquerons à nouveau ce soir en retrait de la route…pour un bon repos avant de repartir sur une nouvelle étape !

(Photos Catherine, David, Loïc)

Lien Instagram David Antoine


En cette nouvelle journée, nous vous apportons des nouvelles de Louis.

Après une journée d’hier d’alternance entre marche (40%) et course (60%), Louis passera pendant toute la matinée à 20% de marche et 80% de course puis reviendra dans l’après-midi au même rythme que la veille. L’après-midi ayant été plus difficile que le matin par rapport à sa blessure, il ne veut pas aller dans la douleur afin de ne pas l’aggraver. Le moral est relativement bon, il est très concentré, dans sa bulle lorsqu’il court. Une seule idée, avancer et ne jamais penser à abandonner « Never give up ! »

Bilan de la journée : J19 : 94 km – 52 m de D+/ 213 m de D- : 14h08 repas compris, soit un cumul de 1 830 km.

Durant cette journée, nous croiserons peu de villages, le petit village de Pangman en fera partie avec ses 260 habitants, sa poste, son petit café, une station/supérette Co-op, une école, une petite banque « Radius Credit Union » et quelques autres commerces.

Toujours aussi calme, nous sommes effectivement dans l’arrière-pays du Saskatchewan, les gens y vivent simplement.

Nous en profitons pour vous présenter le drapeau des provinces par lesquelles nous sommes passés jusqu’à présent lors de notre traversée du Canada.

Au fil des provinces, nous vous présenterons le drapeau correspondant.

Les canadiens sont très attachés à leur drapeau national

Le drapeau national du Canada et les drapeaux des provinces et territoires font l’honneur et la fierté des Canadiens. Il convient de les traiter avec égard et respect.

Le drapeau du Canada, surnommé l’Unifolié (ou The Maple Leaf Flag en anglais, littéralement « le drapeau à la feuille d’érable ») est le drapeau national et le pavillon national du Canada. C’est un drapeau rouge portant dans un carré blanc une feuille rouge d’érable stylisée à onze pointes. Adopté en 1965, il est le premier drapeau national officiellement adopté au Canada pour remplacer l’Union Flag.

Au terme de cette journée, Louis terminera son parcours sous le coucher du soleil.

Nous reprenons alors notre rituel habituel et nous nous poserons comme toujours en pleine nature, mais non loin de la route afin que Louis reprenne le départ dès demain matin directement du lieu de bivouac.

See you soon ! 🏃🏻‍♂️🇨🇦


C’est reparti pour une nouvelle journée de course pour Louis. Suite à sa blessure, il a marché toute la journée d’hier, aujourd’hui, ça va un peu mieux, mais ce n’est pas encore cela, malgré tout, il alternera avec 40% de marche et 60% de course. Ce qui lui permettra d’effectuer 90 km dans sa journée ! Ce qui est déjà très bien !

Bilan de la journée : J18 : 90 km – 258 m de D+/ 214 m de D- : 14h19 repas compris, soit un cumul de 1 733 km.

Ce fût une journée sans évènement particulier. Comme vous le savez, nous sommes dans une région agricole. Nous vous posterons donc quelques photos de paysages et d’engins agricoles énormes.

La Saskatchewan est souvent appelée le grenier du Canada en raison de toutes les céréales produites dans cette province des Prairies. Son large éventail de grands espaces, de plaines et de sols agricoles riches en fait un endroit idéal pour la production de grandes cultures. La province est également l’un des plus grands exportateurs au monde de diverses grandes cultures, comme le canola. Les données du Recensement de l’agriculture de 2021 montrent que la province se place à la tête du pays au chapitre de la culture de céréales, d’oléagineux et de légumineuses.

La Saskatchewan, qui produit une quantité non négligeable de pétrole brut, de gaz naturel, de charbon et d’énergie électrique, possède environ 10% des réserves de pétrole et 25% des réserves de gaz du Canada. Le pétrole brut, découvert en 1944, varie de brut non corrosif léger à brut acide lourd.

Grâce à son économie diversifiée, à ses ressources naturelles abondantes, à son faible coût de la vie et à l’excellente qualité de vie qu’elle offre, la Saskatchewan est une province de choix où s’installer, travailler, élever des enfants et investir dans une entreprise. Ce ne sera malgré tout pas notre choix !

Nous avons traversé le village de Limerick dans lequel nous avons découvert en gare, plusieurs wagons joliment décorés et tagués.

En fin de journée, lors de notre arrêt pour bivouaquer pour la nuit, un gros camion bleu s’est arrêté et le chauffeur, Paul, est venu nous voir pour savoir si tout allait bien, il transporte de la farine. Il était heureux d’échanger avec nous, que l’on s’intéresse à lui et à son beau camion bleu. Il a même accepté avec plaisir de poser pour la photo.

Nous bivouaquerons tout près de là, dans un espace à l’écart de la route. Dans cette contrée, il y a très peu de campings et en plus pas à proximité de nos arrêts.

Nous continuons de prendre soin de notre coureur pour lui simplifier la vie au maximum et lui permettre d’être en forme le jour suivant.

A bientôt pour de nouvelles aventures.


Comme à l’habitude, ce mardi débute dès 4h30 par le lever des troupes, puis départ de Louis à 5H00.

Les températures sont basses et il est toujours difficile d’affronter le froid au petit matin quand il fait encore nuit. Louis en a le visage marqué.

Suite à sa blessure aux ischios-jambiers, Louis a décidé d’un repos relatif en marchant toute la journée, sans courir pour préserver sa blessure. Il faut savoir se préserver afin de pouvoir poursuivre la traversée. Je lui prodigue régulièrement des soins pour le soulager sur les conseils d’Hervé, Kiné, qui nous suit à distance et qui m’a formé pour des massages quotidiens afin d’aider Louis à récupérer au mieux au terme de chaque journée de course. Cette stratégie de marcher explique la baisse de son kilométrage du jour, bien que tout à fait honorable !

Bilan de la journée : J17 : 74 km – 120 m de D+/ 159 m de D- : 13h52 repas compris, soit un cumul de 1 642 km.

Au cours de cette journée, nous traverserons plusieurs petits villages dont Aneroid, le village fantôme par excellence, la plupart des maisons sont à l’abandon.

C’est un village de 50 habitants (en 2016), puis 25 (en 2021), de grandes rues qui ressemblent à des chemins de campagne, des maisons très espacées dont une bonne partie abandonnée, pas âme qui vive ! Des carcasses de voitures un peu partout.

Hazenmore : Un village de 75 habitants en 2021, contre 124 en 1981.

Ailleurs au pays, c’est presque 80 % de la population qui vit dans les régions urbaines. Mais l’exode rural est très fort en Saskatchewan et tout indique que la province rattrapera sous peu le reste du pays. Dans plusieurs villages et municipalités rurales francophones, la situation est dramatique.

C’est à l’entrée de Hazenmore que Louis atteindra pour la première fois les 1000 miles, soit 1 609,344 km, le 5 septembre après-midi.

Sinon, nous nous arrêtons régulièrement, légèrement à l’écart de la route. Une canadienne nous a expliqué qu’il était de rigueur, dans cette contrée, de s’arrêter dès qu’un véhicule est à l’arrêt sur le bord de la route afin de vérifier s’il a besoin d’aide.

Lors d’un tel arrêt, Eugène s’est arrêté, avec son gros pick-up américain par excellence, Le Dodge RAM, propriétaire d’une ferme de seulement 50 000 hectares, où il ne cultive que des céréales et qui occupe 6 à 7 personnes, dont ses deux fils. Belle exploitation !!! A l’entrée du long et grand chemin conduisant à sa ferme, une collection d’anciennes crosses de hockey sur glace, sans doute en souvenir d’un passé d’hockeyeur.

Loïc a également rencontré un petit rongeur américain, un petit chien de prairie.

Nous retrouvons Louis quelques minutes plus tard qui arrivera à parcourir 74 km, tout en marchant et sans ressentir de douleurs. Nous sommes fiers de lui car il est difficile de ne faire que marcher sur cette distance surtout quand on est coureur d’endurance, il a lutté, il s’est accroché pour atteindre ses objectifs de la journée ! Il a réussi !

Par contre, même les maisons vont plus vite que Louis sur la route ! Impensable 😊 ! (lol)

Nous continuons de prendre soin de Louis avec bienveillance afin de le soutenir également mentalement dans ces moments difficiles. Il ne lâche rien !

Au moment où Louis arrête sa course en fin de journée, aux alentours de 19h maximum, c’est un plaisir pour lui de se poser et de partager la soirée avec son équipe jusqu’à 21h, l’heure où son lit l’appelle.

Alors nous vous disons à demain pour de nouvelles aventures si vous voulez bien, et d’ici là dormez bien !


Nous reprenons la route ce matin, jour férié pour la fête du travail au Canada (toujours le 1er lundi de septembre).

Cela ne nous arrange pas car tout est fermé depuis samedi et nous avons beaucoup de mal à nous approvisionner, que ce soit en denrées, en eau, en gaz. Heureusement, nous avons quelques provisions d’avance et l’important est que le coureur ne manque de rien ! Ce qui reste le cas pour l’instant.

Nous avons décidé de nous arrêter à Shaunavon afin de tenter notre chance pour faire le plein de courses. Il y a tous les magasins dont nous aurions besoin mais malheureusement, tout est fermé ! Non seulement les magasins sont fermés mais en plus, il n’y a personne dans la ville, on a encore le sentiment de se trouver dans une ville fantôme ! Je crains que ça ne soit pas la dernière fois !

Seule la station-service est ouverte, le seul endroit de la ville où il y a un peu de vie. C’est tellement différent de chez nous !

La journée est difficile pour tout le monde, Louis a repris sa course en alternant marche et course en attendant que sa blessure aux ischios-jambiers se résorbe. Je lui applique du chaud dès qu’il s’arrête pour les pauses un peu plus longues ainsi qu’un massage deux fois par jour (matin et soir). Il est toujours difficile de ne pas pouvoir avancer aussi vite que l’on avait prévu. Ne nous le cachons pas, il est parfois très pensif sur sa stratégie de course afin de faire les bons choix. C’est un mauvais moment à passer. De nombreux coureurs de l’ultra sont déjà passés par là, avec des moments de moins bien, puis ça repart à un moment ou à une autre.

En plus, la météo n’est pas au top, pas de soleil, de la brume, une grosse baisse des températures, il faut avouer que cela n’aide pas !

Pour terminer notre journée, nous nous arrêterons tout près du petit village de Cadillac où nous avons tout d’abord fait la connaissance du pompiste avec qui nous avons bien discuté et auprès duquel, nous avons pu se ravitailler en gaz (pour le réfrigérateur, la cuisson et le chauffage).

Ensuite, nous avons rencontré un petit père, comment vous le décrire ? Disons, entre « le Père Noël » et Robinson Crusoé. Il nous a offert la peluche de Kermit la Grenouille ! Devant chez lui, c’était entre un vide-greniers et une brocante. Je vous laisse imaginer !!!

Puis, nous sommes allés faire un tour dans ce petit village de Cadillac d’environ 90 habitants, qui comme les autres semblait désert. Nous avons vu quelques voitures passer mais personne dans les rues (photos). Par contre, chaque rue était illustrée avec une voiture ancienne dessinée sur un petit panneau bois. Nous y retrouvions d’ailleurs de nombreuses voitures anciennes, dont une belle Cadillac Mercury jaune. (Photo).

Bilan de la journée : J16 : 86 km – 145 m de D+/ 323 m de D- : 13h50 repas compris, soit un cumul de 1 571 km.

Nous bivouaquerons donc tout près de Cadillac où nous occuperons de notre coureur (Douche, massage, soins, diner, etc…et au lit !)

A bientôt sur d’autres chemins de la Saskatchewan.


TRAVERSEE DU CANADA

Comme d’habitude, aujourd’hui, c’est grasse matinée jusqu’à 4h30. Nous quittons ensuite notre bivouac pour assister Louis qui est parti comme d’habitude à 5h après un petit déjeuner rapide composé entre autres, de deux petits sandwichs d’hier soir de la petite Mamie de la petite ville de Consul, c’est reparti pour une nouvelle étape.

La petite ville de Consul à un charme d’antan avec sa station essence et son vieux véhicule (garé comme si c’était un client alors que la station est fermée). De plus, nous avons rencontré un canadien avec son vieux pick-up Chevrolet datant des années 1950 / 1960 qui s’arrêtait pour demander si nous avions besoin de quelque chose alors que nous attendions Louis, il a accepté avec plaisir de poser pour qu’on le prenne en photo. Au même endroit, nous avons eu le plaisir de voir une harde d’antilopes d’Amérique, le tout sous le soleil levant.

Lors de notre traversée de la Saskatchewa, nous emprunterons partiellement le red coat trail (Le sentier des tuniques rouges), de Foremost jusqu’à environ Cadillac, soit sur environ 335 km.

Le Red Coat Trail est un sentier de 1 300 km qui correspond à peu près au chemin qu’empruntait en 1874 la Police à cheval du Nord-Ouest lors de sa « Marche vers l’Ouest » pour aller faire régner la loi dans l’Ouest canadien. Partis du fort Dufferin (aujourd’hui EMERSON), les hommes suivent la route de la Boundary Commission jusqu’à Roche Percée (Sask.). Arrivé là, le contingent se divise, quelques policiers se dirigeant vers le FORT EDMONTON et la majeure partie de la troupe poursuivant vers le FORT WHOOP-UP. Trouvant celui-ci abandonné, la colonne continue vers l’ouest jusqu’à une île sur la rivière Oldman, où elle entreprend la construction du FORT MACLEOD. (Photo)

Nous croiserons une autre ville, la 2ème et dernière ville de la journée, Eastand (68 km plus loin).

Eastend est un village situé dans le Sud-Ouest de la Saskatchewan au Canada à environ 55 km au nord de la frontière avec le Montana et à 85 km à l’est de la frontière avec l’Alberta. L’endroit est surtout connu à cause de la découverte d’un squelette de Tyrannosaurus rex à proximité surnommé « Scotty » en 1994. Ainsi, la localité s’est dotée d’un musée nommé T.rex Discovery Centre en 2003.

Nous verrons également plus de 50 puits de pétrole éparpillés dans les champs de la Saskatchewan. (Photo). Selon la province du Canada, l’industrie du pétrole et du gaz naturel contribue à 15 % de son produit intérieur brut. En 2016, 1648 puits de pétrole ont été forés en Saskatchewan, alors que 1831 puits de pétrole ont été forés en 2015 dans la province. Plus de 120.000 puits sont inactifs et non scellés en Alberta et en Saskatchewan, les deux provinces qui abritent 91% des puits canadiens, selon un rapport fédéral de 2022. La Saskatchewan a lancé une mesure incitative pour stimuler de nouveaux projets de transformation de puits en puits d’injection d’eau.

Revenons à notre coureur, Louis est dans une période plus difficile avec un début de douleur à l’ischio-jambier de la jambe gauche, il continue son chemin en alternant marche et course. Bien sûr, il ne pourra pas faire ses 100 km aujourd’hui. Mieux vaut se préserver pour mieux repartir. Nous lui prodiguons des massages et appliquerons du chaud en fin de séance.

La fin de journée a été un peu moins chaude et le ciel s’est couvert en fin d’après-midi laissant place aux nuages noirs. La météo de demain risque d’être perturbée.

Bilan de la journée : J15 : 88 km – 243 m de D+/ 250 m de D- : 13h58 repas compris, soit un cumul de 1 488 km.

Dans cette région déserte, nous nous sommes arrêtés légèrement en retrait sur le bord de la route tout près de puits de pétrole, où il ne passe vraiment pas beaucoup de monde. Dans certaines petites villes, on se croirait dans des villes fantôme, surtout les week-ends et les jours fériés. Il n’y a personne dans ces larges rues où il n’y a que quelques maisons de clairsemées.

Nous vous disons à bientôt pour de nouvelles aventures, nous allons prendre grand soin de Louis afin de lui redonner des ailes pour les jours à venir !


Après une nuit au milieu de nulle part, loin de toute civilisation, la Team se réveille doucement et tout se met en œuvre pour le départ de Louis dès 5h. Une fois habillé, chaussé et équipé, Louis s’installe quelques minutes à table, pour prendre un premier petit déjeuner rapide avant de se lancer seul sur les chemins de la Saskatchewan.

Effectivement, aujourd’hui, nous parlerons de « Chemins », le tracé du jour nous obligera à passer par un chemin long de 90 km, emprunté habituellement plutôt par des pick-up de cowboys que par un camping-car de Frenchies. Ce chemin est entouré de parcelles appartenant à des ranchs. Le camping-car ne fera pas d’excès sur cette voie, nous roulerons à 30 km/h.

Ce chemin sera plus fatiguant pour Louis, il devra modifier sa foulée car il y a pas mal de gravillons comme vous pourrez le voir sur les photos et ce n’est pas du tout les mêmes sensations que sur route.

Au cours de cette journée, nous changerons de région pour passer de l’Alberta à la Saskatchewan.

La Saskatchewan est une province canadienne qui borde les États-Unis au sud. Les prairies recouvrent ses plaines du sud, tandis qu’au nord se trouvent les roches accidentées du plateau du bouclier canadien, des forêts de conifères, des rivières et des lacs. Regina en est la capitale. La population du Saskatchewan est de 1.174 million d’habitants (2019) pour une superficie de 651 900 km² (1,8 hab./km²). L’économie de la province repose sur l’agriculture, l’exploitation minière et le secteur de l’énergie.

Que ce chemin sera long ! Difficile au niveau du sol, quelques longs faux-plats montants, la chaleur accompagnée d’un vent chaud, la poussière des pick-up qui le croisent ou le doublent…

Nous serons contraints de laisser Loïc et Norco (le petit vélo) chargé de goûters et d’eau juste avant l’avant dernier ravitaillement initialement prévu afin d’avancer avec le Camping-car jusqu’à la petite ville de « Consul » (Nous apprendrons qu’il n’y a que 50 habitants dans le village) pour faire le plein de courses, d’eau et d’essence avant la fermeture. Cette décision n’a pas été sans répercussion sur le mental de Louis qui s’était déjà préparé à s’installer dans le camping-car, à l’abri du soleil et avec un petit goûter frais et réconfortant. C’est toujours bienvenu quand le chemin est difficile. La fin du parcours a donc été plus difficile. On apprend toujours de ses erreurs !

Bilan de la journée : J14 : 101 km – 334 m de D+/ 320m de D- : 14h10 repas compris, soit un cumul de 1 400 km.

Malheureusement, le lundi 4 septembre étant un jour férié (Fête du travail, les commerçants ont choisi de faire le pont (samedi / dimanche / lundi) » Pas de chance ! Cela devient compliqué de se ravitailler. Nous arriverons toutefois à faire le plein d’eau pour la réserve du camping-car mais pas pour l’eau potable. Pour l’essence, nous avons eu la chance de croiser à la station, un Canadien fort sympathique qui nous a prêté sa carte (car il faut une carte spéciale) afin que l’on puisse faire le plein, nous lui avons remboursé en cash.

Cherchant pour avoir de l’eau potable, nous nous sommes permis de frapper chez l’habitant. Une petite Mamie dynamique et trop gentille nous a ouvert sa porte et a accepté que l’on remplisse tous nos bidons d’eau (9). Nous lui avons alors demandé où l’on pouvait acheter de quoi manger dans la ville ou s’il y avait un restaurant. Elle n’a pas hésité, dans un élan de générosité, elle nous a proposé de nous préparer quelque chose. C’est alors que son fils et toute sa famille sont arrivés, nous avons alors parlé de la traversée du Canada de Louis et de l’association « Nés pour courir ». Quelques minutes plus tard, elle est arrivée avec un petit sac garni (7 petits sandwichs, 3 Pepsi, un paquet de chips, un petit sac avec d’excellents petits biscuits (chocolat/fruits rouges)) et en plus, tout cela avec un grand sourire ! On sentait que ça venait du cœur ! Quelle belle rencontre ! Nous avons fait une photo et lui avons laissé un tee-shirt de l’association pour la remercier.

Ce sont également ces moments de belles rencontres qui enrichissent notre aventure !

Nous bivouaquerons également ce soir légèrement en retrait de la route afin que Louis puisse repartir directement du lieu d’arrêt, nous profiterons encore de diner en terrasse.

(Photos David et Cathy)


Aujourd’hui, nous repartons de notre petit parking en bord de route un peu avant Foremost. Pratiquement aucune circulation pendant la nuit, ce qui nous a permis de dormir tranquillement afin de reprendre le départ comme tous les jours à 5h00.

Nous nous arrêterons dans la petite ville de Foremost afin de faire le plein d’eau et de ravitaillement avant d’avancer vers la province de la Saskatchewan.

Nous sommes arrivés à la seule épicerie de la ville, « Back 40 Foods », mais celle-ci n’est pas ouverte ! Nous avons dû attendre 40 minutes avant qu’elle ouvre ses portes. Et là, il n’y avait quasiment rien dans les rayons, la plupart étaient vides ! Quel désenchantement ! Nous comptions vraiment sur cette ville car nous savions qu’après, nous n’avions pas loin de 170 km sans rien trouver pour se ravitailler. Nous avons fait avec ce qu’il y avait et nous nous en sommes contentés même si ça ne correspondait pas à nos espérances.

Nous nous sommes également arrêtés à Orion dans une toute petite épicerie de village où nous avons pu compléter que très partiellement notre ravitaillement, juste 5 minutes avant la fermeture.

Sur ce chemin de gravillons, avec si peu de circulation, nous avons la chance de voir des antilopes d’Amériques appelées « Antilocapra americana »*.

(*) L’Antilocapra americana est la seule espèce du genre Antilocapra, et également la seule représentante actuelle de la famille des antilocapridés (Antilocapridae). Elle est appelée Antilope d’Amérique ou Antilocapre en français, ou encore pronghorn (dénomination anglaise parfois utilisée en français). Ce mammifère vit dans la partie ouest de l’Amérique du Nord, dans des milieux très divers.

Antilocapra americana a une hauteur au garrot comprise entre 0,81 et 1,04 mètre. Avec la tête, elle mesure généralement entre 1 et 1,50 mètre. Sa longueur totale atteint en moyenne 141 cm. Les mâles sont légèrement plus grands que les femelles. Les pronghorns mâles pèsent entre 41 et 64 kg, les femelles entre 34 et 48 kg4

Ce mammifère possède un pelage à dominante fauve. Cette couleur lui permet de se camoufler dans les hautes herbes de la prairie américaine. Sa peau est couverte de poils drus cuivrés à brun-rouge sur le dessus. Le ventre, l’intérieur des membres, une zone rectangulaire entre les épaules et les hanches, l’écusson, le croissant sur la gorge et la croupe sont blancs. Le cou porte une courte crinière noire et deux bandes blanches sur la partie inférieure. Le mâle a un masque noir et des taches noires sur le cou, ses cornes dépassent le bout de ses oreilles ; la femelle ne possède pas ces marques noires. La queue du pronghorn mesure entre 7,5 et 17,8 cm3. Les sabots pointus sont fendus et garnis de coussinets qui amortissent le choc des foulées atteignant huit mètres en pleine course. Les deux sexes ont des cornes noires qui tombent et repoussent chaque année.

Antilocapra americana se distingue des cervidés par ses cornes pointues et fourchues, de couleur noire. Elles sont constituées d’un cœur permanent en os recouvert d’une gaine de kératine qui tombe chaque année. Contrairement à celles des antilopes, ces cornes ne sont pas creuses. La longueur de celles-ci varie de 33 à 38 cm pour le mâle, et de 7 à 13 cm pour la femelle5.

Les yeux saillants, particulièrement grands, d’un diamètre d’environ 36 millimètres et situés de chaque côté du crâne, donnent à l’antilope d’Amérique un champ de vision panoramique de 300 à 320 degrés. Cela permet à l’animal de détecter un mouvement à plusieurs kilomètres de distance et de voir arriver ses prédateurs. Le masque facial noir et les deux taches noires entre les oreilles des mâles servent lors de la parade sexuelle et des démonstrations de supériorité hiérarchique. Les mâles ont neuf glandes sous-cutanées (deux sous les oreilles, deux à la croupe, quatre entre les orteils et une sous la queue) et les femelles six (deux à la croupe et quatre entre les orteils), produisant une odeur en cas de danger. L’odeur dégagée par les glandes subauriculaires sert à marquer le territoire pendant la parade sexuelle.

Louis quant à lui, avance dans ces grandes plaines de l’Alberta, de grandes étendues à n’en plus finir avec des routes toutes droites à l’infini. Nous voyons toujours l’horizon à 360 °. Les températures sont chaudes et il n’y a aucune ombre. La course devient difficile sous la chaleur mais Louis ne lâche rien même si c’est dur pour lui. Il réduit la durée des petits ravitaillements pour en finir au plus vite.  Il sera heureux de terminer cette journée même s’il traverse des moments avec de bonnes sensations mais ça ne dure pas toute la journée.

C’est enfin l’arrivée de Louis au terme de cette difficile étape. Voilà que tout se met en œuvre en termes de logistique autour de Louis ; pendant que Loïc nous concocte un bon diner : Cathy procède à la coupe des cheveux, à la préparation de tout ce qu’il faut pour la douche, aux massages pour aider le coureur à récupérer des efforts fournis pendant la journée (un précieux moment de répit et de détente). Pendant ce temps, Xavier et David préparent la table à l’extérieur et David prend quelques photos. Puis viendra l’heure du petit moment convivial de l’apéro, le diner en plein air, une petite camomille et au lit !

Bilan de la journée : J13 : 101 km – 170 m de D+/ 147 m de D- : 13h27 repas compris.

Installés pour la nuit loin de toutes civilisations, un sentiment étrange, perdus au milieu de nulle part avec une vue à 360° illuminée par le coucher du soleil. Nous décidons de diner à l’extérieur du camping-car et entendons alors les chiens de prairie, ce sont de petits animaux, comme de petites marmottes qui font le bruit des chiens, c’est la raison pour laquelle ils sont appelés « chiens de prairie ».

A bientôt pour de nouvelles aventures, parfois décalées selon les accès internet.


Après avoir déposé Louis au point d’arrêt de la veille, nous sommes repartis vers Lethbridge.

Lethbridge est une ville de la province de l’Alberta au Canada. Avec une population de 101 482 habitants (2019). Lethbridge est devenue la quatrième ville albertaine à dépasser les 100 000 habitants. Les montagnes Rocheuses canadiennes à proximité contribuent aux étés chauds, aux hivers doux et au climat venteux de la ville. Lethbridge se trouve au sud-est de Calgary, sur la rivière Oldman.

Lethbridge est le centre commercial, financier, de transport et industriel du sud de l’Alberta. L’économie de la ville s’est développée à partir de l’extraction du charbon à la fin du 19ème siècle et de l’agriculture au début du 20ème siècle. La moitié de la main-d’œuvre travaille dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la vente au détail et de l’hôtellerie, et les cinq principaux employeurs sont gouvernementaux. La seule université en Alberta au sud de Calgary est à Lethbridge, et deux des trois collèges du sud de l’Alberta ont des campus dans la ville. Les lieux culturels de la ville comprennent des théâtres d’art de la scène, des musées et des centres sportifs. C’est une ville très propre, bien entretenue et très arborée.

Ce sera la seule ville de la journée ! Malheureusement, tous les magasins y seront fermés à l’heure où nous y serons. Nous passerons également auprès de deux petits lieux-dits mais nous ne rencontrerons pratiquement personne.

Nous sommes dans les prairies de l’Alberta où l’on a l’horizon à 360°. En fait, de très beaux paysages s’offrent à nous.

L’agriculture est une des principales activités de la région. On y trouve de nombreuses très grandes fermes très distantes les unes des autres.

Un fermier avec un gros Pick-up s’est arrêté alors que l’on attendait Louis, pour nous demander si tout allait bien. Nous lui avons présenté le projet de l’association « Nés pour courir » et de la « Traversée du Canada » par Louis. Il est reparti en pick-up et est revenu quelques minutes plus tard, heureux de nous offrir cinq poupées de maïs cuites. David en a profité pour faire quelques photos. Il était vraiment sympa et ravi de poser pour la photo.

Il n’est pas rare depuis le début de notre périple qu’un véhicule nous voyant arrêté sur le côté de la route s’arrête à notre hauteur afin de nous demander si l’on a besoin de quelque chose ! Les gens sont très avenants.

Nous avons vu également un énorme champ de panneaux solaires en pleine nature.

Revenons à notre coureur, le début de journée a été difficile, encore sous la pluie avec le passage de Lethbridge un peu difficile avec en plus un trafic assez dense et des montées et descentes assez raides pour traverser la ville. Puis il poursuivra son chemin sur les grandes lignes droites à travers les prairies de l’Alberta sous le soleil qui est venu largement nous réchauffer.

Lors de cette journée, il battra également son record de distance effectué sur les 10 jours de Policoro en Italie en mars 2023 où il était 1er au scratch et 1er homme de l’épreuve avec 1 178.938 km, il passera alors les 1179 km pour terminer la journée avec 1 200 km au total au terme de ces 12 jours, soit 100 km de moyenne par jour. Louis sera bien sûr fatigué au terme de cette journée ; une bonne douche, un bon massage, un bon repas et au lit !

🏃🏻‍♂️ Bilan de la journée : J12 : 102 km – 190 m de D+/ 222 m de D- : 13h45 repas compris.

Nous nous arrêterons sur le bord de la route, au milieu de nulle part, sans être dérangés par qui que ce soit étant donné le si peu de véhicules qui sont passés dans la nuit !


Il est bientôt 4 heures 30 du matin, sous la couette, la pluie tombe fortement sur le camping-car ! Qu’il serait doux de rester au lit, de se retourner et de refermer les yeux pour quelques heures, bien au chaud en attendant le lever du jour !

Même pas en rêve ! 4h20, le réveil sonne, il reste 10 minutes, que ces dernières minutes sont chères ! Il faut maintenant se lever, s’habiller et se préparer sans plus tarder pour prendre le départ de cette nouvelle journée dès 5 heures sous une pluie battante, dans le vent !

Les yeux encore gonflés, Louis sort du lit, s’habille, met son harnais de sécurité, ses gants, son vêtement de pluie, chausse ses chaussures de course, s’équipe de sa flasque d’eau, son téléphone, son petit clignotant rouge fixé sur le harnais. Après avoir pris un complément alimentaire qui lui apportera des calories, il ouvre la porte pour s’enfoncer dans le noir de la nuit où il disparaitra pour ne laisser percevoir qu’une petite lumière rouge clignotante. David l’accompagnera à son départ pour pour quelques prises de vues.

Le départ est difficile sous la pluie, et surtout dans le vent ! Ce vent si fort, qui le fouette, qui l’abrutit, et qui l’accompagnera désormais pendant toute cette journée.

Fort heureusement, il a le vent dans le dos, c’est toujours mieux que de l’avoir de face où il aurait du mal à respirer tellement il est fort. Par contre, il est même obligé de freiner afin d’éviter d’être propulsé sur les voies de circulation, ce qui marquera un peu ses quadri (comme s’il devait freiner en descente). Cela durera toute la journée !

Quand nous sommes dans le camping-car, il faut maintenir la porte fermement lorsque l’on veut l’ouvrir car elle nous emporte tellement le vent est fort. Loïc a même failli s’envoler et a même perdu sa casquette au passage d’un camion, laquelle a été propulsée à une dizaine de mètres..

Dans cette étape, Louis franchira les 1000 premiers km, nous immortaliserons ce moment sous la pluie et dans le vent ! (Presque 18% du parcours total), déjà une grande satisfaction même s’il reste du chemin à faire !

Le paysage a totalement changé, nous avons quitté les montagnes pour retrouver dorénavant les prairies canadiennes avec de longues et interminables lignes droites vallonnées et de nombreux parcs d’éoliennes à perte de vue.

Nous avons également remarqué des silhouettes d’animaux, de cavaliers, de camps indiens en métal mis en scène dans les prairies, tellement réalistes que l’on pourrait s’y méprendre.

Alors que nous attendons Louis sur le bord de la route, égoïstement bien au chaud et à l’abri du vent dans le camping-car, nous apercevons Louis accompagné d’un nouvel ami, un chien noir qui le suit depuis 3 ou 4 km. Louis a beau lui dire « vas-t-en », ce dernier ne compte pas rebrousser chemin. Peut-être aurait-il dû lui dire « Go away », ce chien doit être anglophone ! Il semble gentil mais est malgré tout assez intimident. Louis monte dans le camping-car pour un encas, et le toutou attend désespérément devant la porte de ce dernier, prêt à repartir avec Louis vers de nouvelles contrées. Afin de ruser et d’éviter que ce chien poursuive Louis dans son périple, David le distrait en lui proposant un encas, une saucisse pas super mais que l’on n’osait pas jeter ! La gourmandise le perdra ce pauvre toutou ! Pendant ce temps, Louis a repris sa course discrètement abandonnant son compagnon de route à sa dégustation.

Ce fût une dure journée, non par le dénivelé mais par ce vent persistant qui poussera Louis toute la journée, l’obligeant à corriger constamment sa trajectoire.

Bilan de la journée : J11 : 106 km – 361 m de D+/ 642 m de D- : 13h38 repas compris.

Nous bivouaquerons en bordure de la Highway, un peu avant Coalhurst en Alberta pour reprendre des forces et se reposer avant une nouvelle étape.


TRAVERSEE DU CANADA

🛣️🏃🏻‍♂️ Passage aux 1000 km au terme de 9 jours – 23 heures et 55 minutes sous la pluie et dans le vent à 5h55 le matin du 30 août 2023.

Il reste 4 600 km ! C’est reparti !

Rendez-vous pour la prochaine étape !


C’est reparti pour une nouvelle journée où nous allons changer de province pour passer de la Colombie Britannique à l’Alberta.

Parlons donc un peu de ces deux provinces voisines :

🇨🇦 La Province de la Colombie-Britannique est la province la plus occidentale du Canada, située entre l’océan Pacifique et les montagnes Rocheuses. Avec une population estimée à 5,2 millions d’habitants en 2021, elle est la troisième province la plus peuplée du pays. Sa capitale Victoria est la quinzième plus grande région métropolitaine du Canada, et tire son nom de la reine Victoria, qui régnait sur l’Empire britannique au moment de la Confédération. Sa plus grande ville, Vancouver, est la troisième plus grande aire métropolitaine du Canada, et la plus peuplée de l’Ouest. En 2013, elle compte environ 2,5 millions d’habitants.

L’économie de la Colombie-Britannique repose principalement sur la foresterie, l’exploitation minière, le cinéma, et le tourisme. Elle bénéficie également de valeurs de propriétés élevées, et du fait d’être un centre pour le commerce maritime. Bien que moins de 5 % de son territoire soit de la terre arable, une grande activité agricole est produite dans les vallées Fraser et Okanagan, grâce à un climat plus chaud. Elle est la quatrième province du Canada, en termes de produit intérieur brut.

🇨🇦 La Province de l’Alberta est une province du Canada. Située dans l’Ouest du pays, elle constitue une des trois provinces des Prairies. Elle est bordée par la Colombie-Britannique à l’ouest, la Saskatchewan à l’est, les Territoires du Nord-Ouest au nord et l’État américain du Montana au sud. Sa partie orientale est occupée par les Grandes Plaines, tandis que la partie occidentale borde les montagnes Rocheuses. L’Alberta possède un climat à prédominance continental, mais connaît aussi des changements de température rapides en raison de l’aridité de l’air. Les variations saisonnières de la température sont moins prononcées dans l’ouest de la province, en raison du vent Chinook.

L’Alberta est la sixième plus grande province du Canada, avec une superficie de 661 848 km². Elle est la quatrième plus peuplée, avec 4,1 millions d’habitants. Sa capitale est Edmonton, et Calgary constitue sa plus grande ville. Les deux métropoles dépassent le million d’habitants, et sont les plus grandes aires métropolitaines de la province. Plus de la moitié des Albertains vivent dans l’une d’entre elles, ce qui contribue à perpétuer la rivalité entre les deux villes (en). L’anglais est la langue officielle de l’Alberta. En 2016, 76 % des habitants sont anglophones, 1,8 % sont francophones, et 22,2 % sont allophones.

L’industrie pétrolière et gazière fait également partie de l’identité de la province. L’économie de l’Alberta (en) est basée sur les hydrocarbures, les industries pétrochimiques, le bétail, l’agriculture, et les hautes technologies. L’industrie pétrolière est un pilier de l’économie albertaine depuis 1947, lorsque d’importants gisements de pétrole ont été découverts aux puits Leduc n° 1. L’Alberta étant la province la plus riche en hydrocarbures, elle fournit 70 % du pétrole et du gaz naturel exploités sur le sol canadien. En 2018, sa production s’élève à 338,2 milliards de dollars, soit 15,27 % du produit intérieur brut du Canada.

Nous avons pu constater que le prix du carburant est nettement plus bas en Alberta par rapport à la Colombie Britannique. D’ailleurs, les prix en général en Alberta sont moins chers pour la population car l’état a décidé de supprimer des taxes ayant des richesses en hydrocarbures.

🛤️Nous avons également été subjugués par le Canadian Pacific Railway. Le Chemin de fer Canadien Pacifique est une compagnie de chemin de fer canadienne. Son réseau s’étend de Vancouver à Montréal et dessert également de grandes villes des États-Unis comme Minneapolis, Chicago et New York. Son siège se trouve à Calgary Alberta.

Le réseau fut construit initialement entre le Canada oriental et la Colombie-Britannique de 1881 à 1885, conformément à une promesse d’extension liée à l’entrée de cette province dans la Confédération en 1871. Ce fut le premier chemin de fer transcontinental au Canada. Alors qu’il est aujourd’hui essentiellement un transporteur de fret, il fut pendant des décennies le seul moyen pratique de voyager à longue distance dans de nombreuses régions du Canada et fut l’instrument de la colonisation et du développement économique du Canada occidental. Ses services voyageurs ont été supprimés en 1978 après avoir été assurés quelque temps par la société VIA Rail Canada.

Un castor a été choisi comme logo du chemin de fer parce que c’est l’un des symboles nationaux du Canada et qu’il représente le caractère industrieux de la compagnie. Objet d’autant de louanges que de critiques acerbes, le CP reste un symbole du nationalisme canadien.

La plupart du temps composé de nombreux wagons, nous avons vu par exemple 146 wagons et 4 locomotives. (Deux en début de convoi, une au milieu et une à la fin du convoi), il serpente à travers la campagne à environ 35 km/h. Quand on le voit dans la vallée, c’est un vrai serpent, c’est magnifique. Nous avons eu l’occasion de le voir à de nombreuses reprises.

Nous avons également vu de très beaux paysages avec des lacs, des montagnes, des vallées. Il faut avouer que la fin de la Colombie Britannique et le début de l’Alberta étaient de toute beauté. Il n’y a rien à dire de plus, juste admirer le paysage.

🏃🏻‍♂️Sinon, la journée a été très agréable, sans encombre, avec un coureur en forme ayant bien récupéré de la veille et a avalé les km malgré la chaleur persistante tout l’après-midi. Ne croyez pas non plus que ça a été facile !

🏃🏻‍♂️ Bilan de la journée : J10 : 106 km- 1285 m de D+/ 1014 m de D- : 14h05 repas compris

Demain, nous poursuivrons la traversée de l’Alberta avec des conditions météo perturbées .

Rendez-vous demain pour de nouvelles aventures !


Départ comme tous les matins à 5h sans tenir compte du décalage horaire.
Encore une journée particulière !

Aujourd’hui, Louis est parti seul pendant environ 5 km. Nous l’avons alors rejoint à ce point de rendez-vous et avons préparé le vélo avec les ravitos pour environ 50 km où il sera accompagné de Loïc et Norco (le petit vélo). Nous ne reverrons pas le trio avant le milieu d’après-midi car ils empruntent un chemin afin d’éviter de passer par Cranbrook et ainsi éviter une boucle.
Le vélo est chargé : 5 litres d’eau, de quoi prendre le petit déjeuner, le déjeuner, et quelques compléments alimentaires. Il est 6h, Loïc part à la poursuite de Louis qui a déjà pris de l’avance sur le chemin.

Et si nous parlions justement de ce chemin ! Pendant un kilomètre, un chemin gravillonné, ça roule ! Quelle ne fût pas la surprise de Loïc au terme de ce kilomètre ! Il se trouve face à un pierrier avec une très fort dénivelé et en plus en lacets ! C’est là que commence la galère, une vraie de vraie ! Départ à 6h00 pour arriver en haut de cette montée rocailleuse vers 9h15, alors que Louis est déjà passé depuis 1 heure. Puis un chemin descendant plutôt sympa mais un peu trop court (1 km) avant d’arriver sur un chemin impossible à descendre à vélo avec de grosses pierres. Au final, dans la montée, Loïc a trainé le vélo et dans la descente il a dû le retenir à fond (pour ne pas dire que le vélo l’a entrainé !). Par la suite, quelques portions de chemin plus roulant mais toujours avec des épisodes de gros cailloux. « Norco », le petit vélo a également souffert de cette épreuve. Après tout ce tronçon difficile, Loïc arrive finalement sur un grand chemin gravillonné et extrêmement poussiéreux. Toujours pas de Louis !

Louis avance en marchant pour économiser ses forces et son eau. Loïc ne l’a toujours pas rejoint, il commence à manquer d’eau. Ce n’est que vers 13h qu’ils se retrouveront.
Ils poursuivront ensuite leur chemin ensemble avec un arrêt tous les ¼ d’heure pour boire sur ce long chemin.
Nous les apercevons finalement au bout d’un long chemin extrêmement poussiéreux où ils se font doubler par un pick-up dans un nuage de poussière vers 15h40. (Ce qui n’est pas la première fois … pour le pick-up)
Ils sont bien fatigués de ce périple, nous leur servirons un grand verre d’eau fraîche XXL et un bon petit repas pour recharger leur batterie avant de boucler cette journée.

Bilan de cette journée très technique : J9 : 80.5 km- 1658 m de D+/ 1629 m de D- : 13h07 repas compris

Louis et Loïc termineront ensemble cette étape pour les 20 derniers km jusqu’au point d’arrêt pour la nuit. Nous avons encore dû bivouaquer en respectant bien sûr notre petit rituel, toujours dans la bonne humeur !

A très bientôt pour notre dernière journée en Colombie Britannique avant de passer en Alberta.


Départ comme tous les matins à 5h après un lever à 4h30. C’est le week-end, normalement jour de repos ! Mais à cet instant, nous ne connaissons pas les surprises que la journée nous réserve !
Nous reprenons notre chemin jusqu’à Creston, Jolie petite ville Canadienne dans le district régional Central Kootenay, Colombie Britannique, d’un peu plus de 5 300 habitants. Cette région est historiquement habitée par le peuple Kootenay. Les premiers européens y parviennent au début du XIXème siècle, les colons commencent à s’y installer vers les années 1880. La brasserie Columbia Brewery, filiale de InBev, est l’une des principales industries de Creston.
Nous y découvrons également de superbes kiosques à fruits où nous allons nous ravitailler.
Nous prenons ensuite la route de Cranbrook, à quelques centaines de mètres de Creston, nous avons toujours Louis en ligne de mire sur le bord de la route, c’est alors que la circulation ralentie et les véhicules se mettent à l’arrêt. Il est environ 09h40. Plus rien ne bouge ! Sauf Louis que rien n’arrête pour l’instant ! Nous décidons alors de lancer le vélo à sa poursuite pour le ravitailler en eau et quelques denrées (fruits / sandwich / compléments alimentaires, …) Notre Chef Loïc quitte son tablier de cuisinier pour enfourcher son vélo ! Quel homme !
En arrivant sur les lieux de l’accident (avec de nombreuses victimes malheureusement ! Nous aurons une pensée pour eux), Louis sera stoppé par un policier qui a élevé haut la voix et lui a crié dessus pour lui dire de reculer et de ne pas essayer de passer ! Louis a compris rien qu’avec ses gestes et son intonation qu’il devait s’arrêter là !
Que faire ? Combien de temps allons-nous devoir attendre ? Peut-on trouver une autre route ?
Oui, il y en a une, mais elle passe par les Etats-Unis, nous ne pouvons donc pas l’emprunter au risque de ne plus pouvoir rentrer à nouveau au Canada !
Bonne nouvelle ! Il y en a une autre qui contourne l’accident, nous décidons donc de la rejoindre à quelques km de là. Arrivés à l’embranchement de cette petite route en virages, nous constatons que tous les véhicules, petits et GROS ont eu la même idée que nous et s’y engouffrent formant un réel bouchon ! Nous restons dubitatifs ! Que faire ? On y va, on n’y va pas ? A cet instant même, nous entendons la sirène des pompiers que nous laissons passer et qui s’engouffrent dans cette fameuse route ! (Nous apprendrons par la suite qu’il y avait également un accident matériel sur cette route car deux gros véhicules se sont télescopés dans un virage).
C’est décidé, nous retournons à notre arrêt initial un peu en amont de l’accident ! C’est la galère car la route est toujours bloquée et ils nous annoncent 4 à 6 heures d’attente ! Nous prenons notre mal en patience et nous stationnons tout près de la route barrée. Pratiquement tous les autres véhicules ont fait demi-tour.
Effectivement, ici, il n’y a pas 50 routes pour arriver à une destination au Canada !
Notre inquiétude : Louis et Loïc vont certainement manquer d’eau même s’ils sont partis avec de bonnes réserves car il fait très chaud aujourd’hui ! Fort heureusement, nous pouvons encore les joindre au téléphone. Etant bloqués, nous leur conseillons d’aller frapper chez l’habitant au besoin (C’est ce qu’ils ont fait d’ailleurs !)
Nous sommes toujours dans l’attente et discutons avec des Canadiens habitant Cranbrook cherchant également à rentrer chez eux en cette fin de week-end ! Quelques temps après, ils nous informent que la petite route en virage est à nouveau accessible et que nous pouvons l’emprunter en toute sécurité !
Nous y retournons donc pour la deuxième fois en roulant prudemment. Plus de bouchons, plus d’accident, plus de pompiers, nous pouvons y aller ! Nous retrouverons nos deux aventuriers vers 15h15, soit près de 5h ½ après les avoir quittés. Tout va bien, ils n’ont manqué de rien grâce à des habitants qui les ont gentiment ravitaillés en eau. Ils sont plutôt en bonne forme.
Nous poursuivons tous notre chemin pour atteindre les 101 km du jour, 807 km en cumulé. Loïc reste fidèle à son coureur et l’accompagnera jusqu’à la fin de l’étape.
Pas de camping, ni de motel pour la nuit, nous bivouaquerons donc sur un grand parking pour la nuit.
Pour ne pas changer une équipe qui gagne, nous poursuivons notre petit rituel du soir au terme de cette journée quelque peu bouleversée !
De plus, nous constatons lors de notre arrêt que nous venons tout juste de changer d’heure. Nous suivions jusqu’à présent l’heure standard du Pacific (PST, UTC -8 :00) et nous sommes passés au Mountain Standard Time (MST, UTC -7 :00). Soit plus que 8h de décalage horaire avec la France au lieu de 9h.
Demain sera un autre jour avec une étape inhabituelle car Louis empruntera un chemin pendant 50 km accompagné par Loïc à Vélo. Quel succès il a ce Loïc ! Ils sont vraiment exceptionnels !
Pour en savoir plus sur cette nouvelle journée qui nous attend, rendez-vous à demain pour de nouvelles aventures !



Départ comme tous les matins à 5h après un lever à 4h30. C’est le week-end, mais pas de grasse matinée ! Nous nous habituons à ce rythme, pas le choix !

Nous arrivons rapidement à la ville de Castelgar, où nous avons la chance de voir la luminosité du lever du soleil. Une cité de la Colombie Britannique située dans le district régional de Central Kootenay et dans la région des Kootenays d’Ouest. Elle possède une importante population d’origine russe appartenant à la communauté Doukhobore qui s’y est installée à partir de 1908. Elle est située à proximité de la confluence des rivières Columbia et Kootenay.

Pour notre coureur, la journée est difficile d’une part car il a eu un coup de moins bien dans la matinée, probablement pour ne pas avoir mangé assez consistant la veille au soir. D’autre part, il a été déstabilisé par la consultation de données de dénivelé qui correspondait à celles de la veille et non au jour J. En fait le tracé débute sans difficulté particulière mais Louis arrive rapidement sur un gros dénivelé avant de redescendre puis entamer un long faux plat montant et terminer par une longue montée. Nous avons veillé à vite le ravitailler, ce qui lui permettra de finir la journée après avoir bien rechargé les batteries. L’étape sera d’autant plus difficile que les températures sont très chaudes avec très peu d’ombre et un gros dénivelé globalement. Mais notre coureur termine son étape avec le sourire !

Bilan de la journée : J7 : 100 km- 2271 m de D+/ 2010 m de D- : 13h50 repas compris.

C’est une journée où nous aurons traversé que très peu de villes, Castelgar et Salmo. De plus, aucune connexion internet pendant la majorité de la journée ! Ça rend la communication difficile !

Louis a atteint les 706 km depuis le début de la traversée avant de s’arrêter. Nous bivouaquerons pour la nuit dans un petit chemin en contrebas de la route à quelques km de là.

L’étape se terminera avec un bon repas bien calorique pour Louis 😉afin de prendre des forces car la journée du lendemain sera encore avec un sérieux dénivelé. Il faudra attendre le 10ème jour de traversée pour voir diminuer le dénivelé.

Toute l’équipe va bien et nous faisons tout pour rendre la vie plus facile pour Louis.

A bientôt !

(Photos David et Cathy)


Nous sommes repartis, comme tous les matins à 5h00 de notre pause nocturne en pleine forêt avant laquelle nous avions longé un joli petit lac. Nous avons repris notre route et avons eu le bonheur d’admirer le lever du soleil derrière les montagnes, un paysage magnifique !

Alors que Louis arpentait les routes canadiennes, nous faisions une pause-café dans une station essence à Grand Forks où nous avons tous essayé un chapeau de Cow-boy, David s’est d’ailleurs laissé séduire par ce dernier et se l’est fait sien.

Louis a également fait une pause pour le petit déjeuner tout près de Kettle River : (Tranche de dinde avec avocat et un peu de mayonnaise – œufs au plat et bacon grillé – fromage – banane – Café). Aux abords de cet arrêt, nous avons pu admirer une très jolie statue représentant un aigle.

Nous avons également fait une pause à Christina Lake avant le déjeuner (superbe lac) afin d’effectuer quelques courses au « Huckleberry Mountain Market » où Jean-Paul, le propriétaire du magasin, d’origine québécoise nous a très gentiment accueillis. Nous avons échangé sur le défi de Louis et sur les valeurs de l’association, il se sentait très concerné et approuvait notre démarche. Pour lui, l’activité physique est indispensable pour rester en bonne santé. A son plus grand désespoir, au Canada, il y a de plus en plus de gens obèses. Il est très intéressé et va suivre notre aventure sur Internet.

Peu de temps avant la fin de l’étape, Louis a vécu un moment inoubliable, alors qu’il courait, seul sur le bord de la route, sans aucune voiture à l’horizon, le silence, rien que le silence ! Une magnifique biche, élégante et majestueuse est sortie du taillis à sa hauteur, on pourrait presque dire qu’elle volait le long de la route, avec une extrême agilité dans la pente raide en dévers, en parallèle de Louis sans même chercher à se sauver sur environ 100 m (Certes, elle a pris un peu d’avance !). Il régnait comme une osmose entre ces deux êtres vivants pour qui courir était ancré dans leur vie, puis elle a traversé la route pour monter dans le taillis sans qu’aucun véhicule ne vienne perturber ce beau moment de partage, puis elle s’en est allée ! Ce moment est ancré dans mes souvenirs à tout jamais, m’a-t-il confié !

Bilan de la journée : J6 : 101 km- 1794 m de D+/ 1 823 de D- : 13h27 repas compris.

Nous avons ensuite passé la nuit un peu avant Castlegar dans un camping où nous en avons profité pour faire la grande lessive de la semaine étant donné que nous avions la chance d’avoir lave-linge et sèche-linge !

Au terme de cette journée, nous partagerons un repas préparé par notre Chef Loïc avec du poisson et des légumes bien cuisinés avant de partir dans les bras de Morphée, le Dieu du sommeil.

« See you soon for new adventures!”


Nous repartons d’Osoyoos, le paysage s’éclaircie nettement. Soleil, ciel bleu et chaleur viennent caresser et réchauffer notre coureur l’incitant à boire de l’eau fraiche avec plaisir à chaque arrêt car l’ombre est rare sur le parcours.

Une grosse journée ! Toujours dans les rocheuses, beaucoup de dénivelé 2001 m de D+, XXX de D- , 103 km en 13h02 arrêts compris. Louis a bien démarré la journée et a bien avancé en début d’après-midi, il a su gérer son effort pour en avoir encore sous le pied pour la fin du parcours qui nécessitait de l’énergie car encore pas mal de dénivelé ! Loïc l’a accompagné sur les 12 derniers km à vélo pour finir l’étape au terme de ces 103 km.

Nous avons encore traversé une belle région : Rock Creek, Midway, Greenwood.

Les autochtones sont plutôt très sympathiques, après Midway, nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour attendre Louis, et là, un cow-boy avec son pick-up est venu nous voir afin de s’assurer que l’on n’avait pas de problème, la même chose avant Greenwood où un motard s’est également arrêté pour savoir si tout allait bien pour nous !

En attendant Louis auprès d’un ranch, le fils du propriétaire est venu nous voir car nous avions sorti le drone pour repérer Louis, et là deux jeunes adorables Français, Manon (Bordeaux) et Arno (Agen), en école d’ingénieur à Toulouse et en stage dans cette ferme pour 3 mois afin d’améliorer leur anglais, sont également venus et se sont intéressés au défi de Louis. Suite à quoi, ils nous ont envoyé un message « Votre rencontre d’hier nous a émus, et c’était une vraie leçon de vie que nous avons vécue. Les seules limites sont celles que nous nous fixons », c’était une belle rencontre ! Nous restons en contact avec eux. A la fin de leur stage en septembre, ils souhaitent partir faire un road trip sur l’Ile de Vancouver et vers Seattle aux Etats-Unis. En fait, nous sommes tout près de l’état de Washington. Nous leur souhaitons une belle aventure !

Puis, nous nous sommes arrêtés au km 505 vers 19h en plein milieu de la forêt : douche et massage pour le coureur et pour nous, préparation du diner, avec une petite bière avant le diner, et au lit vers 21h !

Le réveil sonnera à 4h30 demain matin comme tous les matins. Nous vous raconterons alors une nouvelle journée d’aventure !


Vidéo des 5 premiers jours 🏃🏻‍♂️🇨🇦

Au terme des 5 premiers jours et pour vous remercier de votre soutien, nous avons le plaisir de vous présenter une petite vidéo depuis le départ de la traversée à Vancouver. Merci à David !
Espérant ainsi vous faire partager de plus près l’aventure, nous vous souhaitons une belle journée pour la Saint-Louis. 😘


Nous sommes toujours en Colombie Britannique.

Après toute une zone quelque peu perturbée par les fumées d’incendies de forêts, nous retrouvons un ciel plus clair et la vue sur de beaux paysages dans le district régional d’Okanagan-Similkameen :

🇨🇦 La ville de Keremeos avec son agriculture, ses ranchs et ses vignobles. Campagne rurale avec des collines vallonnées, un paysage de terres agricoles pastorales. Les kiosques à fruit en font sa réputation puisqu’elle est « la Capitale des kiosques à fruits du Canada ». Le climat chaud du sud de la région Similkameen, fait de cette région un endroit hors pair pour la culture du raisin et la production du vin. Le nom de Keremeos tire son origine de la langue des autochtones Similkameen Keremeyeus qui veut dire « ruisseau qui coupe son chemin à travers les plaines ».

🇨🇦 Le Spotted Lake dans le désert d’Osoyoos est un lac canadien tacheté aux allures extraterrestres, situé également dans la vallée Similkameen. Certains le surnomment le « Lac à trou » en raison de son apparence si surprenante, composé de cercles aux couleurs étranges. On pourrait même douter de son existence tant son apparence est fascinante et unique en son genre. Phénomène naturel très particulier, paysage surréaliste par excellence, le Spotted Lake contient plus de minéraux que d’eau, ce qui fait qu’on peut théoriquement le traverser à pied ! Dans des anneaux de minéraux blancs, les grandes tâches colorées apparaissent l’été après l’évaporation des eaux et sont de couleurs différentes en fonction de la composition minérale. Les minéraux qui forment les anneaux sont de parfaites passerelles naturelles pour se balader entre les spots.

🇨🇦 La Ville d’Osoyoos est située dans la vallée de l’Okanagan, au nord de la frontière de l’Etat de Washington. Avec un climat semi-aride, Osoyoos bénéficie d’un microclimat exceptionnel. Le Lac d’Osoyoos est considéré comme le plus chaud du Canada (environ 24°C) et durant l’été, c’est souvent le point le plus chaud du Canada. Dans la vallée de l’Okanagan, majoritairement constituée de terres cultivables, on y trouve principalement des cerises, des pêches, des raisins (vignobles) et des pommes.

Nous en avons profité pour faire le plein de fruits et légumes.

Nous constaterons avec désolation les dégâts occasionnés par les incendies ayant conduit certaines habitations et exploitations à évacuer dans la région d’Okanagan.

🏃🏻‍♂️ Revenons à la course à pied, Louis a de nouveau rempli son contrat avec 102 km au compteur pour cette journée bien vallonnée. La chaleur est revenue et le ciel s’est éclairci. Louis a toujours le sourire et l’appétit, c’est bon signe ! (même s’il y a des moments difficiles dans les montées)

Toute l’équipe se porte bien, dans une ambiance fort sympathique où chacun trouve sa place pour une bonne assistance au service de notre coureur.

J4 : 102 km- 820 m de D+/ 1 220 de D- : 13h27 repas compris

Nous nous arrêterons à Osoyoos pour la nuit avec un petit apéro et un bon diner.

A bientôt !


Une nouvelle journée, toujours perturbée par un voile de fumée et quelques inquiétudes sur la poursuite de notre trajet de demain par rapport aux alertes incendies.

La journée s’est toutefois déroulée dans de bonnes conditions en termes d’organisation, toujours un peu dur pour Louis enfin de journée car encore beaucoup de dénivelé comme tout au long de ces 10 premiers jours de la traversée.

Pour rappel, données de ces 3 derniers jours :
– J1 : 101 km- 493 m de D+/ 471 de D- : 11h36 repas compris
– J2 : 99 km- 1 890 m de D+/ 1 000 de D- : 12h45 repas compris
– J3 : 100 km- 1 719 m de D+/ 2 034 de D- : 13h23 repas compris

Une journée sans traverser de villes, juste de petits hameaux, pour arriver enfin à Princeton, une jolie ville bien canadienne où nous avons passé la nuit dans un camping très sympa au bord de la Similkameen river et où nous aurons la visite de deux jolies biches, venues grignoter quelques fleurs dans les jardinières du camping.
De nombreux camping-car / caravanes et pick- up. Au final, nous trouvions que notre camping-car était gros, mais il n’en est rien à côté des énormes caravanes attelées à des pick-up ou des bus aménagés en camping-car.

Nous avons profité de Princeton pour faire le plein en carburant, en ravitaillements et en eau.

Au réveil, nous constatons que l’alerte sur Hedley a été levée et que nous pourrons donc poursuivre notre chemin, le ciel se trouve plus dégagé !

A bientôt pour des nouvelles de la Team « Nés pour courir »


Après une bonne nuit de sommeil dans le petit camping de Harisson Bay, une nouvelle journée s’annonce, lever à 4h30 départ à 5h en direction de Hope puis Sunshine Valley. Nous nous arrêterons enfin au km 200 au terme de 12h45 de course (arrêts compris).

C’est une journée dans une ambiance particulière avec un petit voile de fumée persistant une bonne partie du temps.

Louis a bien démarré sa journée sur les 75 premiers km, cependant, le dénivelé d’environ 1 600 m a rendu la fin de journée un peu plus délicate. Loïc l’a accompagné à vélo sur les 5 derniers km le long d’une rivière pour boucler la journée.

Nous nous sommes installés pour la nuit, en retrait dans un petit chemin aux abords d’un parking et avons passé une bonne nuit afin de reprendre le tracé dès 5h.

Tout le monde va bien, l’aventure se poursuit !


Nous arrivons au terme de la première journée de Traversée du Canada.

Après un départ à 6h ce matin, tout s’est bien passé même si l’après-midi a été chaud et lourd.

Avec de bonnes sensations, Louis a décidé de poursuivre sa route au delà du timing prévu initialement. Il a parcouru 101.500 km en 11h30 y compris les pauses repas.

Louis est plutôt satisfait de sa journée et de ses sensations. Il a été accompagné à vélo par Loïc une bonne partie de la journée.

Après une bonne douche, un bon massage, il a partagé le diner avec toute l’équipe d’assistance dans un esprit convivial et détendu après un arrêt course vers 17h30, soit relativement tôt par rapport à la majorité des prochaines étapes, ceci, toujours dans le cadre de son acclimatation progressive.

Nous nous arrêterons ce soir pour la nuit auprès de Harrison River (Colombie Britannique) pour une pause pour la nuit et repartirons demain matin dès 5h00.

A très bientôt pour partager avec vous notre aventure.


La traversée se prépare ! Nous en sommes aux derniers réglages, l’achat du vélo, tests avec vélo et Gps, ravitaillements, prise en main du camping-car.

Aujourd’hui, nous prenons un après-midi détente pour visiter Vancouver et reconnaître la zone de départ.

Le départ se donné du monument Inukshuk au sud de Stanley Park au bord de l’Océan Pacifique.

Vancouver est une ville de l’Ouest du Canada, située dans les basses-terres continentales de la province de Colombie-Britannique. En tant que ville la plus peuplée de la province, sa population s’élève à 662 248 habitants et son agglomération à 2,6 millions d’habitants en 2021, faisant d’elle la huitième plus grande ville et la troisième plus grande aire métropolitaine du Canada. Vancouver possède la densité de population la plus élevée de tout le pays, avec plus de 5 400 habitants au kilomètre carré.

N’hésitez pas à suivre l’aventure sur www.nespourcourir.fr

Pour géolocaliser Louis dans la traversée : https://solusport.solustop.com/transcanada2023/carto


16/08/2023 : L’Equipe « Nés pour courir » en plein lancement de la « Traversée du Canada » est bien arrivée à Surrey, dans la banlieue de Vancouver où elle réside temporairement en Airbnb dans ce joli quartier en attendant de prendre possession du camping-car.

Ici, il fait très beau, même un peu chaud, 33° hier après-midi à l’ombre.

🏃🏻‍♂️ Concernant Louis, la période d’adaptation est terminée comme prévu, il a démarré hier soir sa période d’acclimatation après une très longue journée (+ de 24 heures avec le décalage horaire).

Ce matin, sortie de 2 heures, sortie prévue ce soir de 2 heures également pour s’adapter progressivement à la chaleur ambiante.

Toute l’équipe règle les derniers détails d’avant course avant le départ de la traversée.

🍴 Ce midi, petit repas concocté par notre Chef Loïc : Apéro – Crudités – Poulet/patates douces – fromage (bris et comté) et nous clôturerons par un petit fruit !

L’aventure est lancée !


A L’AUBE DE L’AVENTURE

Le CANADA est un immense pays, nord-américain situé entre les ETATS-UNIS au sud et le cercle polaire au nord. Deuxième plus grand pays du monde en superficie derrière la RUSSIE, il est 18 fois plus grand que la France métropolitaine. Sa largeur est celle d’un continent. Nous réalisons devant sa carte étalée sur la table, à 11 jours du départ de la traversée, l’ampleur de l’expérience à venir pour un coureur à pied et son assistance, même rompu à l’ultra-endurance. Ce chemin envoûtant sera également chargé d’histoire et de symbole avec un départ au sud du parc Stanley à VANCOUVER, en face du détroit de Géorgie et au pied de la statue INUKSHUK (Symbole du peuple autochtone Inuit). Il passera à environ mi-parcours par le mémorial Terry FOX à THUNDER BAY (3054 km) qui commémore le marathon de l’espoir, si cher aux canadiens. Il se terminera à GASPE, là où Jacques CARTIER débarqua en 1534, comme un trait d’union entre la FRANCE et le CANADA.

Depuis le lundi 07 août, l’expérience a commencée. Il n’y a plus d’échappatoire, il nous faut avancer sur cette arête, que j’appelle l’arête de l’éternité, même si celle-ci ne va durer que 62 jours minimum et 72 jours maximum. (14 jours progressifs puis 48 à 58 jours de traversée avec 6 jours progressifs au début du parcours). Elle a commencé par une période d’adaptation de 8 jours au préalable du trajet en avion pour VANCOUVER. Cette période va me permettre d’adapter progressivement l’ensemble de mes tissus (Os, cartilage, tendons et muscles) au stress mécanique que je vais leur transmettre durant l’immense traversée. La vitesse va baisser (De 9.5 à 13.5 km/h lors de mes sorties quotidiennes vers 8 à 11 km/h pour l’allure de la traversée), tandis que la durée va progressivement augmenter de 2 heures 30’ par jour à 5 heures en fin de période d’adaptation. Pour la vitesse, je conserve ma fréquence de foulée (180 à 185 pour moi) tout en réduisant la longueur de la foulée afin de ne pas modifier le temps d’impact au sol préjudiciable à l’économie de course et favorisant les contraintes musculaires. (En augmentant la cadence de foulée chez les coureurs, on observe une diminution du stress mécanique, de la vitesse de force d’impact et une meilleure économie de course. Il n’y a pas de chiffre magique ni universel, mais plus on lit, plus on observe, et plus on analyse, plus on se rapproche du 180 pas/minute, qui est également la cadence moyenne des coureurs pieds nus).

Suite à cette période d’adaptation à la maison, viendra une période d’acclimatation sur le site du départ, séparée en 2 parties. (Une partie de 6 jours au préalable du départ et une partie de 6 jours en progressif après le départ de la traversée. Cela nous fera donc 20 jours progressifs pour 1200 km (1200 km d’échauffement avant les 5000 km restants pour la traversée) avant d’arriver aux 13 heures quotidiennes de course sur le parcours. (En résumé : Période d’adaptation, 8 jours, 32 heures, 280 km ; 1ère période d’acclimatation, 6 jours, 35 heures, 320 km et 2ème période d’acclimatation, 6 jours, 70 heures et 600 km). A la suite de cette progression, on a donc prévu 13 heures d’effort quotidien entrecoupé de 3 pauses repas pour un ensemble d’environ 14 heures sur la route soit de 5 heures à 19 heures. A la suite des 6 premiers jours, la durée sera décomposée d’abord en 4 jours pour faire une fin de période à 10 jours puis en période de 5 jours avec un bilan à chaque fin de période. Les aléas qui ne manqueront sans doute pas d’arriver, nous demanderont certainement des ajustements permanents sur ce tableau de marche théorique.

La période d’adaptation me permet également de commencer le suivi de l’ensemble de mes données physiologiques afin de voir leurs comportements au fil du chemin soit ci-dessous une liste des principales données observées (Données ci-dessous prises le 07 août au matin)

Le système respiratoire et circulatoire avec le pouls au repos debout le matin avant le départ (45), la fréquence cardiaque à l’effort (105) et l’indice V/F en fin de sorties (91).

La dépense calorique (600 kcal/ heure de course) et le taux métabolique basal (1430 kcal).

Le poids (64.3 kg)

La tension artérielle (12/7)

La masse grasse (12.7 %), proportion de tissu adipeux dans la composition corporelle.

Le taux musculaire (81.5 %, excellent + de 74 %) cette valeur détermine la santé physique et la force d’une personne.

La masse osseuse (3.9 kg, excellent + de 3 kg) mesure la quantité de minéraux dans un certain volume d’os.

La masse musculaire (52.2 kg, excellent + de 47.7 kg) poids des muscles du corps entier par rapport au poids de corps.

L’eau corporelle (58.1 %, excellent + de 65 %) poids des liquides qui s’accumulent dans les tissus.

Les protéines (22.9 %, excellent + de 18 %) éléments constitutifs des tissus corporels et qui peuvent également servir comme source d’énergie).

Le système nerveux sera suivi grâce à une échelle de valeur de 1 à 10 renseignée grâce à mes sensations de pensées, de ressenti et d’émotions positives ou négatives.

Le système musculosquelettique sera également suivi grâce à mes sensations sur la même échelle ainsi qu’à ma capacité de réalisation en fin de journée de 4 exercices physiques de base (Pompes, squats, burpees et Maxwell Maxercist).

Il restera à noter comme un clin d’œil aux petits pas de grand-mère et à la sensation d’être un grand-père à l’arrivée d’une épreuve multi-jours, l’âge corporel noté le 07 août à 28 ans pour un âge réel à 58 ans. Cela sera intéressant de voir l’évolution de cette donnée globale face à la fatigue et au stress mécanique accru de la période.

A l’aurore de cette épopée, c’est le moment également, au préalable du grand départ de remercier l’ensemble de l’équipe qui a accepté de m’accompagner dans cette expérience hors du commun. Il y aura David (ANTOINE), le photographe et le vidéaste afin de mettre en musique et en images nos aventures, Loïc (CHAUVIN), le coureur et l’accompagnateur vélo dans certains moments délicats ou difficiles, Xavier (SERVEL), le routeur et l’expérimenté des voyages et des courses longues distances, Cathy (FOUQUET), ma chère et tendre, l’essentielle, l’incontournable sans qui rien n’est possible et Tanguy (FOUQUET), mon fils, le relai en France et qui viendra renforcer l’équipe pour les derniers 1000 km. Un grand merci à eux ainsi qu’à l’ensemble de mes partenaires et mécènes, de pouvoir me permettre de vivre cette expérimentation grandeur nature afin de me renforcer dans mon expérience et ainsi la transmettre à tous ceux qui en auront besoin.

C’est une belle équipe, compétente, homogène, soudée et complémentaire qui devrait faire de cette aventure, remplie de découvertes, de connaissances, d’apprentissage, de rires, de joies, d’efforts partagés, de difficultés à surmonter et surtout d’émotions pures, un moment rare gravé à tout jamais dans nos mémoires.

A bientôt sur la route,

Amitiés à tous les lecteurs

LOUIS FOUQUET


Communiqué du 08 juillet 2023 (J-43)

Annie PARINGAUX, ma partenaire de course pour le projet « La Traversée du Canada » a décidé de ne pas se joindre à l’équipe pour l’aventure au Canada ne pouvant plus courir pour cause de blessure.

Le projet reste toujours d’actualité !


Mi-Mil’Kil 2023

Mi-Mil’kil 2023 – 500 km – Lac d’Eguzon à la Croix de Cheules (Aller/retour)

Au départ, Louis Fouquet dans une expérience d’acclimatation progressive toujours dans le cadre de la préparation pour la traversé du Canada 🇨🇦

🏃18/06/23 – Départ à 7h du Lac d’Eguzon. Météo ensoleillée avec des températures chaudes. Louis a parcouru ce 1er jour 80 km en 8h40 (y compris les arrêts ravitaillement), 1198 m de D+. Journée avec de bonnes sensations. Nuit avec un orage plutôt violant, une pensée pour ceux qui courraient sous l’orage en solo ! Il semblerait que la semaine soit orageuse !

🏃19/06/23 – Louis a repris la course vers 6h15 au 80ème pour une nouvelle journée après une nuit perturbée par l’orage, 90 km en 9h33 de temps de course, non compris les 2 arrêts de 15mn pour manger, 1145 m D+. Journée ensoleillée. (Même rythme que la veille)

🏃20/06/23 – Reprise de la course à 5h30 en descente vers la Dordogne puis remontée vers Salers avant une descente assez raide de 4 km sur Fontanges, puis l’ascension du Col de Légal à 1 231 m. Descente au-delà du Col de légal pour arriver à la Croix de Cheules pour un demi-tour à mi-parcours (250 km). Il convient maintenant de faire l’ensemble de ce parcours en sens inverse, soit de remonter le Col de Légal et entamer la descente sur Fontanges où nous passerons la nuit sous l’orage. Soit une journée à 103,700 km pour 11h30 en mouvement y compris les petites pauses et un D+ de 1 843 m. (La plus grosse journée de dénivelé). Malgré un départ pluvieux, belle journée et chaude l’après-midi avant l’orage en soirée.

🏃21/06/23 – Départ à 5h00 de Fontanges par une remontée sèche sur Salers de 4 km bien sévère (De quoi voir rapidement si on a la forme !) Nous repartons donc ensuite avec une descente sur la Dordogne et une remontée légère de 9 km sur Neuvic. Arrêt de course au Lac de Chammet (entre Peyrelevade et Faux-la-Montagne). Soit une journée toujours en progression de 107,200 km pour 12h30 de course et 1 564 m de D+. Météo chaude en journée et une fin de course sous la pluie avec le retour des orages.

🏃22/06/23 – Départ pour la dernière journée de course à 5h00 sous une pluie assez forte. Elle nous accompagnera pendant une grande partie de la journée jusqu’à environ 16h. Il devait alors nous rester 119 km mais suite à une petite erreur de parcours de Louis, elle sera de 127,500 km accomplis en 14h50 pour 1 304 m de D+.

🏃Finalement, l’arrivée s’effectuera vers 20h le 22 juin 2023 après 500 km de course tout près du Lac d’Eguzon sous un soleil retrouvé.

Nous voici arrivés au terme de cette expérimentation d’acclimatation progressive, bilan très positif !

Cette expérience de 109h au total a été ponctué de 52% de course (soit 56h) et 48% de repos (soit 53h) pour un total de 508 km au lieu de 500 km (avec l’erreur de parcours de Louis), ce qui représente une moyenne de 9 km en mouvement comprenant les petites pauses intermédiaires, un rapport quasi identique aux prévisions du projet de la Traversée du Canada. Bonne course avec de bonnes sensations !

Un grand Merci à JB et Xavier pour l’organisation.

Un grand plaisir également de partager cette course avec les adeptes de l’ultra-endurance. Cette expérience progressive a permis à Louis de rencontrer sur le parcours pratiquement tous les participants et lui a permis de vivre des moments privilégiés.

Merci à tous pour votre soutien et vos encouragements.

Un récit plus technique rédigé par Louis FOUQUET sera prochainement mis en ligne.

Arrivée de Louis FOUQUET à Eguzon au terme de 500 km.

Point à 70 jours du départ.

Un peu moins de 3 mois après POLICORO, ma récupération s’est bien passée et la fréquence cardiaque au repos est repassée sous les 40 malgré la chaleur qui monte.

Pour Annie, cela a été un peu plus compliqué avec une gêne persistante à l’aine. Elle est actuellement au repos course, dans l’attente d’un examen plus poussé le 30 juin. Pas de MI-MIL’KIL pour Annie cette année.

Pour moi, une MI-MIL’KIL expérimentale (18 juin au 23 juin 2023) où je vais profiter des 500 km de l’épreuve pour tester une acclimatation progressive (Acclimatization gradual) enseignée par mes amis alpinistes Sandy et Rick. (Voir mon récit de POLICORO).

Au préalable d’une épreuve de course à pied, on observe généralement une période d’affûtage (Tapering) qui permet de se reposer, de faire du jus tout en conservant le niveau acquis ou même à surcompenser. Pour des épreuves multi-jours, je pense que l’inverse, soit une progression plutôt qu’une dégression, est beaucoup plus efficace afin de préparer progressivement l’ensemble de l’organisme à accepter les nouvelles contraintes (jamais réalisées à l’entraînement) que l’on va lui imposer pendant une durée relativement longue.

Cette expérience va consister à la réalisation de 630 km sur 9 jours soit une moyenne de 70 km/jours en commençant avec une durée de 3 heures 30 de course pour finir par 12 heures 30 le dernier jour. L’expérience va dont commencer 3 jours avant le départ de l’épreuve proprement dite. Les vitesses d’évolution devraient se situer entre 7.5 km/h et 10 km/h. C’est comme un échauffement pour bien s’acclimater, non pas à l’altitude, mais aux contraintes imposées à l’ensemble de l’être sur une durée qui peut être infinie.

 Le but de cette expérience est donc d’analyser l’évolution de l’ensemble de mes systèmes par mesures ou sensations et d’arriver à terme non pas fatigué, mais avec une force et un équilibre me permettant de poursuivre l’aventure et même de l’accentuer dans la contrainte, si cela était nécessaire.

Les différentes analyses vont principalement se concentrer sur les systèmes suivants :

Le système nerveux : Comment mes sensations, mes pensées et mes émotions vont-elles évoluer en fonction de l’évolution des contraintes ? Comment mon ressenti des douleurs va-t-il évoluer ?

Le système respiratoire : Comment ce système qui assure les échanges gazeux (Absorption de l’oxygène et élimination du dioxyde de carbone) va-t-il évoluer au fil des jours ?

Le système circulatoire : (ou cardio-vasculaire) Comment mon cœur, le moteur qui assure le transport des nutriments et approvisionne mon corps en oxygène, grâce aux multiples vaisseaux sanguins, va-t-il réagir au repos et à l’effort en fonction de la montée de la durée de l’effort ?

Le système digestif : comment ce système partant de la bouche jusqu’à la vésicule biliaire, en passant par l’estomac, les intestins, le foie et le pancréas va-t-il accepter de digérer les aliments, d’en extraire les nutriments et d’éliminer les déchets face à une absorption d’environ 2500 kcal au départ et 7500 kcal à la fin de l’expérience soit 3 fois plus ? Ayant une alimentation très basse en glucides (Pas de pain, pas de pâtes, pas de riz, pas de céréales, pas de plats industriels et bien sûr pas de gâteaux, chocolat ou sucre) et essentiellement en indice et charge glycémique basse, il sera intéressant d’observer l’efficacité de ma « chaudière » à graisses à oxyder les nutriments en énergie tout au long des journées qui ne manqueront pas de s’allonger progressivement.

Le système urinaire : Comment ce système chargé de filtrer le sang et d’éliminer des déchets par l’urine va-t-il évoluer dans le temps et au cours des différentes journées ?

Le système endocrinien : Comment l’ensemble de ses glandes, productrices d’hormones contrôlant entre autres, l’humeur et la faim va-t-il évoluer ?

Le système musculosquelettique : Comment les os, les cartilages, les muscles et les tendons vont-ils réagir ? La sensation de raideur musculaire va-t-elle suivre l’évolution, avoir une montée dissociée ou une stabilisation rapide ? J’ai prévu à chaque fin de journée des exercices musculaires afin de mesurer et d’apprécier l’évolution de la fatigue de ce système très important dans l’art de la course.

Le système lymphatique : (Ou système immunitaire) Il s’agira d’observer qu’au fil des jours, ce système qui assure la surveillance de l’organisme et assure la défense du corps contre les infections reste opérationnel et efficace.

Le système tégumentaire : Comment ce système qui assure une fonction sensorielle (sensation de chaleur), grâce à la peau et aux glandes sudoripares va-t-il réagir en courant en pleine chaleur sans que la vitesse diminue, et comment va évoluer la régulation thermique de l’organisme ?

Comment le sommeil, notre besoin essentiel pour reposer l’ensemble de ces systèmes va-t-il évoluer ?

Cette première expérience unique devrait être fantastique et m’apporter un enseignement incomparable. A moi d’être patient, réceptif, attentif, observateur, humble pour en tirer un maximum de leçons, apprendre et progresser encore et encore.

Je ne manquerai pas de vous faire part de mes observations.

A bientôt,

Louis


Lien vidéo ensemble des participants aux différentes courses de Policoro : https://www.facebook.com/luca.prete.79/videos/622649863209302

Lien vidéo course d’Annie et Louis – Les 10 jours de Policoro : https://www.facebook.com/luca.prete.79/videos/166280445832287


Les 10 jours de Policoro – Le 18 mars 2023 à 15h (J10)

Bilan des 10 jours de Policoro en Italie – Annie PARINGAUX et Louis FOUQUET

Nos deux Guérandais – vainqueurs des 10 jours de Policoro en Italie (Du 08 au 18 mars 2023)


Louis FOUQUET 🏃

1er au scratch et 1er homme de l’épreuve avec 1 178.938 km (1 094 tours). 🥇

– Meilleure performance française de tous les temps

– 3ème Meilleur performeur mondial de tous les temps de la catégorie M55 (55 ans et plus)

– 15ème Meilleur performeur mondial de tous les temps toutes catégories

– (Course sur route Label IAU : Meilleure performance mondiale de tous les temps catégorie M55 et 2ème meilleure performance mondiale de tous les temps toutes catégories)

Lien vidéo Louis : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6501878446510206&id=100000643448102


Annie PARINGAUX 🏃‍♀️

2ème au scratch et 1ère féminine de l’épreuve. 🥇 Avec 1 131.522 km (1 050 tours)

– Meilleure performance française de tous les temps

– Meilleure performance mondiale de tous les temps de la catégorie W55 (55 ans et plus)

– 7ème Meilleure performeuse mondiale de tous les temps toutes catégories

– (Course sur route Label IAU : Meilleure performance mondiale de tous les temps catégorie W55 et 3ème meilleure performance mondiale de tous les temps toutes catégories).

Lien vidéo Annie : https://www.facebook.com/pasquale.brandi.5/videos/3589078564661836


Tableau de classement 10 jours Policoro (sélectionner 10 GG au lieu de 6 GG) : https://www.icron.it/newgo/#/classifica/20232656

Cette course fait partie intégrante de la préparation de la « traversée du Canada » en duo homme/femme, soit plus de 5 600 km en moins de 55 jours, d’août à octobre 2023.

Vous pourrez prochainement découvrir le récit de Louis FOUQUET sur cette épreuve de 10 jours en Italie, vécue de l’intérieur.

Si vous partagez les valeurs qui sont les nôtres et que vous souhaitez soutenir ce projet, une cagnotte LEETCHI a été mise ligne. https://lnkd.in/d-Y3SkTE

Pour partager de plus près l’arrivée de Louis, ci-dessous le lien pour la vidéo https://www.facebook.com/Nespourcourir/videos/946688316501545

(Malheureusement, Annie ayant arrêté de courir avant le coup de sifflet final, nous n’avons pas de vidéo de son arrivée)

BRAVO et MERCI à tous les participants de la course de 10 jours de Policoro


Pour information, Championnat du monde GOMU et Championnat Italien IUTA

La French Team – 6 jours de Policoro :

– Cédric CHAUDET 16ème 647.661 km

– Jean-Louis VIDAL 23ème 581.257 km

– David LE BROCH 33ème 451.544 km

– Dominique ODOUARD 37ème 414.615 (Marcheur)

Les 17 jours de Policoro :

– Mireille CORMIER – 2ème au scratch et 1ère féminine : 1 003,282 km

UN GRAND MERCI EGALEMENT A PASQUALE BRANDI (Directeur de course) et à TONIA (son épouse)

Pasquale BRANDI – Organisateur et Directeur de course – Policoro

Les 10 jours de Policoro – Le 17 mars 2023 (J9)

Vendredi 17 mars, au terme du 9ème jour de course sur 10 ! (Par tranche de 24 heure à partir de 15h)

Belle journée dans l’ensemble, le vent est tombé, les températures restent fraiches à l’ombre et agréables au soleil, en fin d’après-midi, il fait vite froid.

A 15h, il restait donc 24 heures de course, les kilomètres sont longs…

Annie est à l’arrache pour terminer cette épreuve, elle a déjà le record du monde sur 10 jours de sa catégorie (W55) car le record toutes catégories est devenu inaccessible au vu de son état de fatigue d’aujourd’hui.

Quant à Louis, même s’il remonte bien, il se bat également pour arriver à battre le record du monde de sa catégorie sur 10 jours (1 128.150 km) et atteindre l’objectif qu’il s’était fixé.

Il ne faut pas rêver, c’est difficile pour tous les deux, ils doivent se battre et avancer avec leur physique et aussi leur mental en fin de course.

Classement vendredi 17 mars à 15h00 (au terme de 9 jours ou 216 heures de course)

– Annie, toujours en 1ère position, féminine et au scratch avec 1 081.308 km.

– Louis, toujours en 2ème position au scratch, et 1er homme avec 1 060.845 km.

Ils ne lâchent rien, ce sont des battants !!!

Ils ont tous les deux passé le seuil des 1 000 km. BRAVO car c’est déjà énorme !

Depuis le début de la course, ci-dessous les kilométrages journaliers de ces 8 derniers jours :

– Annie : J1 – 154 ; J2 – 133 ; J3 – 120 ; J4 : 123 ; J5 – 127 ; J6 – 111 ; J7 – 110 ; J8 – 101 ; J9 – 102

– Louis : J1 – 136 ; J2 – 109 ; J3 – 100 ; J4 : 107 ; J5 – 121 ; J6 – 121 ; J7 – 126 . J8 – 119 ; J9 – 122

Soyons tous avec eux pour les soutenir, ils en ont besoin !

Nous vous remercions tous pour votre soutien et vos encouragements. Ils ont de quoi s’occuper sur tout le chemin du retour à Guérande pour lire vos messages. Pour eux, MERCI !!!

Pour information, Championnat du monde GOMU et Championnat Italien IUTA

La French Team – 6 jours de Policoro – 17/03/2023 à 1h30 (après 5 jours et 1 heure ½ de course) :

– Cédric CHAUDET 17ème 562.194 km

– Jean-Louis VIDAL 22ème 492.189 km

– David LE BROCH 34ème 381.258 km

– Dominique ODOUARD 37ème 355.410 (Marcheur)

Cédric et Jean-Louis participent également aux 6 jours par équipe et se positionnent 4ème position avec un cumul de 1 057.614 km (sur 7 pays)

1/ Allemagne : 1 327.941 km

2/ Hongrie : 1 317.171 km

3/ Italie : 1 205.163 km

4/ France : 1 057.614 km

Une autre athlète marcheuse se distingue également sur les 17 jours de Policoro.

Mireille CORMIER – 956.376 km à 18h00 – Très méritante également car toujours vaillante sur le parcours !

BRAVO LA FRENCH TEAM !

D’autres athlètes ont également pris le départ sur les 24 heures ce jour à 15h.

A bientôt pour des nouvelles de Policoro

Annie PARINGAUX
Louis FOUQUET

Les 10 jours de Policoro – Le 16 mars 2023 (J8)

Jeudi 16 mars, au terme du 8ème jour de course sur 10 !

Dès ce matin, le soleil a remplacé la pluie mais le vent est toujours là, et de plus, un vent de nord, vraiment froid ! Les températures sont plutôt de l’ordre de 12° avec un ressenti à 5°.

Annie et Louis se maintiennent et conservent leur avance sur les autres concurrents.

Hier soir, ils ont réduit leur journée pour la terminer à 19h30 au lieu de 21h30. En effet, Annie avait une belle inflammation à l’arrière de la cheville et Louis une petite douleur à l’arrière de la cuisse.

Je leur avais donc réservé un créneau chez le kiné (service prévu par l’organisation), séance d’une ½ heure à 19h30 (dernier rdv).

Aussi, ils ont ensuite dîné avant d’aller au lit et n’ont pas recouru afin de garder le bénéfice de cette séance.

Séance chez le Kiné

Classement mercredi 16 mars à 15h00 (au terme de 8 jours ou 192 heures de course)

– Annie, toujours en 1ère position, féminine et au scratch avec 978.993 km.

– Louis, toujours en 2ème position au scratch, et 1er homme avec 939.144 km.

Depuis le début de la course, ils ont parcouru par jour sur ces 8 derniers jours :

– Annie : J1 – 154 ; J2 – 133 ; J3 – 120 ; J4 : 123 ; J5 – 127 ; J6 – 111 ; J7 – 110 ; J8 – 101

– Louis : J1 – 136 ; J2 – 109 ; J3 – 100 ; J4 : 107 ; J5 – 121 ; J6 – 121 ; J7 – 126 . J8 – 119

Ils sont toujours aussi incroyables et s’accrochent car il savent qu’il leur reste moins de 2 jours maintenant !

De plus, je vous avais parlé d’un éventuel cadeau, la cerise sur le gâteau, à la fin de l’épreuve : nous croisons les doigts mais c’est un titre à leur portée vu le chemin parcouru depuis le début de l’épreuve :

– Pour Annie : Record du monde femme sur 10 jours

(Soit, la meilleure performance mondiale femme de tous les temps, + de 1 192.156 km, record actuellement détenu par l’Australienne Annabel HEPWPORTH (W45) à Phoenix (USA) en 2020)

– Pour Louis : Record du monde homme (M55) sur 10 jours – (55 ans et +)

(Soit, la meilleure performance mondiale homme de tous les temps de cette catégorie, + de 1 128.150 km, record actuellement détenu par l’Allemand Achim HEUKEMES à New-York (USA) en 2008)

Ils continuent de tout donner pour battre ce record, Louis calcule régulièrement la faisabilité de ces records, presque à chaque tour, il s’arrête devant le tableau des temps et cogite afin de guider Annie dans son organisation de course !

Pour information, Championnat du monde GOMU et Championnat Italien IUTA

La French Team – 6 jours de Policoro – 16/03/2023 à 16h30 (après 4 jours et 1 heure ½ de course) :

– Cédric CHAUDET 17ème 450.186 km

– Jean-Louis VIDAL 25ème 394.182 km

– David LE BROCH 33ème 319.869 km

– Dominique ODOUARD 36ème 302.637 (Marcheur)

Ils ont grapillé quelques places, BRAVO à eux !

D’autres athlètes ont également pris le départ de nouvelles courses ce jour :

– Les 6 heures

– Les 48 heures

– Les 100 miles

A bientôt pour des nouvelles de Policoro


Les 10 jours de Policoro – Le 15 mars 2023 (J7)

Mercredi 15 mars, au terme du 7ème jour de course sur 10 !

Après une matinée relativement clémente, un après-midi plus difficile avec une météo perturbée avec quelques averses et beaucoup de vent. Les températures sont plutôt de l’ordre de 13°.

Annie et Louis sont légèrement moins en forme aujourd’hui même s’ils cumulent les kilomètres.

Pour Annie, cela devient un peu dur et long, quant à Louis, il était très bien hier et a fait une belle journée de course. Le grand vent leur rend la vie plus difficile !

Classement mercredi 15 mars à 15h00 (au terme de 7 jours ou 168 heures de course)

– Annie, toujours en 1ère position, féminine et au scratch avec 877.755 km.

– Louis, toujours en 2ème position au scratch et 1er homme, juste derrière Annie avec 820.614 km.

Depuis le début de la course, voici les kilométrages journaliers effectués au cours de ces 7 derniers jours :

– Annie : J1 – 154 ; J2 – 133 ; J3 – 120 ; J4 : 123 ; J5 – 127 ; J6 – 111 ; J7 – 109

– Louis : J1 – 136 ; J2 – 109 ; J3 – 100 ; J4 : 107 ; J5 – 121 ; J6 – 121 ; J7 – 125

(Nette amélioration pour Louis sur les derniers jours après des premiers jours difficiles, à cause d’un manque de sommeil)

Ils sont toujours dans la course pour essayer de ramasser un cadeau en fin de course, nous en reparlerons dans 3 jours !

Nous allons maintenant vous préciser l’organisation d’une journée de coureurs Guérandais sur une course de 10 jours et notamment à Policoro :

– 03h00 : Réveil – Lever (Dur de sortir du lit)

– 03h30 : Départ sur le parcours après un petit encas.

– 06h00 : Petit ravitaillement chaud au bungalow (Potage ou purée avec Bolognaise et gruyère râpé, Café).

– 08h00 : Petit Déjeuner au bungalow (Café, croissant (au chocolat ou à la crème), brioche, jus de fruits, œufs brouillés avec jambon blanc italien et fromage, pain grillé/beurre/confiture, fruits)

– 13h00 : Repas de l’organisation (très souvent à base de pâtes)

– 15h00 : Café et dessert au bungalow (Yaourt, compote, fruit, brioche, et prochainement pain perdu)

– 17h30 environ : Café et petit encas au choix au bungalow

– 19h30 – 20h00 : Diner de l’organisation (toujours et très souvent à base de pâtes)

– 21h30 : Arrêt de la course du jour (Douche, soins éventuels, massage, camomille)

– Entre 22h et 22h30 : Dodo dans les bras de Morphée (peut-être) (Heureux de retrouver le lit)

– Toute la journée : Ravitaillement dans la jardinière devant le bungalow.

Bien entendu, entre tout cela, ils courent …


Les 10 jours de Policoro – Le 14 mars 2023 (J6)

Mardi 14 mars, au terme du 6ème jour de course sur 10 !

La météo est bonne entre soleil et nuages et une température de 17° .

Nos deux Guérandais poursuivent leurs efforts pour avancer sur ce parcours sans fin pour l’instant et qui ne se terminera que le samedi 18 mars à 15h00 ! Ils vont plutôt bien même si la fatigue s’accumule, le moral est bon. En effet, à 15 heures ce jour, il ne reste « que » 4 jours de course.

Classement mardi 14 mars à 15h00 (au terme de 6 jours ou 144 heures de course)

– Annie garde la 1ère place féminine et au scratch avec 767.901 km.

– Louis est dorénavant 1er homme et en 2ème position au scratch, juste derrière Annie avec 694.665 km.

Ils se battent comme des diables nos Guérandais et donnent le meilleur d’eux-mêmes.

Pour information, au moment où je publie ce message, nos deux athlètes ont dépassé les 700 km.

Autre information :

Championnat du monde GOMU et Championnat Italien IUTA

La French Team – 6 jours de Policoro – 14/03/2023 à 15h23 (après 24 heures et 23 minutes de course) :

– Cédric CHAUDET 18ème 252.018 km

– Jean-Louis VIDAL 28ème 215.400 km

– David LE BROCH 33ème 185.244 km

– Dominique ODOUARD 38ème 165.858 km (Marcheur)

A 15h30 ce jour, à Policoro, les deux courses (6 jours et 10 jours) sont menées au scratch par des femmes (Photos ci-dessous) :

– Course de 6 jours : Victoria Brown, 1ère avec 363.928 km en 48 heures

– Course de 10 jours : Annie PARINGAUX, 1ère avec 767.901 km en 6 jours, soit 144 heures

Course de 10 jours : Annie PARINGAUX, 1ère avec 767.901 km en 6 jours, soit 144 heures (Temps intermédiaire)

Course de 6 jours : Victoria Brown, 1ère avec 363.928 km en 48 heures (Temps intermédiaire)


Les 10 jours de Policoro – Le 13 mars 2023 (J5)

Lundi 13 mars, au terme du 5ème jour de course sur 10, la moitié de la course !

La météo est belle avec soleil et ciel bleu avec une température de 17° à l’ombre.

Nos deux Guérandais vont bien, ils ont le moral car ils ont atteint la moitié du temps de course !

Il sont vraiment incroyables car je peux vous dire que ce n’est pas facile de tourner sur un boucle de 1077 m pendant 5 jours, soit 610 tours pour Annie et 532 pour Louis (à 15h00). Et ce n’est pas fini !

Classement lundi 13 mars à 15h00 (sur 120 heures de course)

  • Annie garde la 1ère place avec 656.970 km, soit dans le haut de l’objectif
  • Louis est remonté à la 3ème place au scratch et 2ème homme avec 572.964 km, il poursuit bien sa remontée !

Bravo à tous les deux !

Annie PARINGAUX et Louis FOUQUET
Annie PARINGAUX
Louis FOUQUET

Les 10 jours de Policoro – Le 12 mars 2023 (J4)

Dimanche 12 mars, au terme du 4ème jour de course.

Le temps s’est rafraichi après une grosse pluie d’orage ce midi. Le temps reste frais et gris, mais de bonnes conditions pour les coureurs.

Quant à nos deux Guérandais, Annie se maintient en forme et Louis va un peu mieux après une meilleure nuit (Une bonne infusion de camomille avant d’aller au lit hier soir).

Classement dimanche 12 mars à 15h00

– Annie garde la 1ère place avec 529.884 km, soit dans le haut de l’objectif

– Louis maintient sa 4ème place avec 452.340 km, toujours dans l’objectif bas mais il remonte doucement.

Le circuit est dorénavant plus fréquenté car 48 coureurs de la course des 6 jours sont arrivés en pleine forme sur le parcours.


Les 10 jours de Policoro – Photo souvenir – Le 12 mars 2023 (J4)

De Gauche à Droite:

Pasquale BRANDI : Organisateur de « l’Ultra Marathon Festival » et du Championnat du Monde GOMU 2023 de 6 JOURS de course sur route à Policoro en Italie

Yiannis KOUROS : Vice-Président du GOMU (Global Organization of Multi-day Ultramarathoners), (Grec – Australien), parfois appelé le « Dieu courant » ou le « successeur de Phidippidès », la légende de l’ultrafond. Il est détenteur d’un grand nombre de records du monde en ultrafond, du 1000 km au 1000 miles et du 48h au 6 jours ainsi que du Spartathlon en 20h25’(245 km).

Louis FOUQUET : Coureur et entraineur en ultra-endurance. Président de l’Association « Nés pour courir ».Organisateur de la « Traversée du Canada en courant en duo homme-femme en moins de 55 jours » (avec Annie PARINGAUX) de août à octobre 2023.


Les 10 jours de Policoro – Le 11 mars 2023 (J3)

Samedi 11 mars, au terme du 3ème jour de course.

Le temps est couvert mais les températures sont favorables à la course à pied.

Après un repos de 21h30 à 03h30 du matin, il était l’heure de se remettre sur les rails et reprendre le parcours, en marchant tout d’abord afin de réveiller le corps, puis en courant.

Dans la matinée, Louis a dû faire de petites siestes afin d’éviter de s’endormir en marchant. Il a du mal à résister au sommeil et n’a pas d’énergie. Malgré la fatigue, il a du mal à dormir. Sinon, Annie va mieux, elle avance bien !

Classement samedi 11 mars à 15h00

Annie occupe la 1ère place avec 407.106 km, soit dans le haut de l’objectif

Louis est en 4ème place avec 345.717 km, soit dans le bas de l’objectif.

Comme nous vous l’avons indiqué, les courses de Policoro ne s’arrêtent pas à la course de 10 jours.

Actuellement, sur le parcours, trois courses sont en cours, pour toutes, l’heure butoir est le samedi 18 mars à 15h00 :

– Les 17 jours de Policoro

– Les 10 jours de Policoro

– Les 1000 miles (1609 km)

D’autres courses vont venir se joindre aux coureurs actuellement sur le parcours

– Les 6 jours

– Les 48 heures

– Les 100 miles (160.900 km)

– Les 100 km

– Les 24 heures

– Les 6 heures

– Les 43 km

De nombreuses nationalités sont représentées sur l’ensemble des épreuves :

Allemagne – Argentine – Autriche – Belgique – Brésil – Bulgarie – Chine – Espagne – Etats-Unis – Hongrie – Italie – Finlande – France – Pays-Bas – Philippines – Pologne – Suède – Suisse – Roumanie – Royaume-Uni.

Pour la France, sont inscrits sur les épreuves :

– Mireille CORMIER sur les 17 jours

– Annie PARINGAUX et Louis FOUQUET sur les 10 jours

– Cédric CHAUDET, David LE BROCH, Dominique ODUARD et Jean-Louis VIDAL sur les 6 jours.

A l’occasion du championnat mondial des 6 jours, sera également présent, en tant que Vice-Président du GOMU (Global Organization of Multi-day Ultramarathoners), Yiannis KOUROS (Grec – Australien), parfois appelé le « Dieu courant » ou le « successeur de Phidippidès », la légende de l’ultrafond. Il est détenteur d’un grand nombre de records du monde en ultrafond, du 1000 km au 1000 miles et du 48h au 6 jours ainsi que du Spartathlon en 20h25’(245 km).

Concernant le secret de son succès, il affirme :

« Lorsque les autres personnes sont fatiguées, elles s’arrêtent. Moi, je ne m’arrête pas. Je prends le contrôle de mon corps avec mon esprit. Je lui dis qu’il n’est pas fatigué et il m’écoute. »

Ce n’est, malgré tout, pas toujours facile à mettre en œuvre !


Les 10 jours de Policoro – Le 10 mars 2023 (J2)

Nous sommes le vendredi 10 mars, 48 heures de course sur les 10 jours de Policoro en Italie.

La météo est belle, voir même chaude pour les coureurs car il faisait 22° (à 15h) et tout comme hier, le vent s’est levé et les températures sont ensuite redescendues.

Après une nuit un peu courte et hachée, nos coureurs ont repris la route à 03h30 ce matin.

La matinée a été très difficile pour Louis à cause d’un manque de sommeil récupérateur. Annie quant à elle, est ennuyée par quelques soucis gastriques.

Une petite sieste vers 15h00 est la bienvenue pour nos deux Guérandais, bien sûr toujours trop courte !

Classement vendredi 10 mars à 15h00

Annie,1ère place avec 286.48 km, soit dans l’objectif haut

Louis, 4ème place avec 244.48 km, soit plutôt dans l’objectif bas

(Classement provisoire car sur les 8 jours restants, tout peut arriver !)

Parlons un peu de POLICORO

Policoro – Province de Matera – Région de Basilicate

(provient du grec italique médiéval « poly-chiroi » signifiant « plusieurs villages »), est connue dans l’Antiquité sous le nom d’Héraclée de Lucanie, rendue célèbre par la bataille qui opposa Pyrrhus 1er et les Tarentais aux Romains en 280 av. notre ère.

Etant sur la côte Ionienne, Policoro est très connue pour sa faune et sa flore. Site protégé par le WWF (Fonds mondial pour la nature), des tortues marines viennent y déposer leurs œufs sur les plages.

C’est également une région riche en fruits, oranges, kiwis, olives, fraises, cerises, poires…

A proximité de la zone maritime, une forêt appelée « il bosco Pantano » abrite une flore caractéristique des climats méditerranéens humides, dits de « type pontique » du littoral ionien.

Policoro est l’un des plus grands centres balnéaires de la région.


Les 10 jours de Policoro – Le 09 mars 2023

Nous sommes le jeudi 9 mars, voilà 24 heures que nos Guérandais ont pris le départ des 10 jours de Policoro en Italie. La météo est plutôt correcte avec un peu de soleil mais le vent s’est levé ces dernières heures, la température est bonne (20° à 15h00).

Il est toujours difficile de se lancer sur une course de 10 jours sur circuit. En effet, il n’y a pas la variété des paysages comme une course sur route ou dans un trail, le circuit de 1077 m devient répétitif et demande à ce que le coureur se mette dans sa bulle en essayant de s’évader vers d’autres contrées, et se plonge dans ses pensées. Savoir que cela va durer 10 jours est toutefois assez déconcertant…

Sur ces premières 24 heures, Annie et Louis se sont arrêtés pour la nuit de à 21h30 à 03h30 du matin pour une bonne nuit après une douche et un petit massage afin de récupérer pour tenir les 10 jours.

Au terme de ces 24 heures, soit jeudi à 15h00, une petite pause d’un quart d’heure pour profiter d’une sieste ou d’un moment de répit.

Classement jeudi 9 mars à 15h00 (24 heures de course)

Annie occupe la 1ère place avec 154.011 km, soit dans l’objectif haut

Louis est en 4ème place avec 135.702 km, soit dans l’objectif intermédiaire

(Ces places peuvent rapidement changer en fonction des temps de repos de chacun.)

En tout cas, il leur en faut du courage pour tourner en rond ainsi dans les allées du camping pendant des jours.

Bon courage à eux, nous sommes tous avec eux car la route est longue !


Les 10 jours de Policoro – Le départ du 08 mars 2023 (J1)

Aujourd’hui, mercredi 8 mars 2023 (journée de la Femme), à 15 heures, nos deux Guérandais, Annie PARINGAUX et Louis FOUQUET ont pris le départ de la course des 10 jours à Policoro en Italie, la fin de cette course est prévue le samedi 18 mars à 15 heures.

La météo est clémente. Sur la course des 10 jours, il y a 10 participants, (8 hommes et 2 femmes), chacun part à son rythme avec des temps de course et de pauses libres.

L’objectif est d’avoir une expérience de plus tout en essayant de faire un maximum de km par rapport à ses propres capacités.

En parallèle de cette course de 10 jours, se courent actuellement, une course de 17 jours ainsi qu’un 1000 miles.


Les 10 jours de Policoro – Du 08 au 18 mars 2023

Les courses horaires ou de distance à pied sont des épreuves d’ultramarathon qui se déroulent sur route (Sur un circuit, le plus souvent une boucle mesurée d’environ 1 km) ou sur piste.

Elles se répandent à partir des années 1870 et deviennent très populaires pour voir certaines épreuves de 6 jours accueillir jusqu’à 70 000 spectateurs. On en est bien loin aujourd’hui.

Lors de ces manifestations, les épreuves de durée commencent généralement à 6 heures, puis 24 heures, 48 heures, 6 jours qui est l’épreuve phare, 10 jours, 15 jours ou 17 jours suivant les cas. Pour les distances, nous avons les 100 km, les 100 miles, les 1000 km à finir en moins de 10 jours et les 1000 miles (1609 km) à finir en moins de 15 jours ou 17 jours suivant les sites.

Dans cet esprit, il existe à NEW-YORK, la course Self-Transcendence 3 100 mile, qui est la plus longue course à pied reconnue au monde sur un circuit de 883 ml dans le quartier du Queens soit 4989 km, ce qui représente 5649 tours autour d’un pâté de maisons et d’un espace vert.

Ces épreuves permettent d’établir des classements officiels et de se mesurer aux autres à des endroits différents de la planète. En EUROPE, vous pouvez courir à VALLON-PONT-D’ARC pour les 6 jours de FRANCE, à BALATONFÜRED en HONGRIE, à ATHENES en GRECE ou à POLICORO en Italie. Hors EUROPE, il y a NEW-YORK, PHOENIX, AUGUSTA au ETATS-UNIS ou ADELAÏDE en AUSTRALIE pour ne citer que les circuits les plus connus.

Ces épreuves sont l’occasion pour les participants de vivre une aventure intérieure intense en emmenant leur corps, leur cœur et leur esprit, ensemble, le plus loin possible dans leurs capacités d’endurance et en repoussant toujours plus loin les frontières de l’impossible. Ces courses ressemblent souvent à un condensé de vie, où tous les sentiments, les émotions, les douleurs, les peines, les joies, les souvenirs, les pensées, les sensations s’entremêlent, s’entrechoquent, se succèdent à tour de rôle, pour laisser irrémédiablement un souvenir indélébile au corps, au cœur et à l’esprit.

Afin de peaufiner notre préparation pour notre grande traversée du Canada, nous avons choisi cette année le 10 jours qui nous permet d’envisager un record du monde toutes catégories pour Annie, tout en annulant la pression d’une distance absolue à réaliser si près d’une autre grande aventure. Pour POLICORO, le circuit sera d’une distance de 1077.64 m à parcourir le plus grand nombre de fois en 10 jours. Ces épreuves restent dans tous les cas, un immense laboratoire d’expériences pour tous les coureurs (ses) qui souhaitent grandir dans le monde exigeant de l’ultra-distance. Ce n’est qu’en allant se confronter à soi-même dans l’infini de la distance et du temps que l’on peut le plus souvent se découvrir et poursuivre notre quête de connaissances sur soi, les autres et le monde dans son ensemble.

Photo : Entrée Policoro-Village (où se déroule la course) avec Pasquale BRANDI, Organisateur de la course.


Semaine 06-2023 (S – 27 avant le départ)

A moins d’un mois de notre RDV de POLICORO, les nouvelles sont mitigées. En effet, Annie a contracté une douleur en bas de la fesse gauche, ce qui ressemble à une élongation du grand fessier, ce qui n’est pas très grave en soi et peut se résorber rapidement. Mais comme Annie est « très dure au mal », elle est capable d’accepter une dose de douleurs et d’inconfort très importante, on espère que ce n’est pas une tendinite du moyen fessier, ce qui serait un peu plus problématique. Elle continue son activité en pratiquant la marche et toutes les activités qui ne lui occasionnent pas de douleurs. Je lui ai proposé des séances de photobiomodulation à base d’une technique d’exposition à une lumière froide et pulsée, afin de régénérer les cellules musculaires endommagées.

En effet les muscles de la fesse et notamment le muscle grand fessier (le muscle le plus gros et le plus puissant du corps) et le moyen fessier sont impliqués dans l’équilibre et la rotation du bassin, ils permettent les mouvements des cuisses et des jambes. Ces muscles sont particulièrement actifs lors de la course et extrêmement sollicités. Lorsque l’homme (homo erectus) s’est redressé pour devenir un bipède voilà près de 2 millions d’années, le développement des muscles fessiers a été un facteur important pour faire de l’homme, un coureur. D’ailleurs, beaucoup de blessures de coureurs dans la partie basse du corps, comme les douleurs au niveau des genoux, ont comme origine une faiblesse des muscles fessiers. Il est donc important de les développer afin qu’ils conservent un équilibre avec le reste du corps. Pour les coureurs à pied, les Hip Thrust ou extension de hanche (relevé de bassin au sol ou sur un banc) restent les meilleurs exercices pour muscler ses fessiers et ainsi améliorer son économie de course.

On croise les doigts pour l’amélioration et la disparition rapide de la douleur. La durée des sorties va de toute façon diminuer progressivement en vue de notre premier objectif de l’année.

A bientôt pour des nouvelles qui je l’espère seront meilleures.

Louis


Semaine 04-2023 (S – 30 avant le départ)

Côté préparation des coureurs pour POLICORO (J-38), pas de nouvelles particulières, la préparation suit son cours. Ce dimanche, nous avons profité d’une journée fraiche mais sans vent pour faire une sortie mi-trail, mi-route de 2h30 sur les chemins de la côte sauvage (GR34) « Le Pouliguen – Batz-sur-Mer – Le Croisic » en compagnie de coureuses et coureurs du PGAC Herbignac.  

Concernant la préparation de notre expédition au Canada, nous avançons sur la logistique de l’opération, à savoir :

  • Réservation des billets d’avions : Départ le 15 août 2023 : Nantes – Paris – Vancouver et retour le 20 octobre 2023 : Montréal – Paris – Nantes.
  • Réservation du véhicule d’accompagnement et d’assistance, un camping-car C-30 d’une capacité de 6 personnes (Pris à Vancouver et restitué à Montréal)
  • Mise en place d’une couverture assurance pour un voyage en toute sérénité auprès d’Europ-Assistance
  • Elaboration de la maquette des maillots de course et du panneau de présentation de la course.
  • Finalisation du parcours que vous pourrez bientôt voir sur le site (Xavier SERVEL et Michel DENIÉ)
  • Lancement de la cagnotte en ligne auprès de Leetchi dans l’espoir de compléter notre budget. N’hésitez pas à nous soutenir, votre aide nous sera précieuse. Lien ci-dessous :
  • http://www.leetchi.com/c/traverser-un-continent-a-pied-en-duo-femme-homme-le-canada

A bientôt pour la suite de notre préparation,

Louis


Nous sommes à moins de 8 mois (J – 219 jours. Le samedi 14 janvier 2023), de notre grand projet d’ultra-endurance, la traversée d’un continent à pied. C’est l’expérience ultime pour explorer au plus profond de nous-mêmes, dans les moindres recoins de notre être, nos capacités physiques et psychologiques, ainsi que nos facultés d’adaptation à un effort de très longue durée, dans un domaine où nous sommes performants depuis des millions d’années : « La course d’endurance ».

Depuis le mois de novembre 2022, nous vous transmettons régulièrement des informations sur notre préparation à ce projet hors normes.

Il s’agit de décrire les données techniques, les éléments fondamentaux, les réflexions, le suivi de la préparation, etc. qui ne manqueront pas de jalonner notre préparation finale qui nous mènera petit à petit vers le départ de cette aventure, le mardi 22 août 2023, à 5 H 00 du matin au bord de l’océan Pacifique et au pied de la statue INUKSHUK du parc STANLEY à VANCOUVER.

Ces informations seront aléatoires, en fonction des évolutions qui ne manqueront pas d’apparaître au cours de cette route d’approche vers l’objectif principal.

N’hésitez pas à nous faire partager vos réflexions et autres commentaires sur notre préparation.

Comme on le dirait au moment de prendre la route, c’est parti !


Semaine 02-2023 (S – 32 avant le départ)

Le début de cette année 2023 est resté conforme à la fin d’année 2022, avec une météo difficile, ponctuée le plus souvent, de vent et de pluie. Les résultats d’ensemble restent donc stables, sans amélioration notable, mais les sensations restent bonnes dans l’ensemble. Ils nous restent 7 semaines de préparation avant les « 10 jours de POLICORO en Italie ».

Ces 10 jours seront une étape importante dans l’année avec un double objectif : Atteindre les objectifs de performance visés, tout en ressortant de cette épreuve sans blessure et sans trop de fatigue afin de poursuivre sereinement la préparation de notre transcontinentale.

Les objectifs de performance visés sont clairement déterminés et toute la stratégie sera dirigée vers ces objectifs. Ce sera sans aucun doute la dernière occasion de les réussir.

Les objectifs de performance à POLICORO sont doubles pour Annie :

  • Meilleure performance de tous les temps sur 1000 km soit moins de 184 h 08’ 37’’
  • Meilleure performance de tous les temps sur 10 jours soit plus de 1192,156 km

Pour moi, il s’agira d’établir les performances suivantes :

  • 2ème performance de tous les temps dans la catégorie « M55 et plus » sur 1000 km soit en moins de 181 h 58’ 05’’
  • Meilleure performance de tous les temps dans la catégorie « M55 et plus » sur 10 jours soit plus de 1128,150 km et 5ème performance de tous les temps sur 10 jours soit plus de 1215,054 km

Pour réussir ces objectifs, nous espérons que la météo sera clémente et que la nourriture prévue par l’organisation sera cette année à la hauteur d’une épreuve aussi longue que difficile.

L’année dernière, le manque de nutrition pertinente avait entraîné une perte musculaire importante qui n’était peut-être pas étrangère à nos blessures de fin d’épreuve.

Pour l’instant, poursuite de la préparation en biquotidien.

A bientôt pour la suite de notre préparation,

Louis


Semaine 52-2022 (S – 34 avant le départ)

La semaine 51 a été plus difficile avec la remontée des températures accompagnée du vent et de la pluie. 7 séances sur 12 avec la pluie et le vent. Les résultats sont donc en stagnation, voire en léger retrait, dû à ces mauvaises conditions climatiques. La semaine 52, avec les fêtes de fin d’année sera donc une semaine de repos relatif, constituée d’une seule sortie journalière suivant les sensations du jour. Uniquement en endurance fondamentale ou en endurance active au gré des humeurs et des envies.

Pendant cette semaine 52 de congés, nous en avons profité pour nous inscrire aux 10 jours de POLICORO.

A partir de la semaine 01, à moins de 10 semaines de POLICORO, l’ensemble des zones travaillées (Endurance fondamentale-EF, endurance active-EA, et économie anaérobie-ECAN) se fera en continu progressif au cours de la sortie.

(EX : Pour le travail de l’ECAN, au lieu d’un travail en 3 fois 10’ après un échauffement de 30 à 40’, ce sera une accélération progressive pour arriver dans la zone avec un maintien en zone en fonction du ressenti, des conditions et de la forme du jour).

La sortie longue du dimanche augmente progressivement en temps tout en restant lente, (60 % de la FCR soit en bas de zone de l’EF) pendant 80 % du temps de la sortie. Les 20% de fin de sortie s’effectuant à la sensation en montant vers le haut de zone de l’EF (75 % de la FCR).

Voilà pour les nouvelles de fin d’année.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous et à bientôt,

Louis


Semaine 49-2022 (S-37 avant départ)

La progression se poursuit pour notre préparation en vue des 10 jours de POLICORO, dans 10 semaines et demie maintenant. (Départ de la course le 08 mars 2023 à 15 heures).

Pour Annie, faible progression générale (16.03/20 à son protocole), mais amélioration significative en endurance active et en économie anaérobie, avec surtout une forte progression en récupération après le travail dans ces zones.

Pour moi, forte progression entre la semaine 47 et la semaine 49 (Soit de 8.52 à 12.67/20 à mon protocole). Tous les feux sont donc au vert.

Pour la séance longue du dimanche 11 décembre, petite expérience pour voir les progrès à effectuer encore : 1ère heure à 116 de FC soit 60 % de la FCR (Fréquence basse de l’endurance fondamentale). Puis, tout au long de la sortie, conserver un rythme empêchant la dérive cardiaque et donc avec une FC constante à 116 moyen.

(1ère heure à 5’44’’ au km pour 116, puis 2ème heure à 5’33’’ au km pour 116 et 3ème heure à 5’36’’ au km pour 116).

Il y a encore des progrès à faire pour approcher de l’objectif des 5’13’’ au km sans dérive cardiaque à 116. On arrive déjà à conserver une allure à peu près constante sans dérive. Il ne reste plus qu’à hausser l’allure. On travaille là-dessus maintenant, afin d’être à 100 % à POLICORO.

Pour l’aventure canadienne, à 253 jours du départ, l’équipe est enfin constituée.

Annie PARINGAUX et Louis FOUQUET en tant que coureuse et coureur.

Catherine FOUQUET, David ANTOINE et Xavier SERVEL en tant qu’accompagnateurs pour l’assistance et la logistique.

Une équipe expérimentée qui se retrouvera dès le mois de janvier pour la préparation logistique de cette traversée continentale.

Bonne semaine à tous,

A bientôt pour des nouvelles fraîches,

Louis


Semaine 46-2022 (S-40 avant départ)

Bonne semaine pour Annie avec encore une progression dans toutes les zones de travail.

Pouls debout au repos à 50.27. (En 10 semaines, 6.73 de progrès presque linéaire, de 57 à 50.27 moyens).

Progrès également en endurance fondamentale basse, ainsi qu’en endurance fondamentale haute, avec un protocole qui monte à 16/20.

Enregistrement d’un progrès en endurance active après les 3 semaines de départ en stagnation lié au démarrage de cette allure, avec également un progrès sur la récupération post-travail de l’endurance active.

1er week-end en commun depuis juin 2022, où j’ai pu constater le bon retour au niveau d’Annie, conforme aux résultats des entraînements.

Séance du SAMEDI : 2 heures en endurance fondamentale dont 40’ en endurance active.

Séance du DIMANCHE : 3 heures en endurance fondamentale basse pendant les 2/3 de la séance puis accélération progressive vers l’endurance fondamentale haute, puis finition en endurance active.

Bonnes sensations pour nous trois (Avec Roland qui prépare les 24 heures de PLOEREN).

Bon équilibre et bonne disponibilité sur l’accélération en fin de séance.

Le niveau revient doucement et cela est de bon augure pour la suite de la préparation pour POLICORO, en mars 2023. (Début du 10 jours et du 1000 km, le 08 mars 2023).

Suite aux progrès d’Annie, adaptation du programme à partir de la semaine 47, avec l’ajout de la 1ère séance en phase III qui remplace une des trois séances en phase II (Endurance active), soit travail de l’économie anaérobie (85 à 95 % de la FCR) en fractionné de 3 fois 10’ avec 3’ de récupération pour commencer.

Les 2 séances restantes en phase II, soit l’endurance active passe en continu sur 30’, et 40’ sans repos actif en intermédiaire.

Bonne semaine à tous,

Je reste à votre disposition,

Et n’oubliez pas : courez et allez jouer dehors,

A bientôt pour le suivi de nos aventures,

Louis


Semaine 45-2022 (S-41 avant départ)

Voilà 21 semaines, soit 5 mois que nous avons terminé, Annie et moi, la MIL’KIL, épreuve de 1000 km au centre de la France en juin 2022. Suivant notre expérience, 5 mois nous permettent normalement de retrouver notre niveau d’avant course après une épreuve multi-jours de 6 à 9 jours.

Mais cette année, nous avions placé 2 multi-jours avec moins de 3 mois d’écart soit une récupération incomplète entre les deux. (1000 km de POLICORO en mars et MIL’KIL en juin).

Pour ma part, et suivant mon protocole de suivi de mon niveau, j’étais à 18.20/20 avant la première épreuve et seulement à 11.04/20, la veille de la deuxième épreuve, soit avec un niveau inférieur.

5 mois n’ont donc pas été suffisant pour remonter à notre meilleur niveau soit proche de 20/20 suivant chaque protocole pour Annie et pour moi. (Protocole défini à partir des multiples résultats des expériences de chacun en prenant en compte les sensations, les allures, la fréquence cardiaque ainsi que les résultats en compétition).

Annie est actuellement à 15.23/20 en semaine 44 sur son protocole de forme, soit 20 semaines après sa dernière épreuve, ce qui est de très bon augure. Elle sera sans doute revenue à son meilleur niveau avant la prochaine compétition et une gestion particulière sera à mettre en place afin qu’elle reste à son meilleur niveau sur une période sans doute d’environ 2 mois.

Actuellement, elle est en biquotidien, (Plus efficace que le simple quotidien, même avec une durée semblable), soit 9 sorties en endurance fondamentale (60 à 75 % de la FCR) et 3 sorties avec des périodes en endurance de base ou active (75 à 85 % de la FCR), dont 2 sorties longues de 2 heures et de 3 heures. A partir de la semaine 47, on intégrera 1 sortie avec de l’économie anaérobie (85 à 95 % de la FCR). Elle est en progression depuis une dizaine de semaines de façon presque linéaire, (3.15 à 15.23/20 en 10 semaines) et sa fréquence cardiaque au repos debout est presque revenue à son point initial (De 62 à 51.27 pour 49). Si à Noël, elle est revenue à son niveau initial, ce que laisse présager ses résultats, on engagera alors la préparation spécifique pour sa 2ème tentative du record du monde féminin du 1000 km en mars.

Pour ma part, cela a été une longue période d’inconfort et de douleurs sans sensations avec la hantise d’aller courir. (Syndrome de HAGLUND qui s’accentue et qui me fait boîter quotidiennement et me génère des douleurs importantes malgré mon habitude. C’est parfois difficile à vivre surtout quand en plus je ne suis pas en forme). En plaçant mes sorties pour aller travailler et revenir à la maison (12 km par trajet), cela m’a permis de tenir le coup sans me laisser le choix. (J’ai mis parfois 1h21’ pour faire le trajet aller en sachant que je dois arriver à 6h35’ au plus tard à l’entreprise. Aujourd’hui, je mets entre 1h 02’ et 1h 05’ avec bien sûr, la même zone de fréquence cardiaque).

Au moment où cela commençait à remonter (5.69/20) soit fin septembre (+ S14), j’ai eu le COVID qui m’a bien ramené en arrière (-3.03/20) et m’a replongé au fond du trou.

Et à force de patience et de persévérance, enfin le miracle, comme une grosse poussée au fond de la piscine, la semaine 45 (+ S21) a été une résurrection. 7 séances d’un autre niveau avec des sensations bien meilleures et des résultats qui ont bondis et qui sont encourageants. Je devrais finir la semaine au-dessus de 8 sur mon protocole. La remontée est en marche. 5 mois interminable, mais cela valait le coup. Il y a toujours le jour après la nuit. J’ai pleuré le 1er jour où cela a changé, le 09 novembre 2022.

Je me souviendrais de ce jour. Ce n’est pas tous les jours que l’on aperçoit la lumière au bout d’un tunnel surtout quand le tunnel est d’une longueur incroyable. Mais l’expérience m’a montré que l’après épreuve est toujours pour moi plus difficile que l’épreuve elle-même. J’essaie de rester positif face à ces douleurs, car je sais qu’elle développe ma capacité à résister à l’inconfort et ma capacité de résilience, 2 éléments essentiels en ultra-endurance. Mais quelles sensations de vivre quand tu reviens de l’enfer. Des émotions de dingue avec une intensité intérieure incroyable.

Je vais pouvoir recommencer à jouer avec mon équation à 3 bandes comme je l’appelle (Sensations, allure et fréquence cardiaque). Le jeu est toujours d’avoir le meilleur résultat possible et de battre son record à chaque sortie. Toujours à calculer et à s’adapter pour gagner quelques centièmes de points.

C’est ma façon de jouer depuis l’enfance. J’ai joué de la même façon dans mon métier quand j’étais sur les chantiers. 

Je vais bientôt pouvoir passer à l’endurance de base ou active comme Annie (Autour de 10/20 au protocole). Par contre la fréquence cardiaque au repos debout est encore haute. (65 après la MIL’KIL, 49.4 cette semaine pour 40 de base). Mais elle va descendre, maintenant que le corps, le cœur et l’esprit sont en phase.

Ces difficultés et ce COVID nous ont obligés à reporter notre projet de OFF, GUERANDE-PARIS soit 500 km en 5 jours prévu à la Toussaint.

Nous allons continuer notre progression le plus haut possible afin d’être prêts pour les 10 jours ou les 1000 km de POLICORO en mars 2023. Le choix n’est pas encore fait.

Reprise le week-end prochain (20 novembre) des sorties en commun avec Annie.

A bientôt pour de nouvelles infos.

Louis